Mercredi 13 Novembre, 2019 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Reportage

Merveilles et misères du tourisme en Casamance

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Merveilles et misères du tourisme en Casamance

La Casamance est une petite bande de terre qui porte le nom du fleuve majestueux qui la traverse. Elle est coincée entre l’océan atlantique, la Guinée-Bissau et la Gambie. La Casamance, c’est aussi le récit des gens qui y vivent. On y est fier de ses forêts luxuriantes et rivières majestueuses qui accordent au visiteur le sentiment de ne faire qu’un avec la nature. Mais du centre-ville de Ziguinchor aux plages de la basse-Casamance, les difficultés de la région préoccupent. Son économie est encore dominée par la pêche et l’agriculture. La Casamance est victime de sa réputation de « zone dangereuse ». Le secteur du tourisme y est moribond.

Voyage par la route : Ziguinchor - Dakar, odyssée d’une traversée pleine de péripéties

Les 450 kilomètres qui séparent Dakar et Ziguinchor peuvent être aisément franchis par voie maritime. Loin du confort et de la rapidité du bateau Aline Sitoe Diatta, la voie routière qui traverse la Gambie, elle, n’est pas de tout repos. Récit.

À Ziguinchor, une panne d’électricité plonge la rue déjà mal éclairée dans le noir le plus complet. Il est 1 heure du matin. Dehors, une forte pluie s’abat bruyamment sur le toit en taule de la case de notre hôte. L’appel reçu à 1h30 sonne le départ précipité : « Faites vite, le bus est déjà parti de Oussouye il y a trente minutes ! » Après une attente interminable sous la fine pluie de l’hivernage, le départ n’aura lieu qu’à 4h du matin. Nous l’ignorions encore, mais le voyage vers la capitale sur la route qui traverse la Gambie était alors destiné à s’étendre sur une durée cauchemardesque de 27 heures.

Aussitôt parti, aussitôt arrêté. 30 kilomètres plus loin, l’armée sénégalaise bloque la route à Bignona. « La route n’est pas sûre », nous informe-t-on. Les activités des rebelles sur le chemin de la frontière gambienne et la présence de bandits qui braquent les voyageurs ont incité les autorités à fermer, pour la nuit, la route qui traverse cette forêt. Difficile de fermer l’œil dans le brouhaha des passagers. Les 4x4 lourdement armés des forces sénégalaises qui passent en rajoute aussi. Nous reprendrons la route vers 7h, alors que les premiers rayons du soleil confirment la nuit blanche. Direction : la Gambie.

Retenus plus longtemps que normal à la frontière Gambienne, nous avons eu la surprise de constater que le bus a continué son chemin, nous abandonnant derrière et emportant toutes nos possessions. Tempérant notre confusion, un employé qui nous a attendus explique que le véhicule devait filer pour bien se positionner dans la file d’attente du bac du fleuve Gambie. Dans un enthousiasme incertain, nous traversons la frontière à pied. Du côté gambien, le manque de visa ne semble pas poser problème. Pour 3 000 francs Cfa, nos trois passeports seront tamponnés, nous dit-on en anglais. La procédure accomplie, nous devons trouver un taxi (que nous devons payer) qui nous conduira au bac. Coincé à quatre personnes sur la banquette arrière, notre chauffeur conduit d’une manière nerveuse. Il bifurque sans crier gare dans un chemin de campagne, évitant la route nationale et ses contrôles de police. La queue interminable de camions annonce notre arrivée au bac, où attendait effectivement notre transporteur et tous nos effets personnels.

Le bac est un système de traversier qui assure la liaison entre les deux rives du fleuve Gambie. L’attente légendaire au bac est un fait bien connu dans la région. Les bateaux, n’arrivent pas à satisfaire la demande ; ce qui provoque frustration et conflits entre voyageurs pressés à chaque embarquement. Dans la pollution et la poussière générée par le passage des voitures et camions, les vendeurs en tout genre tentent d’écouler leur marchandise auprès des passagers en transit. L’attente durera environ trois heures.

La traversée de la Gambie, qui devrait durer trente minutes n’eût été de l’attente au bac, se termine de manière brutale. À l’arrivée au Sénégal, la police nationale du village de Keur Ayib arrête les étrangers qui, comme nous, n’ont pas le visa nouvellement obligatoire. « Vous êtes en situation irrégulière au pays », nous apprend-t-on. « J’ai arrêté tous ces gens, Français, Espagnols, et Canadiens, ici-même. C’est pareil pour vous », nous indique le policier en nous brandissant une pile de dossiers de voyageurs arrêtés avant nous. Coincés au poste de frontière, abandonné par notre bus (dont il a fallu négocier le remboursement partiel de notre billet et même la récupération de nos bagages), nous voilà stoppé à mi-trajet.

Le soleil se couche sur Keur Ayib, petit village qui semble vivre au rythme des convois de voyageurs en provenance de Gambie. C’est la rupture du jeûne du Ramadan qui a commencé la veille. La route retrouve un calme désertique alors que la frontière s’apprête à se fermer pour la nuit. La journée se termine, et avec elle, nos espoirs de trouver un véhicule pour Dakar. Le voyage dure depuis déjà plus de 20h, mais il est encore trop tôt pour savoir si le pire est derrière nous. Arrivés à la gare routière, nos appréhensions se confirment : il n’y a plus de « Sept places » (véhicules interurbains rapides), nous devons prendre un minibus.

Bondé, le minibus s’avère être le moyen de transport le plus inconfortable qui soit. Roulant à une vitesse de tortue sur les routes de terre battue, les arrêts dans chaque village semblent s’éterniser en longueur. Le toit, conçu pour recevoir les bagages, accueille aussi quelques passagers et des animaux. Au milieu de la nuit, une chèvre trop turbulente a nécessité l’arrêt du véhicule pour la ligoter plus solidement. Ses cris paniqués ont rivalisé avec les bruits inquiétants de transmission du vieux Tata pour troubler les tentatives de sommeil. Le trajet malencontreusement choisi promettait de durer « au moins six heures encore », nous a ainsi horrifié une passagère, motivant notre décision de descendre à Kaolack pour tenter de trouver un « Sept places » en partance pour Dakar. Nous avons finalement atteint la ville peu avant minuit, abandonnant, sans tristesse, notre minibus toujours bondé. Dépossédé de tout l’argent comptant dont nous disposions, il a fallu parcourir la ville déserte pour trouver un distributeur bancaire, puis se rendre à la gare routière de Dakar, également vide de client. Épuisé, nous avons accepté la désavantageuse proposition de payer toutes les places du véhicule pour le faire partir tout de suite, au milieu de la nuit. Le trajet dure déjà depuis près d’une journée complète.

Le soleil n’est pas encore visible à l’arrivée, mais il ne saurait tarder. Déjà, la ville commence à s’animer, puisque la première prière sera entendue dans quelques minutes.

Le « Sept places » a été troqué à l’entrée de Dakar pour un taxi. Sa destination, le centre-ville. Le trajet aura duré, au final, plus de 27 heures.

CLASSEE MONUMENT HISTORIQUE : La Cathédrale de Ziguinchor fête ses 125 ans

La communauté chrétienne de Ziguinchor souligne une étape importante de son histoire en cette année 2013 : les 125 ans de l’existence de sa cathédrale. Elle ne compte pas moins de 4011 fidèles baptisés et, pour fêter l’événement en grand, un tout nouvel autel y a été construit, à l’aube du Jubilé. Retour sur le passé de la cathédrale de Ziguinchor, point central du christianisme en Casamance.

C’est monseigneur Picarda, préfet apostolique de la Sénégambie, qui établit en 1888 la première mission catholique de Ziguinchor, un village d’à peine 500 habitants. Il en confie alors la responsabilité au père Ingweiler, premier pasteur officiel de Ziguinchor. À l’époque, la cathédrale se trouvait sur le bord du fleuve. Les colons se déplaçaient avec l’administration civile qui s’était établie près du cours d’eau pour des raisons stratégiques.

C’est en 1929 que sont posées les premières fondations de la cathédrale que l’on connaît aujourd’hui. Le Père Evian avait acheté le domaine pour 100 francs afin d’y construire, mais ce n’est que lors du début des travaux que les villageois ont véritablement démontré un enthousiasme et lui ont prêté main forte. Si le Père Évian demeure la figure créatrice dans l’histoire de la communauté chrétienne de Ziguinchor, actuellement, c’est le nom de monseigneur Sagna qui est le plus connu des habitants de la ville. Premier évêque africain de la paroisse, il a ouvert les séminaires Saint-Louis et Notre-Dame, ainsi que le Collège Sacré-Cœur, en plus d’avoir ordonné la moitié du clergé. Il est d’ailleurs enterré dans la cathédrale, juste derrière l’autel. En 1988, sous la gouverne du prêtre Lucien Basse, la communauté a fêté ses 100 ans d’existence. « C’était un événement extrêmement significatif, explique abbé Antoine. La communauté atteignait ainsi officiellement la maturité ». La cathédrale a même reçu la visite du Pape Jean-Paul II en 1992, comme en témoigne une plaque commémorative tout prêt de l’autel. Aujourd’hui, la cathédrale compte un nombre 4011 fidèles et est classée comme un monument historique. Ce qui signifie que tout travail d’agrandissement ou de modification nécessite, d’abord, l’accord du gouvernement. Les projets ne manquent pas ; le prochain en lice est celui de la construction d’une nouvelle aile pour des bureaux. Cependant, ce n’est pas pour demain. « Il est difficile d’obtenir un financement du gouvernement », se désole abbé Antoine. « Vu son statut historique, la cathédrale doit s’autofinancer ». Peut-être la fête des 125 ans attirera-t-elle l’attention du ministère de la Culture.

DESTINATION CASAMANCE : Le tourisme intégré mis en valeur

En véritable chute libre depuis quelques années déjà, le marché artisanal de Ziguinchor bat de l’aile. Pas de touristes, donc pas d’entrée d’argent. Pas de financement, donc peu d’activités.

« Éviter voyage non essentiel dans la région de la Casamance». Voilà le conseil qu’il est possible de lire sur le site Web de l’ambassade du Canada. Idem pour la France, qui précise : « La persistance des attaques armées en Casamance oblige à la plus grande prudence lors des déplacements dans cette région ». Sur le Web, les voyageurs potentiels ont tout pour être inquiétés : mines anti-personnelles, raids aériens, attaque de véhicules, etc., sont parfois associés à la Casamance dans les méandres de la toile, au grand dam des acteurs de son industrie touristique.

« Il n’y a aucun danger en basse-Casamance ! », s’indigne Jean Sibundo-Diatta, président de l’Office de tourisme de la Casamance. Derrière lui, le décor paradisiaque de la plage vierge de Diembéring, où seules quelques vaches assoupies profitent du coucher du soleil sur la mer. Ce paysage jure avec l’image d’une « zone de conflit » véhiculée à l’extérieur du pays. Le trentenaire qui a toujours vécu dans la « crise casamançaise », explique un fait bien connu des habitants locaux : « la rébellion, on ne la voit pas ici, mais aux frontières. Les touristes ne courent aucun danger ! »

Certes, le danger est à mettre en perspective : les incidents impliquant des touristes sont rares. « Même dans le RER à Paris, on peut se faire agresser », rappelle M. Sibundo-Diatta. En Casamance, nombreux sont ceux qui rejettent cette étiquette de « zone à risque ». Certains croient même que le préjugé est entretenu par les régions concurrentes qui veulent leur ravir la manne touristique. « Ce sont les promoteurs de ces régions qui veulent que les touristes restent dans leur coin », s’indigne Abdou, artisan au marché artisanal de Ziguinchor. Un avis partagé par ses collègues. « L’industrie touristique sénégalaise véhicule ces idées pour que les touristes aillent à Mbour ou à Saly », s’enflamme Soula, également artisan. « On dit des faussetés sur la Casamance. C’est politique », croit pour sa part le président de l’Office de tourisme de la Casamance. En Casamance, le tourisme est un moteur économique important qui fait vivre non seulement les travailleurs directs de la filière, mais aussi un ensemble de petits producteurs régionaux : maraîchers, éleveurs, artisans, etc.

 Découvrir le vrai visage de la Casamance

 Pour cette raison, les acteurs du milieu du tourisme ne se laissent pas abattre, et désirent prendre à bras le corps le problème d’image dont souffre la région. Leur stratégie : miser sur le caractère authentique de la Casamance. Dernier né de la tendance de la consommation de produits biologiques, du respect de l’environnement et de la découverte des cultures et traditions locales, le tourisme « intégré rural » serait une façon originale d’exploiter les richesses naturelles et culturelles de la campagne sénégalaise. « On veut faire découvrir aux gens le vrai visage de la Casamance et de sa population », explique Jean Sibundo-Diatta. « Ici, on mange toujours bio ! » Ce que l’on propose aux touristes n’est plus de l’ordre de l’hôtel tout-compris dans lequel le touriste se laisse dorer au soleil sans contact véritable avec la population locale. Au contraire, on propose la visite des villages traditionnels, des balades dans la brousse, des escapades de pêche en pirogue dans les bolongs... Le potentiel casamançais est énorme pour ce nouveau type de tourisme aujourd’hui très en vogue. Le fonctionnement est simple : des campements intégrés aux villages (actuellement au nombre de huit) accueillent des visiteurs en quête d’immersion dans les communautés traditionnelles.

En plus de pouvoir découvrir les beautés naturelles de la région et de ses activités de plein air, les visiteurs peuvent s’intégrer à la population locale. Le voyageur en quête d’authenticité peut, par exemple, se rendre à Diembéring, village traditionnel typique de la rive gauche de la basse-Casamance, et découvrir les us et coutumes de sa population. Les tams-tams téléphoniques, les fétiches, le fromager, la culture du riz... tant de richesses culturelles passionnantes encore à l’abri du tourisme de masse et de la commercialisation à outrance. Le principal atout du tourisme « intégré rural » réside dans la gestion de ces bénéfices. « Les campements villageois sont gérés par toute la communauté », explique M. Sibundo-Diatta. Plutôt que l’essentiel des profits ne prennent la direction de riches exploitants, propriétaires hôteliers ou autres investisseurs étrangers, les bénéfices engendrés sont directement captés par la population locale. La promesse que fait cette nouvelle étiquette touristique : 40% des revenus doivent retourner dans les coffres du village. « De petites caisses sont crées afin de financer de petites activités maraîchères, par exemple, ou fournir des bourses scolaires aux étudiants locaux qui partent étudier dans la capitale », explique-t-il. De plus, les emplois locaux sont privilégiés, sur une base tournante : à tour de rôle, les villageois sont employés dans les campements. Des ristournes qui sont chères à la population rurale de ce coin du pays qui souffre d’une économie anémique, explique le président de l’Office de tourisme de Casamance. « Maintenant, on prie pour que viennent les clients ! »

Bombolongs, fetiches... : Diembéring, une vie au rythme des croyances et des coutumes

Ce petit village de Casamance niché entre la plage étendue et la brousse conserve toute son authenticité grâce à ses traditions profondément ancrées dans le quotidien de ses habitants. Avec les bombolongs, les fétiches et la reine, l’identité des villageois, les Diolas Awaat, est forgée par leur culture unique au Sénégal.

 « Connais-tu mon beau village, qui s’étend au bord de l’eau ? » Nous dirait le célèbre chanteur casamançais Metzo Diatta. Autrefois, quelques mètres à peine avant d’y arriver, on pouvait observer de la route principale en latérite un panneau presque effacé qui laissait deviner le nom de Diembéring. Mais à présent, l’environnement est bien différent. Pour cause de travaux, le panneau a été ôté et la route a été goudronnée. De plus, un rond point en construction s’organise autour de la place Assep au centre du village. Pourtant, cela n’enlève rien au charme du lieu. Le grand fromager sacré, présent depuis des décennies, trône toujours au cœur du village. Imposant et majestueux, il est le symbole même du village. Il est un lieu de rassemblements et d’échanges, et constitue aussi une véritable aire de jeux pour les enfants qui aiment à flâner et à se cacher entre ses hautes racines. Sur les petits chemins de terre bordés par la végétation, on peut observer des volailles et des porcelets courant à l’air libre. Comptant actuellement 7400 habitants, le village se divise en six quartiers, Haboudia à l’entrée principale du village, Tama, Etoum, Hougabos, Kaïna et Kaout. Dans chaque quartier réside un chef et les 6 chefs sont eux-mêmes dirigés par le grand chef, « le chef des chefs ». Deux immenses balises initialement échouées sur la plage de Diembéring ont été ramassées par les habitants et conservées dans le village. La première date de 1877 et provient d’un bateau portugais « Adélaïde », renseigne le conservateur du musée Ousmane Diatta Karafa. Quant à la deuxième, elle appartenait au bateau grec « Prodomos » échoué au large en 1778.

 LA LANGUE DES AWAATS

 En Casamance, différents Diolas sont parlés. Le petit village possède sa propre langue, pratiquée nulle part ailleurs, qu’on appelle le Diola Awaat. La légende raconte que les habitants de différentes régions se sont regroupés à Diembéring. Pour se comprendre et communiquer, ils ont inventé leur propre langage, métissage des autres Diolas. « L’avantage que nous avons, c’est que bien que le nôtre ne soit pas compréhensible par les autres ethnies, nous comprenons les leurs », nous dit, d’un air amusé, Henri-Michel Kanfoudy, journaliste originaire du village.

 LES BOMBOLONGS

 Instruments de musique traditionnels imposants, les bombolongs, aussi communément appelés « tams-tams téléphoniques », sont au nombre de deux dans le village. Taillés dans le bois, ces instruments massifs sont pourvus de si grosses caisses de résonance qu’un léger coup frappé produit un son capable de se propager sur des kilomètres. L’un est réservé aux adultes, l’autre aux plus jeunes. Le premier permet d’avertir d’un danger, d’un incendie, d’un décès, ou encore d’une cérémonie en l’honneur des fétiches importants. Le deuxième, quant à lui, n’est utilisé que lors de grands événements traditionnels tels que les fêtes ou la lutte. Seuls les initiés peuvent utiliser et comprendre les messages du bombolong, car le langage est complexe. Ce moyen de communication atypique permet d’avertir de l’urgence dans un périmètre de 7 à 8 km. « Lors d’un décès, une personne initiée au bombolong se trouvant dans un village voisin ou au fin fond de la brousse peut savoir avec précision dans quel quartier de Diembéring le décès a eu lieu », nous informe Henri-Michel.

