Vendredi 21 Février, 2020 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
International

Damas emploiera ses armes chimiques en cas d'intervention

Single Post
Damas emploiera ses armes chimiques en cas d'intervention

La Syrie a reconnu pour la première fois lundi être en possession d'armes chimiques et menacé de les utiliser en cas d'"agression extérieure" tout en excluant de les employer pour mater l'insurrection contre Bachar al Assad. Le pouvoir syrien est engagé dans une vaste contre-offensive à Damas, que les insurgés ont attaquée le 15 juillet, et à Alep, la grande ville du Nord proche de la Turquie, où les rebelles ont ouvert un nouveau front en fin de semaine dernière. Depuis la mort de quatre des principaux responsables de son appareil de sécurité dans un attentat commis mercredi dernier, le président Bachar al Assad ne s'est plus exprimé en public. Le caractère chaotique de la situation sur le terrain a incité récemment les Etats-Unis et Israël à s'inquiéter ouvertement du sort de l'arsenal chimique syrien, l'Etat juif se disant même prêt à intervenir si des armes non conventionnelles devaient être transférées au mouvement chiite libanais du Hezbollah, allié de Damas. "Aucune arme chimique ou biologique ne sera jamais employée dans le cadre de la crise en Syrie, quelle que soit l'évolution de la situation", a affirmé lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Djihad Makdissi, lors d'une conférence de presse diffusée sur une chaîne de télévision d'Etat. "Ces armes sont stockées et sécurisées sous la supervision directe des forces armées et ne seront utilisées que si la Syrie fait face à une agression extérieure." Il semble que c'est la première fois que l'Etat syrien, non signataire de la convention sur les armes chimiques de 1992, reconnaît être en possession d'armes non conventionnelles. Djihad Makdissi a par ailleurs mis en garde contre la possibilité que des puissances étrangères fournissent à "des groupes terroristes" des bombes bactériologiques qui "pourraient être utilisées dans des villages pour pouvoir accuser ensuite les forces syriennes" La situation à Damas, où de violents combats opposent depuis plus d'une semaine les forces de sécurité aux rebelles, s'améliore et devrait revenir à la normale d'ici quelques jours, a-t-il par ailleurs affirmé. CONTRE-OFFENSIVE Outre la capitale syrienne, qui n'avait jamais connu de combats d'une telle intensité en 16 mois de contestation, la bataille fait rage près du siège des services de renseignement à Alep, plus grande ville de Syrie dans le nord du pays, et à Daïr az Zour, dans l'est. Lundi, les forces syriennes ont bombardé Alep et le quartier de Narh Aicha, dans le sud de Damas, faisant irruption dans des commerces et des maisons, avant d'y mettre le feu, rapportent des militants de l'opposition. Les insurgés ont pris dimanche une académie militaire à Moussalmiyeh, à 16 km au nord d'Alep. Ils ont capturé plusieurs officiers loyalistes tandis que d'autres ont déserté, selon le général Moustafa al Cheikh, qui a rompu avec le régime et a gagné la Turquie. A Alep, les habitants fuient les quartiers d'Al Haideriya, d'Hanano et de Sakhour, tenus par les insurgés et théâtres d'affrontements entre rebelles et forces de sécurité. Selon un combattant rebelle, Moustafa Mohammed, les insurgés ont détruit trois chars dans le quartier de Hanano. "Le régime se bat pour sa survie. Si Dieu le veut, d'ici la fin du ramadan, Alep sera entre nos mains", a-t-il dit. Barzeh, l'un des trois faubourgs du nord de la capitale soumis à des tirs d'hélicoptères, a été pris d'assaut dimanche par la 4e Division blindée de Maher al Assad, frère du président considéré comme l'intraitable garant de la fermeté du régime alaouite mis en place en 1970 par son père, Hafez. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), organisme d'opposants basé à Londres, a évoqué dimanche un bilan de 1.261 tués, dont 299 parmi les forces pro-Assad, dans toute la Syrie depuis dimanche dernier, ce qui fait de cette semaine la plus meurtrière d'un soulèvement pacifique puis d'un conflit qui ont fait 18.000 morts depuis la mi-mars 2011 selon l'OSDH. "NIVEAU IMMORAL" Réunis à Doha dimanche, les pays de la Ligue arabe ont exhorté le président syrien Bachar al Assad à quitter le pouvoir en échange d'une "sortie sûre". Ils ont par ailleurs appelé les opposants et les insurgés de l'Armée syrienne libre (ASL) à constituer un gouvernement de transition, a déclaré le Premier ministre du Qatar, le cheikh Hamad ben Djassim al Sani, lors d'une conférence de presse. Ces appels à la démission constituent "une ingérence flagrante" dans les affaires internes de la Syrie, a dénoncé Makdissi lundi. "Nous regrettons que la Ligue arabe se soit abaissée à ce niveau immoral envers un pays membre de cette institution au lieu d'aider la Syrie", a-t-il dit. L'Irak a estimé pour sa part qu'il revenait au peuple syrien de décider de son sort. "La délégation irakienne a émis des réserves. Ce n'est pas dans l'habitude d'une réunion ministérielle de demander à quelqu'un de partir", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ali al Dabbagh. La Ligue a promis le versement de 100 millions de dollars pour l'aide aux réfugiés syriens, dont le nombre pourrait atteindre 185.000 cette année selon le Haut Commissariat de l'Onu pour les réfugiés. L'Union européenne a renforcé de son côté son embargo sur les armes. La compagnie aérienne russe Aeroflot, qui assure quatre vols par semaine entre Moscou et Damas, a annoncé par ailleurs lundi qu'elle suspendrait ces vols à partir du 6 août en raison d'une chute de la demande.

