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Politique

Révélations du parti socialiste : L'Etat aurait pu faire des économies de 300 milliards

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Révélations du parti socialiste : L'Etat aurait pu faire des économies de 300 milliards
Les socialistes sont convaincus que Me Wade et son régime sont entièrement responsables de la crise que traverse le Sénégal. Parce que, affirment Ousmane Tanor Dieng et ses camarades, une bonne gestion des deniers publics aurait permis d'économiser au bas mot 300 milliards pour satisfaire les besoins des Sénégalais. Le Parti socialiste qui appelle au sursaut et au redressement national, prône toujours la tenue des assises nationales contrairement à Me Wade qui prône un dialogue politique.

Dans ce que les socialistes appellent ‘une véritable crise’, Abdoulaye Wade et son régime portent, selon eux, l’entière responsabilité. ‘Leur responsabilité est d’autant plus engagée qu’après avoir mené notre pays à l’impasse, ils se révèlent incapables de trouver des solutions par des décisions audacieuses’, accuse le Bureau politique du Parti socialiste à l'issue de la réunion d'hier. A ce sujet, indiquent Ousmane Tanor Dieng et ses camarades, la décision de porter le nombre de ministres de 38 à 28, ‘qui a laissé intact le stock de ministres-conseillers, n’a qu’une valeur symbolique’. Au surplus, ajoutent-ils, ‘c’est une décision en trompe-l’œil qui ne s’est traduite par aucune économie budgétaire’.

A l’opposé de ces ‘mesurettes et des coups d’éclat qui sont la marque des démagogues’, les socialistes estiment qu'une meilleure gestion des biens et deniers publics au service ‘exclusif de l’intérêt général aurait permis de dégager des surplus ou économies budgétaires évalués, au bas mot, à 300 milliards de francs Cfa et qui pouvaient être plus utilement dépensés pour la satisfaction des besoins urgents et prioritaires des Sénégalais’.

De l'analyse du Ps, la situation de régression économique résulte d’un processus inquiétant de déséquilibre du cadre macro-économique caractérisé, entre autres, par une faible croissance économique, une inflation explosive, un déficit budgétaire préoccupant et un endettement intérieur ‘indigne d’un pays sérieux’. Les socialistes ne s’étonnent guère de cette situation avec un régime qui ‘privilégie un système de gestion sans rapport avec nos moyens et nos priorités ; un système caractérisé par un gaspillage révélateur d’un goût immodéré pour le lucre et pour le luxe’.

Ce gaspillage, indiquent les socialistes, est en priorité relatif au train de vie du chef de l'Etat ‘avec ses voyages incessants à bord d’avions affrétés à des montants faramineux et les libéralités distribuées à tout venant. A cela s’ajoutent les ressources allouées aux multiples agences comme l’Apix et l’Anoci, toutes logées à la présidence de la République avec des sur budgets et qui ne font l’objet d’aucun contrôle’. Selon toujours Ousmane Tanor Dieng et ses camarades, ce gaspillage concerne également le fonctionnement d’institutions coûteuses (le Craes, le Sénat) ‘dont la seule utilité est de récompenser des caudataires volubiles’. ‘Il y a aussi les dépenses de téléphone et de carburant, les loyers des logements conventionnés par l’Etat, l’ouverture tous azimuts d’ambassades et de consulats en vue de caser la clientèle politique, l’acquisition, dans des conditions opaques, de biens immobiliers pour nos ambassades, l’acquisition tous azimuts de véhicules de luxe, etc’, martèlent les socialistes qui indexent ainsi des ‘niches de gaspillage’ sur lesquelles Me Wade aurait pu appliquer des coupes drastiques afin de faire l’économie de plusieurs milliards nécessaires pour freiner le renchérissement du coût de la vie.

Le Ps fait noter que le train de vie ‘dispendieux’ du régime libéral, qui oblige l’Etat à vivre au-dessus de ses moyens, a entraîné une explosion des arriérés de paiement des factures des entreprises, menaçant ainsi leur survie et accentuant le chômage.

Devant la gravité de la crise et l’ampleur des attentes, les socialistes qui appellent ‘au sursaut et au redressement national’, affirment que des solutions ‘réelles et nouvelles’ sont indispensables. ‘Mieux, ces solutions existent. Elles doivent être le fruit de larges concertations afin de faire le diagnostic avant de proposer des remèdes efficaces. Ces solutions doivent avoir un impact immédiat sur le train de vie de l’Etat’. Et dans cet ordre d’idées, le Parti socialiste, qui reste convaincu que ‘seul un dialogue inclusif et direct’ pourrait permettre de trouver des solutions globales et efficaces à la crise actuelle, réaffirme la pertinence des Assises nationales auxquelles appelle le Front Siggil Senegal. Il invite, en conséquence, toutes les forces politiques, économiques et sociales sans exclusive à participer à ces concertations porteuses d’espoirs ‘afin de forger, dans le consensus, la force de l’élan nécessaire au redressement du Sénégal et à l’épanouissement des Sénégalais’. Une manière de prendre le contre-pied du chef de l’Etat qui préconise un dialogue politique et non des assises nationales.



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