 LES FETICHES

 Les fétiches sont des lieux de culte pour les habitants qui se rassemblent afin de vénérer et adorer un pouvoir divin. Véritables places de prières où s’effectuent des cérémonies religieuses, les fétiches peuvent être assimilés aux sanctuaires. Le fétiche présent dans chaque famille porte le nom « d’H’imité ». Ce sont les petites cases en zinc dans les cours familiales qui constituent les lieux de culte. L’H’imité est réservé aux grands esprits et son hôtel doit toujours rester fermé.

« Chaque famille préserve son âme et c’est ici que sont regroupés tous les secrets de la magie, du bonheur et de la vie. C’est un endroit sacré où l’on reçoit la bénédiction et la purification de l’âme », raconte Karafa. Les divers rituels pour les fétiches sont organisés autour des sacrifices, des aumônes ou des cérémonies sacrées. Dans le village, le culte animiste est obligatoire. « Notre peuple monothéiste prône les valeurs chrétiennes, tout en respectant les traditions africaines. Notre religion est donc moderne et s’appuie sur la synergie parfaite entre le vivant et le mort ».

Il existe plusieurs fétiches dans le village, tels que les fétiches de la pluie, du feu ou même de la circoncision. Ce dernier est célébré lors des initiations des garçons dans la forêt. « Nous sommes entièrement opposés à l’excision des fillettes, par contre, nous pratiquons la circoncision pour les garçons. Ce n’est pas une obligation, mais c’est une tradition », explique le conservateur du musée de Diembéring. Avant d’affronter cette épreuve, les jeunes hommes doivent faire un séjour de 2 semaines à 2 mois dans la brousse. Les dates ne sont pas fixes et cette excursion dans la brousse n’est que traditionnelle, puisque « l’opération chirurgicale a lieu à l’hôpital », nous assure Karafa. Concernant l’excision, « ce n’est pas parce que c’est interdit par l’Unesco », ou parce que c’est considérée comme une barbarie pour les femmes que cela ne fait pas partie de nos traditions. « C’est simplement parce que nous ne l’avons jamais acceptée et que nous nous opposons à cette pratique », informe Karafa. « Lors de mes recherches anthropologiques, mon interlocutrice, Waï Maigno, doyenne du village ayant subi la colonisation du Blanc et la servitude des années 39-45, m’a insulté lorsque j’ai abordé la question de l’excision. Pour elle, c’était impensable que les habitants puissent l’accepter et terriblement grossier de l’envisager ».

 La reine de Diembéring

 Dans le langage courant, on l’appelle la reine, mais en réalité elle est une prêtresse. Elle ne se choisit pas elle-même ou n’est pas désignée par ses proches. « Seul l’esprit » décidera si elle est ou non l’élue. Lorsque la reine est désignée par l’esprit, ce qui peut prendre de nombreuses années, une grande cérémonie en son honneur est organisée. La prophétie de Diembéring pousse alors la reine à suivre le Carem et à passer 9 jours complets sans boire ni manger, jusqu’à ce que les dieux acceptent son vœu.

« Si elle est l’élue, elle ne sentira absolument rien», affirme Karafa. Elle a le devoir « d’être ou de devenir une sainte » ; ce qui sous-entend aucun écart de conduite. Bien qu’« elle reste libre » et qu’elle conserve sa personnalité, il est formellement interdit à la nouvelle reine de danser devant les autres. Son rôle principal est de communiquer avec les dieux. La femme, une fois désignée par l’esprit sacré, sera amenée à se comporter de manière exemplaire, en étant à l’écoute, en soignant les villageois, et « en n’apportant que de bonnes pluies ».

Letargie d’un secteur : Le marché artisanal de Ziguinchor se meurt, faute de touristes

En véritable chute libre depuis quelques années déjà, le marché artisanal de Ziguinchor bat de l’aile. Pas de touristes, donc pas d’entrée d’argent. Pas de financement, donc peu d’activités.

C’est dans le quartier de Boucott, à l’ombre des manguiers et des fromagers, que le marché artisanal de Ziguinchor est implanté. Bien plus qu’un simple lieu où l’on pourrait acheter des « attrapes-touristes », ce marché créé dans les années 1960 propose des pièces uniques, un artisanat authentique et de véritables œuvres d’art. Malencontreusement, la place est désertique. Aucun touriste à l’horizon. Les seuls artisans présents attendent désespérément la clientèle qui se fait désirer. Tous les jours de la semaine, près de 100 boutiques de sculpteurs, peintres, cordonniers, couturiers, tisserands, bijoutiers, ou potiers sont ouvertes sur la place. Autant dire que la concurrence est rude, et que le moindre client est sollicité de tous. Indirectement victimes de la mauvaise réputation de la Casamance, les artisans souffrent du manque de tourisme. « La Casamance est réputée être une région à risques alors que c’est entièrement faux. Quand on s’y trouve, on voit bien qu’il n’y a pas la guerre. Mais c’est cette vision de notre région qui nous porte préjudice. La pénurie de touristes engendre le fait que nous ne gagnons rien au marché », déclare Abdou Ndao, jeune artisan-vendeur. « Tout ce que tu vois ici, c’est nous qui l’avons fait », continue-t-il. Mais on constate que beaucoup d’emplacements sont vides. Les anciens occupants ont préféré déserter le lieu plutôt que de crouler sous les dettes. En effet, tous les mois, les artisans sont dans l’obligation de verser 3.000 FCfa à la Chambre des métiers de Ziguinchor. « Nous leur devons de grosses sommes, car nous n’avons pas d’acheteurs ».