Bertrand Boucey et Marine Pennetier pour le service français; édité par Jean-Stéphane brosse


liiiiiiiaffaire_de_malade

7 Commentaires

  1. Auteur

    Torodolondon

    En Juillet, 2012 (16:03 PM)
    Vive Bashar..que Dieu vous protege contre ces illuminatis
    • Auteur

      Vérité

      En Juillet, 2012 (16:10 PM)
      la guerre terroriste par procuration menée par washington en syrie

      l’assassinat terroriste à damas de trois personnes influentes du gouvernement syrien a eu lieu à l’intérieur du bâtiment de la sécurité nationale et ciblait une réunion du cabinet ministériel à laquelle le président syrien bachar al-assad était censé être présent lui aussi. l’assassinat a tué assef shawkat, le chef-adjoint des forces armées et le beau-frère d’assad, le ministre de la défense, dawould rajha et le chef de la cellule de crise, hassan turimani. le ministre de l’intérieur, mohammad shaar, le chef des services de renseignement, hicham bekhtyar et d’autres hauts responsables furent blessés.

      l’armée syrienne libre (asl) et liwa al-islam (la brigade de l’islam) ont tous deux revendiqué la responsabilité de l’attentat. l’asl affirme que de puissantes bombes avaient été placées grâce à des chauffeurs et des gardes du corps appartenant au cercle proche d’assad.

      un attentat à la bombe dans un centre aussi stratégique du régime baasiste n’aurait pas pu être perpétré sans un service de renseignement disposant d’une technologie très sophistiquée, de contacts et d’agents dûment formés. il est difficile de croire que cet attentat a pu se produire sans que les États-unis, la grande-bretagne et d’autres pouvoirs impérialistes européens qui dirigent l’insurrection en aient eu connaissance ou n’aient peut-être pas été de connivence active avec eux. la syrie actuelle est inondée d’armes ultra-perfectionnées et de formateurs militaires ainsi que d’agents secrets – financés à hauteur de centaines de millions par les États-unis, l’arabie saoudite, le qatar et la turquie.

      en tout état de cause, les innombrables déclarations faites par des personnalités politiques et militaires de premier plan – aux États-unis et en europe – montrent clairement que l’attentat est considéré comme un coup dur contre le régime assad arrivé opportunément.

      la grande-bretagne et la france ont hypocritement condamné l’attentat, mais ont immédiatement appelé à soutenir des sanctions contre la syrie sur la base du chapitre 7 de la charte de l’onu. les dispositions du chapitre 7 autorisent le recours à la force militaire et elles furent invoquées la dernière fois pour constituer la base d’une résolution de l’onu sur la libye ouvrant ainsi la voie à la guerre.

      le gouvernement américain n’a même pas pris le soin de feindre une opposition. le porte-parole du département d’etat, patrick ventrell, a dit, « les États-unis ne voulaient pas davantage d’effusion de sang en syrie. mais, nous soulignons toutefois que ces hommes étaient les principaux architectes de l’agression du régime d’assad contre le peuple syrien. »

      le président barack obama a carrément prévenu le président vladimir poutine que la russie finirait par se retrouver « du mauvais côté de l’histoire… parce que l’avenir de la syrie se fera sans assad. »

      les États-unis sont engagés dans une alliance de fait avec les islamistes droitiers. joseph holliday, un ancien officier du renseignement américain et travaillant maintenant pour l’institut américain pour l’étude de la guerre, a dit au new york times que l’utilisation efficace d’engins explosifs improvisés par l’opposition syrienne « repose en partie sur le savoir-faire des insurgés syriens qui ont appris à fabriquer des bombes alors qu’ils combattaient les troupes américaines dans l’est de l’irak ».

      outre les nombreux agents de la cia et les membres de l’ancien régime, le conseil national syrien (cns) et l’asl sont tous deux dominés par des groupes islamistes – les frères musulmans et des salafistes encore plus extrémistes. le magazine d’information allemand, der spiegel a interviewé cette semaine randa kassis, un membre du cns qui a admis, « la raison pour laquelle l’opposition n’a pas été en mesure de réaliser une avancée militaire est aussi partiellement due aux divergences insurmontables existant entre les combattants islamistes djihadistes et la majorité de la population. les groupes islamistes qui sont royalement financés et équipés par les États du golfe s’arrogent sans ménagement le pouvoir décisionnel. »

      il a poursuivi en disant, « dans les pays touchés par le printemps arabe, les américains ont placé leur argent sur les frères musulmans. ils croient qu’ils seront demain le pouvoir dominant et ils agissent en conséquence. »

      en suivant le schéma afghan, les terroristes d’hier sont transformés par washington en « combattants de la liberté » d’aujourd’hui qui sont montés contre le régime alaouite d’assad dans un conflit sectaire qui ne peut que conduire à un terrible bain de sang.

      de tels moyens délictueux sont indissociables des objectifs prédateurs de washington au moyen-orient. comme dans le cas de la guerre en libye, le discours démocratique et l’attitude consistant à se soucier des masses syriennes masquent le but d’asseoir l’hégémonie américaine sur le moyen-orient et ses vastes réserves pétrolières.

      l’attaque terroriste a été utilisée pour maximiser la pression sur la russie et la chine pour qu’elles soutiennent l’application du chapitre 7. moscou et beijing s’y refusent parce qu’ils comprennent que la chute d’assad entraînera son remplacement par un régime pro-américain, en privant la russie de son unique base militaire dans la région. ceci isolerait l’iran chiite tout en ayant très probablement pour conséquence une quelconque action d’israël contre le hezbollah au liban – en permettant aux États-unis de compter sur différents régimes sunnites amis et leur homme fort, israël, afin de garantir leur domination commerciale et militaire.

      le gouvernement obama ne verra toutefois pas ses objectifs entravés. ses responsables ont clairement fait comprendre qu’ils sont en guerre contre la syrie et qu’ils cherchent à évincer assad par tous les moyens nécessaires. hier, le new york times a cité des responsables chargés d’élaborer des plans d’urgence « pour un renversement du gouvernement syrien ». des allégations concernant un éventuel usage d’assad d’armes chimiques contre « les forces d’opposition et les civils » sont censées légitimer une action militaire par les États-unis et leurs alliés, israël, la turquie, l’arabie saoudite et le qatar. le times a rapporté que « des responsables du pentagone étaient en pourparlers avec des responsables de la défense israéliens quant à savoir si israël allait décider de détruire l’arsenal d’armes syrien… »

      alors que les États-unis poursuivent leurs ambitions néocoloniales, les populations au moyen-orient, en afrique du nord et en asie centrale sont contraintes de verser le prix du sang pour le droit des entreprises et des banques américaines de piller les ressources du monde afin que les ultra-riches continuent de vivre leur vie dans un luxe inimaginable.

      la guerre non déclarée des États-unis contre la syrie peut très rapidement céder le pas à une intervention militaire en agitant le spectre d’un conflit régional plus général et ciblant finalement l’iran en suscitant des hostilités sectaires entre les sunnites et les chiites partout au moyen-orient dont les conséquences sont potentiellement désastreuses.

