Le Président Macky SALL et L'Impossible Bonne Gouvernance

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

 

Le Président Macky SALL et L'Impossible Bonne Gouvernance

(« Lettre de mission » pour Abdou Latif Coulibaly)

 

Monsieur le Ministre conseiller chargé de la bonne gouvernance, souffrez qu’un humble contribuable vous interpelle sur des questions de bonne gouvernance que l’actualité récente n’a pas permis de trancher.

 

1e Mission / Audit et Enrichissement sans cause :

Pourriez-vous suggérer, Monsieur le ministre, au Président SALL de restituer tous les biens mobiliers et/ou immobiliers acquis à titre gratuit sous le « régime de l’alternance » ? Est envisageable, une vente aux enchères publiques au plus offrant ; le produit de la vente étant reversé au trésor public. D’abord l’enrichissement sans cause, brandi comme une épouvante par ses anciens frères du sopi, n’honore pas le Premier magistrat de la république. Ensuite son intégrité publique et son impartialité décriées peuvent, assurément, vider sa traque des biens mal acquis de tout son fondement éthique. Enfin s’appliquer, pour la pédagogie de l’exemple, les règles communes aux justiciables est le meilleur garant contre l’impunité bien comprise. Debout Monsieur le Président de la république. Le devoir vous commande d’honorer l’hymne et le drapeau national qui porte vos initiales (M S). Suivra, dans mon rêve, une exécution-immédiate. Rêve-lucide, sachant que le  salaire de président permet d’acquérir en toute propriété d’autres terrains (TF), maisons à l’étranger et véhicules.

2e Mission  / Limites et Insuffisance de la Déclaration de Patrimoine :

Monsieur Abdou Latif Coulibaly, que pensez-vous de la Déclaration de patrimoine exigible, à l’entrée en fonction du Président de la république, si ce dernier ne doit pas sacrifier à la même exigence lorsqu’il termine son mandant ? Peut-on espérer que ce double exercice puisse donner lieu à un bilan comparatif entre le début et la fin du mandat présidentiel, sans qu’aucun audit, à chaque fois, ne vienne certifier le caractère licite des biens acquis ? L’enregistrement de la déclaration de patrimoine peut-il constituer, lui-même, un quitus de bonne conduite, mettant les déclarants à l’abri de poursuites devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite ? Le Conseil constitutionnel n’est-il pas à l’opposé d’une « vulgaire » officine de blanchissement d’argent ?

 

3e Mission  / Cadeaux et Détournement de la fonction présidentielle :

Au titre la fonction, le Président de la république et sa famille reçoivent beaucoup de cadeaux pendant l’exercice du mandat. L’accaparement de ces cadeaux par la famille présidentielle n’est-il pas comparable, Monsieur le ministre conseiller, à un détournement de la fonction de Président de la république à des fins d’enrichissement personnel ? Faudrait-il dès lors légiférer en la matière pour que les cadeaux dont la valeur dépasse un montant convenu soient l’objet d’une vente aux enchères publiques ; les sommes récoltées étant reversées au trésor public ou consacrées aux œuvres sociales ?

 

4e Mission  / Opacité et Détournement des fonds politiques :

L'argent des fonds spéciaux, en principe destiné au fonctionnement de l'État et à des compléments de rémunération des ministres, est de l’argent public dépensé sans déclaration et sans contrôle. Croyez-vous, Monsieur COULIBALY, que cette pratique est conforme à une éthique de bonne gouvernance et de gestion transparente exigées par la nouvelle citoyenneté ? Est-il concevable que les fonds politiques votés par l’Assemblée nationale, tout en gardant leur essence, soient l’objet d’un contrôle parlementaire ? Ne faudrait-il pas ouvrir l’accès des comptes de la présidence à la bien nommée Cour des comptes pour qu’elle en contrôle la régularité des opérations ? Est-ce que le reversement systématiquement des ressources non-dépensées au trésor public n’empêcherait pas leur accaparement injustifié par l’équipe dirigeante ? Le Président WADE ne devrait-il pas rendre le milliard des fonds politiques qui aurait servi au payement du terrain-particulier de Yoff ?

 

5e Mission  / Abus d’autorité et Hyper-présidentialisme :

Monsieur le ministre-conseiller chargé de la bonne gouvernance, la présidence-WADE a été stigmatisée à juste titre par la sur-présence de ses deux (2) enfants aux postes de commande. Certes le Président de la république nomme à tous les emplois civils et militaires, cependant ne devrait-on pas légiférer pour exclure des nominations, les ascendants et les descendants au premier degré ?

 

Tout en saluant, Monsieur Abdou Latif COULIBALY, votre combat avant-gardiste qui vous a valu l’admiration des patriotes, je ne saurai terminer sans vous suggérer de regarder droit devant. Il y’a plus de matière dans le viseur que dans le rétroviseur. Au nom de la « Réforme de l'État sous Macky Sall [par (NDLR)] une politique dynamique de mise en garde des ministres par l'imputabilité et la responsabilité », permettez-moi de vous dire : Au travail ! Bonne chance cher compatriote.

Pour un soutien critique au titre de la nouvelle citoyenneté et de la société civile.

M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP/Thiès

 

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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