Dans une sombre boutique au toit en tôle ondulée, on peut observer un métier à tisser composé de branches assemblées les unes aux autres par des ficelles. Ce bricolage pourrait à vu d’œil paraître bancal, et pourtant, les toiles en résultant, minutieusement tissées, sont d’excellente qualité. « Pour fabriquer un bandeau de 6 serviettes, cela me prend 3 jours », nous informe Sada Dieng, vendeur de toiles âgé de 74 ans. Cette machine, qui constitue sa grande fierté, il l’a conçue seul. Il nous propose divers produits, des serviettes de tables et nappes tissées, des batiks, des toiles de coroco, ou encore des babolongs. Les deux derniers, importés directement de Côte d’Ivoire, coûtent aux alentours de 30.000 FCfa la pièce. Ce qui fait la particularité du marché artisanal de Ziguinchor et ce qui le différencie de celui de Dakar, c’est que les pièces sont authentiques. « A Dakar, ils vendent, ici, nous créons », affirme Abdou NDao. Par ailleurs, les jeunes reçoivent une formation avant de pouvoir se revendiquer artisans. « Je ne suis pas allé à l’école depuis bien longtemps. Après ma classe de Cm1, on m’a formé et c’est ainsi que je suis devenu sculpteur », nous raconte-t-il.

   El Hadji Kâ, vendeur et sculpteur de bois, travaille depuis 2005 au marché artisanal de Ziguinchor. Il tente tant bien que mal de vendre ses masques, statuettes, djembés etc… Le créateur et le responsable du marché artisanal, Adama Goudiaby, disparu depuis peu, avait consacré toutes ses forces à la réussite de l’artisanat local. Selon les vendeurs, il respectait et encourageait profondément leur travail. « A l’époque d’Adama Goudiaby, le marché allait mieux. Il nous aidait grâce à ses contacts et aux démarches qu’il menait auprès des touristes ». Il y a quelques années, des partenariats avec l’Europe étaient organisés. Ainsi, les artisans pouvaient proposer leurs œuvres lors de foires internationales. Ces événements constituaient pour le village artisanal près de la moitié de son chiffre d’affaires annuel. Mais depuis le temps d’Adama, il n’y a eu aucune relève.

Manque de coordination

« Le village artisanal n’est plus actif car il nous manque un porte-parole ». C’est donc vrai, il fut un temps où ce marché était vivant et animé, et où les artisans gagnaient correctement leur vie, mais actuellement, « il n’y a pas de toubabs, pas d’argent, et même pour acheter du bois, cela devient difficile ». Contraint de vivre dans ces conditions, notre vendeur de bois ajoute : « Je n’en peux plus car nous ne voyons absolument personne ici ». Cela fait plus d’un mois qu’il n’a rien vendu. La mauvaise communication et l’absence de publicité à l’égard du marché n’ont qu’aggravé la situation. Selon les artisans, c’est de leurs poches qu’ils ont payé la construction de ce marché, sans bénéficier d’aucune aide. On peut se demander pourquoi les différentes parties-prenantes ont attendu que la situation devienne si alarmante. Pourquoi, dans leurs propres intérêts, les artisans n’ont pris aucune initiative et ne sont pas allés prospecter le moindre touriste encore présent dans la région ? On l’ignore, et l’absence de leader couplée à l’ambiance non stimulante qui règne dans le marché laisse envisager le pire. « Nous aimerions que le gouvernement sénégalais s’intéresse à notre organisation. Depuis l’arrivée du nouveau régime, notre ministre de l’Artisanat n’est même pas encore venu ici. Youssou Ndour, l’actuel ministre du Tourisme, nous a certes rendu visite, mais pour le moment, nous ne constatons aucun changement », se révolte Abdou Ndao. « Ce qui arrangerait notre situation, ce serait que les responsables de la Chambre des métiers de Ziguinchor se décident à venir en aide aux membres de notre village artisanal », conclut Amadou Wellé, un sculpteur de 63 ans.


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13 Commentaires

  1. Auteur

    Sathielec

    En Août, 2013 (12:28 PM)
    Les agents de la senelec de vrais voleurs Tu payes la caution ils te disent que y a pas de compteur Il suffit de leur donner 10 000f ils t'installent un compteur Dans quel pays sommes nous? Où est le changement dont on parle. Le directeur général de la senelec doit faire une enquête sur cet arnaque S'il n est pas au courant.







    Les agents de la senelec de vrais voleurs Tu payes la caution ils te disent que y a pas de compteur Il suffit de leur donner 10 000f ils t'installent un compteur Dans quel pays sommes nous? Où est le changement dont on parle. Le directeur général de la senelec doit faire une enquête sur cet arnaque S'il n est pas au courant.













    Les agents de la senelec de vrais voleurs Tu payes la caution ils te disent que y a pas de compteur Il suffit de leur donner 10 000f ils t'installent un compteur Dans quel pays sommes nous? Où est le changement dont on parle. Le directeur général de la senelec doit faire une enquête sur cet arnaque S'il n est pas au courant.











    Les agents de la senelec de vrais voleurs Tu payes la caution ils te disent que y a pas de compteur Il suffit de leur donner 10 000f ils t'installent un compteur Dans quel pays sommes nous? Où est le changement dont on parle. Le directeur général de la senelec doit faire une enquête sur cet arnaque S'il n est pas au courant.
    • Auteur

      Kassa Tambo Cubana

      En Août, 2013 (12:53 PM)
      vive la casamance indÉpendante et souveraine  :up:  vaut mieux faire soit-mÊme, la casamance ne deviendra jamais un casino comme mbour et saly au senegal.
    • Auteur

      Vamos

      En Août, 2013 (15:27 PM)
      si il y a misère en casamance se sont les sénégalais qui sont responsable. les sénégalais portent les lunettes des colons et lorsqu'il ne contrôle rien ils diffament.
    • Auteur

      Bossoudiambour

      En Août, 2013 (16:50 PM)
       :haha:  la misère se trouve du côté du sénégal, s'il pleut s'a crêve et pousse les wolofous à leur éternel nomadisme et pire s'il ne pleut pas c'est la sécheresse. comme le chante leur alberto youkhour ndour miracle ministre  :haha:  ba wallo marr naane, maroule naane, ndok bagui-walangane. mais le crapeau youkhou n'ajoute jamais ngoki ngok. les sénégalais égrainent leur chapelet et implorent le ciel pour qu'il ne pleut pas.  :haha: 
    • Auteur

      N'importe Quoi !

      En Août, 2013 (20:25 PM)
      rien à faire du tourisme !

      parlons d'agriculture

      parlons d'industrie

      parlons de recherche scientifique

      parlons de formation

      avant d'inviter quelqu'un à venir à la maison il faut d'abord avoir une maison digne de ce nom !

      arrêtons de nous occuper du touriste et commençons à fabriquer les slips que nous portons !
  2. Auteur

    Maréchal Tito

    En Août, 2013 (12:42 PM)
    La senelec c'est connue de tous. On ne fera que répéter chaque jour que se sont des voleurs.

    Mais ce qui me fait écrire ces mots c'est de montrer comment ces cons de rebelles ont foutu la belle et riche casamance en l'air. Des fruits en quantité industrielle.

    Les casamançais acheten du riz douze mois sur douze maintenant alors qu'avant ils n'achetaient du riz que pendant 3 mois. Quelle gachie.

    Les gens ne doiventpas négocier avec des criminels car ce sont des criminels. Ils sont meme pires que des criminels. Des gens qui posent des mines dans la cour d'une école, sur les routes, dans les champs, dans les rizières.....

    Ils ne méritent qu'a etre exterminés ces gens là. Donner des moyens a notre armée et fermer des voies de replis vers la gambie et la guinée bissau. En 3 mois, on n'en parlera plus
    • Auteur

      Question?

      En Août, 2013 (17:29 PM)
      entre la casamance à dakar, c'est 450km. pourtant entre le nord et dakar, c'est 600km. alors jugez-en. où sont les moutons.
    Auteur

    Keykendo

    En Août, 2013 (12:49 PM)
    Le tourisme fait tellement entrer de l'argent dans un pays si on le savait, on allait vraiment organiser ce secteur. Je m'en suis rendu compte quand je suis allé dans un certain pays touristique méditerranéen. Toutes les activités locales sont développées.
    Auteur

    Nts

    En Août, 2013 (13:04 PM)
     :tala-sylla:  Sans la sécurité et le calme, le tourisme en Casamance restera "MORT" !!!!!! :tala-sylla: 

    Pourquoi prendre des risques d'être tués ou pris en otage par des rebelle-voyous en casamance alors qu'on a la paix, la sécurité dans bcp d'autres endroits au Sénégal ?

    Ces rebelles sont des voyous et des lâches car ils raquettent, pillent et massacrent des civils, leurs propres parents qui sont pauvres à qui ils prennent tout.

    Ils ont détruits tout ce qu'il y'avait de bons en Casamance et il faudra des années pour tout reconstruire.
    • Auteur

      Casaçaise

      En Août, 2013 (13:19 PM)
      je suis parfaitement d'accord avec vous. ces moins que rien, ces attardés mentaux, ces analphabètes du siècles que personne ne supporte, même pas en casamance ont tout simplement honte de sortir de la forêt et faire face à leurs actes, aux massacres, aux souffrances qu'ils ont fait subir aux populations. c'est de vrais lâches.
      mokowakh une vraie fille de casamance
    • Auteur

      Kandjiaf Mendy

      En Août, 2013 (13:43 PM)
      senegalais la ferme et rÊvez  :down:  vous qui aimez moissonner ce que vous n'avez pas semÉ  :down:  vous n'avez rien a nous apprendre puisque aucun pays au monde ne s'est dÉveloppÉ par le tourisme de la mafia des profiteurs. que le village pour touriste de zig clamse puisque le tourisme a la sÉnÉgalaise des marabouts sans oublier le caste des nuisibles bÛcherons senegalais est nÉfaste pour la nature de la casamance. la casamance reste vivant a jamais on n'a pas attendu l’arrivÉe des colons francais et leurs plantons et valets senegalais pour prÉserver notre environnement. senegalais si vous valez bien ce que vous conseillez a tout vent, vous avez vos abords du lac de guiers et commencez par votre sine-saloum avec l’aide du fameux botanique ali aidar pour imiter la nature de la casamance. il n'est pas interdit d'imiter c'est la falsification et les contres faÇons qui sont interdit, comme sur les rives du fleuve au nord de votre senegal avec vos riziÈres artificielles ou vos apprentis riziculteurs font pousser du riz ogm. celui qui a eu le courage d'imposer la guerre en casamance doit avoir le courage de remballer ses pacotilles de nÉgriers et de quitter la casamance. le portugais et les francais l'on fait et puisqu'ils ne sont plus tolÉrÉs en casamance les senegalais sourds comme des vipÈres les suivront.
    • Auteur

      @nts

      En Août, 2013 (14:11 PM)
      la casmance et les autres parties du pays c'est pas pareille. elle présente des particularités qui attirent le touriste 1erement dans la région de ziguinchor les populations ont gardé leur authenticité : tu peux facilement assister à un rite funéraire traditionnel, il y a des fétiches , d'autres traditions que l'islam ou le christiannisme n'ont réussi à effacer.
      le paysage de la casamance est aussi unique au sénégal : les forêts, les bolongs, les rizières,....
      la région de ziguinchor est une des plus propres du sénégal. dakar est deugeulasse
      mis à part la commune de ziguinchor, la mendicité est absente dans la région (car culturellement interdite)

      pour l'insécurité, il y a plus de morts à dakar du fait des agresseurs que de morts à ziguinchor du fait des agresseurs. il est plus facile de faire tuer en se promenant dans la banlieu dakaroise. revoyez le nombre de personnes victimes des agressions à dakar et comparer le avec celui des personnes tuées en casamance par les rebelles.
    Auteur

    Antiniak

    En Août, 2013 (13:07 PM)
    CASAMANCE = NIAK QU ILS DEGAGENT TOUT LES SENEGALAIS LES VRAIS SAVENT QU ILS SONT BISSAU GUINEENS ET DESCENDANTS DES NIAKS TOUTES LEURS SAUVAGERIE LES SENEGALAIS NE CONNAISSENT PAS CELA VOILA POUR QUOUI JE DIS QUE LES NIAKS POURRISSENT NOTRE PAYS ILS N ONT PAS NOTRE CLASSE ET CIVILISATION ET NOUS JALOUSE MAIS ILS N ARRIVERONT JAMAIS A POURRIR NOTRE SI BEAU PAYS TANT ENVIE



