Le 2ème congrès de la Société sénégalaise de pathologie infectieuse et tropicale (SOSEPIT) s’est tenu ce lundi à Dakar. Un événement majeur pour la communauté médicale africaine et internationale. Le thème retenu cette année est : «la résistance aux antimicrobiens (RAM), une menace mondiale qui compromet les acquis médicaux les plus fondamentaux». La présidente de la SOSEPIT, Professeure Ndèye Marie Dia Badiane, a souligné la pertinence et l'actualité du thème choisi. Elle a déclaré que «le continent africain est aujourd’hui à un tournant, confronté à la fois aux défis persistants des maladies infectieuses et à l’émergence croissante des maladies non transmissibles».Ainsi, elle a mis en garde contre la montée silencieuse de la RAM, responsable chaque année de millions de décès, affectant aussi bien les infections les plus simples que les plus graves. « En Afrique, où les défis sanitaires et socio-économiques sont particulièrement marqués, les conséquences sont dramatiques », a-t-elle déploré.La présidente a également rappelé que ce congrès représente une opportunité unique d’échange et de mobilisation autour de la recherche, de l’enseignement et de l’amélioration des soins, piliers de l’action de la SOSEPIT depuis sa création.Par ailleurs, le directeur de cabinet du Ministre de la Santé et de l'Action Sociale a réaffirmé le soutien des autorités sénégalaises à la lutte contre la RAM. « La lutte contre la résistance aux antimicrobiens est désormais au cœur de notre politique sanitaire, dans une approche intégrée 'One Health' », a affirmé Dr Samba Cor Sarr.Il a salué l'engagement historique du service des maladies infectieuses de Dakar et a rappelé les efforts en cours pour renforcer les capacités de diagnostic, accréditer les laboratoires, améliorer l’hygiène hospitalière et promouvoir la recherche appliquée. « Le plan spécial de développement des laboratoires 2024-2028 est au cœur de cette ambition, alignée avec la Vision Sénégal 2050 » dit-il.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion