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Régulation des Fintechs : La BCEAO presse les retardataires à se conformer

Auteur: Yandé Diop

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Face à la presse ce vendredi, le directeur national de la BCEAO pour le Sénégal a fait le point sur l’application de la réglementation en vigueur relative aux Fintechs. Entrée en vigueur le 23 janvier 2024, cette réglementation vise à encadrer les services de paiement électroniques dans l’espace UEMOA, notamment ceux offerts par les Fintechs. L’idée est, selon François Sène, de sécuriser les opérations et protéger les déposants.Selon le directeur, cette initiative s’inscrit dans une double logique : garantir la sécurité des fonds des usagers, en particulier ceux utilisant la monnaie électronique via les wallets et renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. « Le Sénégal, récemment sorti de la liste des pays à risque, se doit de maintenir un environnement financier rigoureux et transparent », dit-il.Il a, par ailleurs, rappelé qu’un délai initial de six mois, prolongé deux fois pour atteindre un total de 15 mois, avait été accordé aux acteurs pour se mettre en conformité. Néanmoins, à la date butoir du 30 avril 2025, une large majorité des Fintechs opérant au Sénégal, estimées à une centaine, ne disposaient toujours pas de l’agrément requis. Seules deux structures, PayDunya et Mikati, ont reçu leur agrément au terme du processus. « Nous ne pensons pas qu’il s’agit d’une résistance à la conformité », a indiqué le directeur national de la BCEAO. Et de préciser : «Les retards sont souvent liés à des insuffisances dans les dossiers ; gouvernance insuffisante, systèmes d’information peu résilients ou encore dispositifs de contrôle incomplets ». Toutefois, il s’est dit optimiste quant à la capacité des Fintechs à s’adapter rapidement, soulignant la montée en qualité des dossiers soumis récemment.La BCEAO a, par ailleurs, assuré un accompagnement étroit des acteurs à travers des réunions en visioconférence, des échanges individualisés et la mobilisation des partenaires bancaires pour faciliter la mise en conformité. « Ce que nous visons, c’est la responsabilité directe des Fintechs sur leurs opérations », a insisté le directeur. Interrogé sur le risque de perturbation de l’écosystème numérique, le directeur s’est voulu rassurant : « Il n’y aura pas de destruction de valeur. Ces startups sont solides et innovantes, et leurs partenariats avec les banques continueront à les soutenir. »
Auteur: Yandé Diop

Commentaires (1)

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    Djibril il y a 3 mois

    MERCI POUR LES PRECISIONS ET LA BONNE INFORMATION

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