    SUNU REW TREK
    • Auteur

      Kandjiaf Mendy

      En Août, 2013 (14:28 PM)
      antiniak  :haha:  anti-woloffous  :haha:  mais oui sommes des niaks c'est notre fiertÉ et vous les teigneux sourias woloffous hybrides qui ne savent plus qui ils sont et d’ou ils viennent : ?: les plus grands traÎtres sur le continent. alors les fainÉants aimant la facilitÉ, vous faites appel aux supers prÉdateurs qui vous fileront les restes de la rapine civilisatrice. qui a voulu compter sur des faux cousinages pour se prendre pour des casamancais sans jamais s’intÉgrer puisque votre facteur civilisationnel s’arrÊte avec des cases en parois de raphia. s’il y avait des merveilles dans le pays woloffous À quoi bon votre tapage en casa immanssa. si vous en avez des valeurs vous les avez vendu ou bruler avec la notion arabo islamique  :haha:  les senegalais avec leur commerce des masques africains, c'est comme voir des juifs vendre du porc  :haha:  trek ou petit trek vous vous la jouez boers et nous bantou zoulou nilotique  :haha:  le pardon salamalec ou vÉritÉ rÉconciliation ne sont que des conneries pour hybrides mÉtisses reptiliens woloffous ou tout bontÉ et sagesses de la tradition africaine sont prises pour faiblesses. ou avez vous vu un mandjiaku bradait ses pagnes traditionnels a des touristes  :?:  il a fallu une woloffole comme oumou sy pour la profanation comme jadis son pÈre mamadou dia encore un prÉdateur woloffou toucouleur dÉguisÉ en gentille bienfaiteur traÎnant le lourd tambour sacrÉ d'Éffok pour le rendre aux casamancais.
    • Auteur

      Lat Dior Ngone

      En Août, 2013 (14:42 PM)
      allez remonte sur ton arbre maintenant, petit babouin, la recreation est finie.
    • Auteur

      Kandjiaf Mendy

      En Août, 2013 (15:10 PM)
      lat dior ngone  :haha:  yes je remonte en dernier apres avoir ceinturer les tes reins et ceux de tous les membres de ta famille. n'oublie pas que la cavalerie n'existe pas en casamance. la casamance ce n'est pas le senegal. free casamance
    Auteur

    Ndiayde

    En Août, 2013 (13:55 PM)
    C'est des genre d'artciles comme ça qui leur font croire que la casamance est le coin le plus riche au monde !! combien de pays en Afrique sont 1000000000000 fois plus riches et plus grands que la casamance ???? A quoi ça les a servie rien !!! ils vivent de l'aide !! la vraie richesse c'est la paix et intelligence, la casamance sera qu'une guinnée bissau bis !!!
    • Auteur

      Kandjiaf Mendy

      En Août, 2013 (15:05 PM)
      ndiayde voila un fabriquant de klinex qui ne sait pas se torcher  :haha:  le senegal ne vit pas avec l'aide, qui sont ceux qui ont fait appel aux ong qui pilulent en casamance  :?:  abandonnez le franc cfa puisque vous etes responsables au-lieu de vendre vos faux vertu aux autres et alors tu chiales pour tes ennemie et pourtant dakar est toujours dans les eaux et la guinee bissau les pieds a sec la ou il pleut le plus mais la propagande de la cedeao y ajoute la famine en pays des riziculteurs millÉnaire mais le systÈme mondiale impose sa ruse noix de cajou contre riz comme chez vous l'arachide contre riz importÉ. le senegal est aussi un pays de transit de la drogue sans utiliser votre vocabulaire phobie guinÉenne qui parle de pays narco, la coca pousse en afrique  :?:   :haha:  cela ne vous regardes pas pourquoi pas la gambie comme exemple  :?:  ou la belgique  :?:  la casamance c'est la guinee bissau de la gambie jusqu'en guinee conakry c'est la guinee bissau. n'est ce pas les senegalais qui on sÉduit nino vieira pour qu'il opte pour le franc cfa. donc qui sont les jaloux dans cette histoire comme la guinee equatoriale dans le cfa la france ne voulait de la guinee bissau comme membre du cfa mais pour le compte de vos commerÇants marabouts vous y etes allÉs par tous les moyens voilas le resultat et vous payerez cash le pire est a venir toujours en voulant moissonner ce que vous n'avez pas semÉ. une fois souveraine la casamance ne sera plus votre problÈme.
    • Auteur

      Bossoudiambour Banabana

      En Août, 2013 (17:34 PM)
       :haha:  @ moi  :haha:  l'étranger venu du sénégal. en casamance le bouk aussi courage qu'il est il ne broute jamais la nuit  :haha:  bèye dou rasse thièp goudi  :dedet:  et si mendy et non mendes est de la guinée bissau il est chez lui en casamance puisqu'il sait pratiquer tous les activités traditionnel de la casamance, par ces ancêtres et par respect de la réligion de ces ancêtres il a droit d'entrer dans le saint des saints des bois sacrés comme le font les ajamaâts natifs de la gambie en passant par la casamance en commençant par les balantas, les feloups, les manjakous, les bénioukos, les mankagnes, les pépéles, les bédiks, les coniaguis, les bassaris. le sénégalais s'est retrouvé avec plein de poux du colon français dans la tête, si on laisse les wolofous ils diront que c'est eux qui sont à la base des frontières en afrique. le sénégalais va jusqu'à oublier qu'il ne doit pas l'ouvrire en casamance. bandes de nuls qui les initiers au sénégal pour qu'ils puissent intervenir dans les palabres des casamançais.  :haha:  bouki sérère louye rame ni diane, thia niagueu ba lèye moudié. casamance bii diguène yaga yènou séni dalleu  :haha:  en commençant par vos grands maîtres saltigés. a quoi bon de vouloir nous mystifier avec un poton en béton et non un ponton en tek ou de l'acajou.
    Auteur

    @ndiayde

    En Août, 2013 (14:24 PM)
    il faut pas généraliser. La casamance c'est 1.8 millions d'habitants (d'aprés l'ANSD) : 750 M hbts pour la région de ziguinchor, 620 M hbts pour la région de kolda et 430 M d'hbts pour celle de sédhiou. Les rebelles ont les dénombre autour de 3 000. Qand tu parles d'intelligence nous l'avons si bien compris que nous refusons d'envoyer nos enfants mendier mais nous les inscrivons massivement à l'école pour qu'ils apprennent le savoir (pour ta gouverne ziguinchor est la 2e région la plus scolarisée du sénégal aprés Dakar). Pour ce qui est de la paix sache que 3/4 des ethnies présentes au sénégal vivent en paix depuis plusieurs siècles sans aucun pb.

