
Au delà du recueillement, des prières et du devoir de mémoire que nous impose la commémoration ce 26 septembre du dixième anniversaire du naufrage du Joola, il convient à chacun de nous de se tenir prêt à faire le deuil et tourner la page du Joola et de manière définitive.
L’exercice s’avère plus que difficile pour les victimes et familles de victimes du naufrage qui a coûté la vie à près de deux mille âmes. Nulle compensation, fût-elle matérielle ou autre ne saurait apaiser la colère des familles qui peinent à faire le deuil d’un drame dont aurait pu se passer notre pays, si ce n’était l’irresponsabilité de ses élites au plus haut niveau. Car il s’agit bien d’une erreur humaine, ou plutôt une bêtise, qui est à l’origine du naufrage du Joola. Aggravée par les tenants du pouvoir d’alors, qui pensaient pouvoir acheter le silence des victimes et des familles de victimes moyennent quelques billets de banque, appuyés d’un émargement. Sans résignation ni indifférence, tourner la page du Joola, aujourd’hui, s’avère une nécessité pour notre pays, qui se passerait bien d’une commémoration sans fin de la pire tragédie de l’histoire maritime. Laquelle commémoration a le mérite, faudrait-il le reconnaître, de remuer le couteau dans la plaie, d’emmurer les victimes et leurs familles dans une commémoration qui frôle l’obsession. Faire le deuil du Joola une bonne fois pour toutes, aidera à aller de l’avant, à panser les plaies, à mettre un trait sur le passé mais aussi à tirer les leçons d’une catastrophe dont les principaux responsables continuent de jouer à cache-cache avec la justice, du fait d’un homme qui a refusé de soumettre ses commis d’alors aux juridictions compétentes à même de situer les responsabilités des uns et des autres. S’emmurer dans une commémoration infinie ne fera pas revenir les deux milles âmes perdues dans le naufrage du ferry. D’où la nécessité, d’essuyer les larmes, de tourner la page et d’arrêter de se faire une fixation sur le renflouement tant souhaité du ferry. Devoir de mémoire, oui, fixation sur le renflouement de l’épave, à éviter à tout prix.
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L'interrogation mérite d'être posée eu égard au rapport de Mme Aminata Tall avec le FPE. Votre site préféré est en mesure de vous informer que Mme la Secretaire Générale de la Présidence de la République, a réussi à faire caser l'une de ses filles au Fonds de Promotion Economique (F.P.E). En effet, celle qui répond au patronyme de Cocotte, exerce depuis quelques temps les fonctions de chargée de mission auprès du Fonds de Promotion Économique, grâce à l'intervention de sa mère qui semble être tombée en pâmoison pour les "beaux yeux" de ce fonds on ne peut plus convoité. Il nous revient qu'Aminata Tall, alors proche de Wade, aurait réussi à glisser le limogeage de l'ex-patronne du FPE dans le parapheur des documents à signer par l'ancien Président de la République. N'en revenant pas, Me Wade avait opposé un niet catégorique à cette mesure qu'il avait jugé, à l'époque "inopportune". Toujours selon nos sources, l'affaire qui s'était quelque peu ébruitée dans les salons huppés de la capitale, avait été gerée dans la plus grande discrétion, par Abdoulaye Wade.
Toujours est-il que certains franchissent le pas et subodorent que Mme Aminata Tall entend s'appuyer sur le F.P. E aux fins d'atteindre ses ambitions politiques qu'elle ne cache point. Quoi qu'il en soit, Mme la Secrétaire Générale de la Présidence est parvenue à faire embaucher sa fille. Il est à noter également que l'actuel administrateur de la dite boîte est nommé par intérim.
CE N'EST PAS UNE OCCASION POUR TOUS CES FOURMIS QUI S'ACTIVENT AUTOUR DE CE NAUFRAGE POUR CRIER DE CECI ET DE CELA . TOUT CE QUI LES INTERESSE C'EST L'ARGENT . AYONS FOI EN DIEU CE N'EST PAS PARCEQU'ON EST PAS DEVANT UN TOMBEAU QU'ON NE PEUT PAS PRIER POUR UN MORT .
DE GRACE LAISSEZ CES DISPARUS SE REPOSER EN PAIX , PRIONS POUR EUX DANS LES EGLISES, MOSQUEE ET A CHACUN A TRAVERS SES CROYANCES . QUE LE TOUT PUISSANT LES ACCUEILLE TOUS AU PARADIS AMEN
Expliquez moi Mr Mbaye comment se souvenir sana commémoration. Vous mêmes vous souvenez de vos morts par des journées de prière. Nous faisons pareils en essayaant de faire avec les moyens du bord (cimétières et en partagean notre peine avec les autres familles éplorées).
Comment tourner la page si le bateau est toujours dans l'eau, si les responsabilités ne sont toujours pas situées, si les familles ont l'impression que leurs morts ne sont pas respectés? Comment faire le deuil alors que l'Etat refuse d'assumer ses responsabilités? Cela fait 10 ans mais la douleur est toujours aussi vive, vous savez pourquoi? Parce que justice n'a pas été rendue.
Abstenez vous de commenter si vous n'avez pas connu la souffrance de perdre 3 frères en même temps.
Avec tout mon respect,
Je ne cherche pas à polémiquer car le moment et le motif ne s’y prêtent guère. Je veux seulement que vous sachiez que votre texte peut heurter certaines personnes qui ont perdu des êtres chers dans ce naufrage que je refuse de considérer comme un « N’dogalou Yalla ». Je fais partie de cette catégorie. Tourner la page d’une histoire qui n’est pas encore écrite, comprenez que c’est trop demander à ceux qui souffrent encore d’un mensonge d’Etat. Leur demander de le faire de manière définitive, c’est tirer le ressort au-delà de sa limite d’élasticité : vous remuez vraiment le couteau dans la plaie. Et puis, avons-nous le droit de la tourner cette page ? Si c’est pour faire se taire cette rage en nous enfermée, pourquoi pas. Je reste quand même persuadé que nous n’en avons pas le droit car de drame pareil, notre pays n’en a jamais connu. Passer tout cela pour pertes et profil, c’est admettre que la légèreté de ceux qui gouvernent est admissible et acceptable, ce que je réfute…
Ce n’est pas quelque commémoration que ce soit qui m’importe. Ce qui est essentiel pour moi, c’est que le voile du mensonge tombe et que la vérité s’extirpe du fond de l’océan où nos morts n’ont pas encore trouvé le véritable repos de leurs âmes. Dans cette histoire, il ne peut y avoir plusieurs vérités. Il n’y en a qu’une et elle n’est pas dite. Dès lors, il ne peut être question de pardon. Nous demander de tourner cette page muette qui nous interroge, je le prends comme une véritable offense que je mets sur le compte d’une plume facile qui échappe par moment à notre contrôle. Ce n’est peut-être pas intentionnel de votre part mais le fait est que vous blessez quand même. Je ne vous en voudrais pas, je veux seulement que vous sachiez que j’avais décidé de ne pas pleurer pour ce funeste anniversaire et vous avez entravé mon souhait. Ce qui peut me consoler, c’est de penser que par « tourner définitivement » vous n’entendez pas « oublier ».
Cordialement
Tourner la page vaiment c'est etre irresponsable , mais je te comprends Mbaye consultant avec ta petite vie tranquille aux maristes on peut se permettre ...
time will tell !!!!