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Le Mouvement des jeunes de l’Apr France met en garde toutes associations ou partis politiquement qui tenteraient de s’opposer à la « décision salutaire » du président Macky Sall de supprimer le Sénat.
Dans un communiqué parvenu à Seneweb News, les jeunes Aperistes de France mettent en garde « contre toute entrave à l’exécution de cette décision par quelque acteur parlementaire qu’il soit. Le PDS, la Coalition Bokk Guis Guis et leurs satellites, qui totalisent environ cent dix membres sur les deux cent cinquante que compte le Parlement, gagneraient à s'abstenir de toute basse manœuvre visant à différer (dilatoire) cette réforme constitutionnelle consolidante.»
Le mouvement lance également un appel aux différentes organisations sous-régionales notamment à l’Union Africaine, et aux Nations Unies au sujet des récentes exécutions à mort opérées en Gambie « afin de maintenir la pression sur le Président Jammeh dont les agissements sont devenus insupportables ».
« Qui règne par l’épée, périra par l’épée » rappellent les jeunes du parti au pouvoir qui demandent entre autre au gouvernement de faire le nécessaire pour venir en aide aux sinistrés des inondations. « La récurrence des inondations a montré, qu’au-delà de la défaillance des infrastructures, cause mécanique de celles-ci, l’accent doit être mis sur l’incivisme, le manque d’éducation citoyenne des populations, et la démolition des habitations anarchiques et irrégulières, véritables causes sous-jacentes de cette tragédie. Dès lors, poursuit le communiqué, un effort de transparence et de rigueur dans l’exécution des plans d’assainissement de l’Etat et de recasement des sinistrés serait, aujourd’hui, une option irréversible. Il aurait pour effet la fin immédiate du business du pompage dans certaines communes, l’aide aux seuls nécessiteux et l’attribution stricte des logements sociaux aux seuls sinistrés » soutiennent-ils.
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Le Sénat en fin de mandat ne saurait être un prétexte valable pour pasticher le plan "Jaxay" de rupture. La vérité est que sa dissolution tire Macky Sall de l'embarras, lui qui en avait promis la tête à nombre d'amis et d'alliés.
Le génie de Macky Sall, le 28 août dernier avec son retour précipité de son safari ambiance en Afrique du Sud, n'est pas d'avoir théorisé la suspension puis la difficile suppression ou dissolution constitutionnelle du Sénat. Plutôt, il aura tiré habilement une conclusion sociale générale de rejet d'une institution pour régler la difficulté politique qui était la sienne de remplir cette coquille vide, mariée sans dot promise à nombre de prétendants, de Idrissa Seck à Mbaye Ndiaye, en passant par Ousmane Tanor Dieng, en dehors de quelques hurluberlus.
Macky Sall a été en effet surpris et dépassé par l'ampleur de la vague de contestations venues de partout ; l'expression "Le Sénat ou la vie" était devenue le moyen de chantage le plus usité ces derniers temps, aussi bien au sein d'un parti inexistant que dans les formations alliées, prises dans leur globalité ou même intra muros. Cette folie soudaine face au pouvoir semble plus sincère et l'emporte de loin, à l'analyse, sur les velléités revanchardes de quelques déçus du mackysme naissant loin des espérances. Le président de la République a alors profité d'une opportunité connue d'avance d'un hivernage pluvieux dans un Sénégal liquide depuis le milieu des années 90 pour régler et le Sénat et la protestation des râleurs professionnels essayant de trouver par l'institution le moyen de manifester leur amertume et leurs désillusions devant la tournure d'une mayonnaise qui refuse de prendre.
Tous connaissent peu, à la vérité, la réalité du Sénat : les chiffres avancés par Macky Sall (8 milliards) ne sont pas ceux de Idrissa Seck (7 milliards). La réalité est très loin de ces élucubrations : le Sénat a fonctionné avec 4,2 milliards en 2011 et vit plus de subventions selon les humeurs de Wade qui allonge ici deux milliards, quatre pour l'Assemblée. Sur ce plan-ci aussi, donc, on est un peu loin de la réalité. Et puis, ce Sénat, il finit son mandat le 16 septembre prochain. Il ne restera alors que les trois mois de l'année à épargner sur le budget...qui n'existera plus après le 31 décembre. Comment prétendre, dans ces conditions, épargner 8 milliards qui ne seront pas reconduits dans le prochain budget puisque l'institution aura disparu ?
Pourtant, il était possible de trouver les sous recherchés tout en maintenant le Sénat en l'état ; Wade avait réglé son problème en 2006-2007 alors que l'institution n'existait plus ou pas du tout. Mais là , Macky Sall aurait permis de vérifier quelques mensonges d'Etat formulés au plus haut niveau, et souvent devant témoins de prestige.