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Immigration

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent des solutions

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Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent des solutions

La chancelière allemande et le chef du gouvernement espagnol tentent d'harmoniser leurs politiques.

Le lieu de leur rencontre ne doit rien au hasard. Angela Merkel est accueillie ce samedi par le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, dans sa résidence de vacances sur la côte andalouse. Plus précisément, sur la Costa de la Luz, où un nombre croissant de migrants débarquent sur de petits bateaux, direction le nord de l'Europe, en particulier l'Allemagne. Une nouvelle route migratoire, au départ du Maroc, que la chancelière veut absolument fermer.

La date choisie pour ce premier déplacement d'Angela Merkel depuis son retour de vacances n'est pas non plus anodine. Ce samedi entre en vigueur l'accord de renvoi de certains migrants de l'Allemagne vers l'Espagne, en l'occurrence ceux qui ont déjà déposé une demande d'asile en Espagne. Un règlement conclu en quelques jours seulement, «sans contrepartie pour les autorités espagnoles», assure le gouvernement allemand. «Les Espagnols se montrent très coopératifs», ajoute-t-on.

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À première vue sur une position différente vis-à-vis des migrants, surtout depuis l'arrivée au pouvoir du social-démocrate Pedro Sanchez, plus ouvert que son prédécesseur, l'Espagne montre avec cet accord sa bonne volonté à peu de frais, l'accord ne concernant qu'une centaine de personnes par an. À titre personnel, Pedro Sanchez montre qu'il respecte sa parole, donnée fin juin lors du Conseil européen de Bruxelles. À l'époque, le pays s'était engagé à coopérer avec l'Allemagne sur la question des renvois de déboutés du droit d'asile.

Lundi, le ministre des Affaires étrangères espagnol, Josep Borrell, proposait, dans une interview au journal allemand Handelsblatt, de «prendre les devants avec une petite coalition de pays autour de l'Allemagne, la France et l'Espagne pour mettre en place une solution constructive sur la gestion des flux migratoires». Une idée plutôt bien accueillie par Berlin.

Encore faut-il s'entendre sur les contours de cette solution. Les sociaux-démocrates espagnols imaginent une sorte d'«Erasmus africano-européen», qui permettrait à des migrants de se former légalement en Europe avant de rentrer dans leur pays. Mais de leur côté, les conservateurs allemands veulent avant tout stopper les arrivées illégales. «Ce que la chancelière attend des Espagnols, c'est qu'ils ne laissent plus les migrants continuer leur route comme ils le font aujourd'hui, explique le politologue Oskar Niedermayer. Elle souhaite qu'ils procèdent eux-mêmes à leur enregistrement et le cas échéant, au renvoi vers leur pays d'origine de ceux qui n'ont aucune chance d'obtenir l'asile.»

Un intérêt commun
Pour le conseiller politique Gerald Knaus, architecte du pacte migratoire entre la Turquie et l'Union européenne en 2016, les deux politiques «ne sont pas inconciliables, elles sont complémentaires et permettraient d'améliorer la coopération avec les pays africains, grâce à un système gagnant-gagnant». Celui qui a l'oreille d'Angela Merkel considère qu'un tel plan a des chances d'aboutir car «l'Allemagne, la France comme l'Espagne ont un intérêt commun face à la montée du populisme de droite en Europe: montrer qu'il est possible de réduire drastiquement l'immigration illégale sans porter atteinte au droit d'asile et aux valeurs humanitaires.»

Pour la chancelière, il y a en tout cas urgence. «La population allemande est toujours très sensible à la question migratoire, estime M. Niedermayer. C'est donc sa priorité numéro un.» Et en cas d'échec, la crise gouvernementale pourrait revenir, comme lorsque le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer avait failli provoquer la chute du gouvernement début juillet, en menaçant de démissionner. Angela Merkel et les dirigeants européens s'exposeraient enfin au risque que la question migratoire soit l'unique thématique de la campagne des élections européennes de 2019.


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2 Commentaires

  1. Auteur

    Alioune

    En Août, 2018 (08:03 AM)
    Pendant ce temps que font les dirigeants africains face à leurs ressortissants qui fuient ? Rien, non ils distribuent de l’argent à leurs partisans.
  2. Auteur

    Anonyme

    En Août, 2018 (12:49 PM)
    Moi jai vu et revu lemission de la sentv avec Sonko mais franchement ya pas photo entre Sonko et tous ces politiciens menteurs et voleurs a leur tete Macky, Sonko est pose tres intelligent et patriote jinterpelle tous les enfants du pays desireux de voir un autre Senegal pour nos enfants d aller retirer vos cartes et de faire un vote intelligent Par contre ce Macky qui est entrain de distribuer largent du peuple pire qu un guichet automatique doit payer un jour ou lautre cet argent c largent du peuple et non pas largent de lapr

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