      un rôle politique majeur est joué dans les intrigues des puissances impérialistes par les nombreuses tendances pseudo-gauches qui se sont rangées derrière l’opposition syrienne et qui qualifient de « révolution » la campagne militaire de cette dernière. ce n’est absolument rien de tout cela. la tâche de venir à bout du régime assad incombe à la classe ouvrière syrienne sur la base d’un programme internationaliste et socialiste. un soutien de l’opposition pro-impérialiste empêche un tel règlement de compte politique. l’intervention de washington, de londres et de paris en syrie se fait le plus directement par le biais de la direction bourgeoise du cns et de l’asl.

      la question brûlante qui se pose sur le plan international à la classe ouvrière est de créer un nouveau mouvement de masse antiguerre inspiré par une conviction profondément anti-impérialiste et socialiste. l’attitude cynique de se présenter comme les « amis de la syrie » par obama, cameron, merkel, hollande et leurs pairs doit être traitée avec mépris et combattue par une lutte unifiée des travailleurs et des jeunes contre l’ennemi commun. la revendication immédiate doit être : ne touchez pas à la syrie !
  2. Auteur

    Movez Foy

    En Juillet, 2012 (16:06 PM)
    Que Dieu nous protege contre les cons ...... (dixit Torodo)
    Auteur

    Bira

    En Juillet, 2012 (16:40 PM)
    Des Musulmans Sunnites qui s'allient avec le diable pour tué leurs frères musulmans Chiites
    Auteur

    Fitaw_makonen

    En Juillet, 2012 (16:46 PM)
    Oui Bira,

    Aucune analyse ne peut prétendre être complète si elle omet la rivalité entre les Chiites et les Sunnites. La grande MALÉDICTION des musulmans !

    Le but de la déstabilisation de la Syrie peut être évident ou équivoque mais il est certain qu’elle (cette déstabilisation) est axée principalement sur cette rivalité Chiites-Sunnites !

    Ceux qui "acceptent" cette division, dirigent les deux camps et poussent à la tuerie entre coreligionnaires ressemblent terriblement à des gens qui se fichent complètement de la religion! Installer la haine, la violence et la terreur partout dans le monde pour instaurer « un » Nouvel Ordre dont ils sont les suppôts semble être leur leitmotiv!

    Les chiites irakiens ont collaboré avec les occidentaux pour renverser Saddam. Les sunnites syriens se font aider par ces mêmes occidentaux pour éliminer Bachar ! Même Mr Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France dit « Ce qui se passe en Syrie, c’est une confrontation entre deux tendances de l’islam : les sunnites, représentés par l’Arabie saoudite et le Qatar, qui arment l’opposition, et les chiites, représentés par la Syrie et l’Iran. ».

    • Auteur

      Fitaw_makonen

      En Juillet, 2012 (16:48 PM)
      (suite)
      et pourtant les russes soutiennent le régime syrien parce que dit mr orlov : « nous voyons chez les sunnites les tendances les plus radicales de l’islam, les salafistes et les wahhabites, que nous avons combattus en tchetchenie. cela nous inquiete »
      a la place des occidentaux, je me méfierai de la façon désinvolte dont les uns se "laissent aider" pour le massacre des autres. il n’est peut être pas naïf de penser que cette tuerie facile ne peut déboucher que sur une prise de conscience « tardive » qui les soumettra complètement au nouvel ordre ou les unira définitivement face à l’unique ennemi : israël ! une réaction israélienne contre un usage « légitime » d’armes chimiques de la part de la syrie ou de hezbollah serait peut être un premier jalon. avant l’attaque contre l’iran qui semble se profiler ! sûr que cette attaque aussi profitera de la haine séculaire entre chiites et sunnites ! terrible !
      buju banton (que je salue au passage) aurait il raison?
    Auteur

    Da

    En Juillet, 2012 (17:31 PM)
    c'est une folie, les DRONES americains arrivent  :down:  :down:  :down:  :down: 
    Auteur

    Skrdj

    En Juillet, 2012 (17:35 PM)
    Attends que je rentre tranquillement au pays, on va tout droit vers un conflit mondial, bakhna dal.
    Auteur

    Packou

    En Juillet, 2012 (18:40 PM)
    en tout cas les premisces d'un conflit mondial se precisent de plus en plus. il sera devastateur et consacrera la CHINE enfin premiere puissance mondiale sur tous les plans et pour longtemps.

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

LES PLUS LUS

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email