    La crise en casamance a une origine politique et il faut une solution politique à ce problème. Ceux qui ont pris les armes représentent une infime partie de la population.

    PS : d'après un chercheur français observateur de la crise casamançaise, 40 à 50 % des soldats sénégalais qui combattent en casamance sont originaire de cette même région.



    Auteur

    Sambaboye

    En Août, 2013 (15:01 PM)
    Indépendance ou rien
    • Auteur

      Robin Des Bois

      En Août, 2013 (18:52 PM)
      sambaboye tu es un vrai con. depuis quand une éthnie a pu avoir une indépendance? les gens qui vous font croire qu'une indépendance est possible vous trompent. nous allons tous prendre des armes pour vous combattre car pour la majorité des casamançais l'indépendance est une chimère. la casamance est et restera sénégalaise. vous perdez votre temps. les gens sont en train de travailler pour améliorer leur vie. restez en brousse. quand vous serez fatigués vous sortirez sinon si vous continuez a braquer les honnetes citoyens vous verrez
      sambaboye tu n'as pas réussi a l'école ni dans la vie. tu reves debout. réveille toi
    Auteur

    Casamancais Est Senegalais

    En Août, 2013 (15:56 PM)
    ARRETEZZZZZZ :haha:  vos conneries nous tous des senegalais diolas toukouleurs wolofs sereres...tous les memes dans ce pays la...vous n'avez mm pas honte de vous...le senegal est indivisible moi qui vous parle ma mere est casamancaise mon pere wolof... :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn:  :sn: 
    • Auteur

      Bossoudiambour

      En Août, 2013 (17:47 PM)
      la casamance n'est pas sénégalais @ toute son histoire et son environement le prouve. le sénégal tel que tu le crois est l'oeuvre du colon donc rien de divine de même des pays ou sont on vécu les saints des religions dites révélées c'est le chaos. c'est la prèsence des sénégalais qui gangrène la casamance. si les religions divines sont divisibles à plus fort raison des interets du peuple casamançais sait-tu ce que l'ensemble des bureaucrates wolofous : toucouleurs, les serères ont fait pour que la moutarde et le bounouk montent aux nez des casamançais. alliance politique ne signifie pas soumission.
    Auteur

    Aproposdutourisme

    En Août, 2013 (16:07 PM)
    Il faut aussi se le dire, la nouvelle politique du visa a déjà des conséquences...

    voyez celienhttp://www.change.org/petitions/r%C3%A9ciprocit%C3%A9-du-visa-pour-une-clause-d-exception-en-faveur-de-la-destination-casamance/que vous pourrez signez
    Auteur

    Robin Des Bois

    En Août, 2013 (19:12 PM)
    Ceux qui pensent que la casamance n'est pas sénégalaise n'ont pas appris leurs leçons d'histoire. Le viel abbé vous a berné en soutenant une telle bétise. Jamais il n'a montré les papiers le confirmant. Si le viel abbé détenait des preuves il aurait sorti les papiers.

    Vous perdez votre temps messieurs les indépendantistes. Aucune éthnie au monde n'a réussi a prendre une indépendance. Et d'ailleurs ceux qui s'agitent sont minoritaire. Apprenez vos leçons et vous verrez que la casamance et Bainounk et qu'elle a accueilli les diolas et les autres ethnies. Fait des recherches et vous verrez.

    L'état doit prendre ses responsabilités; les anéantir.

    Prenez l'exemple des séparatistes espagnols de L'ETA et bien ils sont anéantis.

    Il faut assi une collaboration sincère de Jammeh en Gambie. Il ne faut plus accepter que Jammeh soit le parrain de ces voyous là
    • Auteur

      Kandjiaf Mendy

      En Août, 2013 (20:42 PM)
      robin @ abbe diamacoune a juste prix la relevÉ du pÈre esvan pour la dÉfense de casamancais contre des prÉdateurs pris ailleurs pour piller la casamance. pourquoi donc devons nous ecouter des non initiÉs a nos traditions depuis quand devons nous ecouter des Étrangers voleurs et des menteurs comme le sont les senegalais. notre histoire puisqu'elle ne concerne pas le senegal n'est pas enseignÉe dans le programme scolaire du senegal et c'est logique., si vous aussi vous dÉtenez la preuve confirmant la casamance appartient au senegal sortez-le et surtout la preuve de la dissolution du mfdc apres 1960. si tu comprenais ce que le mot bÉniouks signifie tu la fermeras pour de bon puisqu'il n'y a pas plus bissau guinÉen que les bÉniouks c'est le crÉole portugais que parlent les bÉniouks. arrivÉ en casamance avec l'avale du colon francais vous osez l'ouvrir plus que les portugais et les francais. la casamance est et restera votre cimetiÈre.
    Auteur

    Wiwi

    En Août, 2013 (21:37 PM)
    A ne pas oublier que la Casamance de par sa richesse peut s.autosufir
    • Auteur

      Kandjiaf Mendy

      En Août, 2013 (01:37 AM)
       :haha:  les nuisibles manges de mil habituÉes par les colons francais les senegalais importent du riz, nous en casamance on le cultives depuis la nuit des temps. comment les greniers a riz des casamancais peut-ils devenir les greniers des senegalais  :?:  eux les senegalais qui confondent les Épis de riz avec de l'herbe. les casamancais ont encore le souvenir des pillages des greniers sous les ordres des francais beaucoup de senegalais y ont laissÉ la vie. personne ne croit plus aux baratins des woloffous.
    • Auteur

      Attika

      En Août, 2013 (09:27 AM)
      malheureusement pour vous cher monsieur kandjiaf mendy, je suis absolument sûr que vous avez une carte nationale d'identité sénégalaise comme les sénégalais que vous détestez tant.
      j'ai pitié de vous. votre haine vous rongera toute votre vie !

      amicalement !!!
    Auteur

    Baxam

    En Août, 2013 (10:49 AM)
    le CASACAIS est la personne la plus (IGNORANTE) sur terre je l affirme etant casacais DANIO TEUDIOUS BOUGUOUNOUS LOU BAKH NDAH XAMOUGNOUKO mi dispiace ma is REAL

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