"Je suis venu en France pour retrouver ma dignité, je préfère mourir ici que de retourner là où mon homosexualité me condamne"

  • Source: : Huffingtonpost.fr | Le 11 janvier, 2018 à 04:01:37 | Lu 6103 fois | 60 Commentaires
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"Je suis venu en France pour retrouver ma dignité, je préfère mourir ici que de retourner là où mon homosexualité me condamne"

"Je suis venu en France pour retrouver ma dignité, je préfère mourir ici que de retourner là où mon homosexualité me condamne"
Migrant, Malik me confie: "Quand on découvre un homosexuel dans mon pays, au Sénégal, c'est un événement souvent médiatisé, c'est très grave, bien plus grave qu'un meurtre."

J'ai fait la connaissance de Malik* il y a plus d'un an; il est Sénégalais, venu en France pour échapper aux violences dont sont encore victimes les homosexuels en de nombreux endroits. Je ne l'ai jamais vu serein; il me raconte ses nuits courtes et incommodes, devenues obsédantes, ses angoisses et, plus que tout, l'effroi d'un possible retour au pays. Car il n'est nulle part en sécurité, pourchassé où qu'il aille, chez lui et ici. Malik est sans cesse sur les routes, à la recherche d'un soutien juridique, d'un travail, ou pour remplir des dossiers administratifs. Il déménage aussi fréquemment, dormant là où se présentent de rares opportunités, toutes d'une extrême précarité. Forcé de quitter la France, Malik sera bientôt présenté au juge qui statuera sur son recours.

Aujourd'hui, il a le courage de témoigner de son vécu; il s'agit d'une énième tentative pour échapper au cercle infernal de la violence et de la pauvreté. Il veut s'en sortir, parmi nous, et retrouver la dignité qui lui fut volée.

"La foule" reviendra souvent dans son témoignage. Il s'agit des voisins, de leurs proches, des habitants du quartier; elle est composée d'hommes et de femmes et semble rôder, tourbillonner et s'abattre. Frapper. La foule c'est cette entité mue par la passion et par le goût du sang, cette meute qui nous concerne, car elle incarne, partout dans le monde, nos excitations grégaires, arbitraires et punitives. Elle est un souffle meurtrier dont se nourrissent les bûchers, en tout lieu et à toute époque. Tapie dans l'ombre, elle s'apprête encore et toujours à bondir.

J'ai maintenant une quarantaine d'années et je viens d'un village au Sénégal. A 18 ans, comme beaucoup de jeunes, je quitte mon village pour rejoindre la capitale Dakar et y apprendre la couture. A 26 ans, les choses roulent bien: j'ai un associé avec lequel je gère un atelier de couture composé de trois employés et nous organisons des défilés jusqu'à Pékin. De nombreux projets s'accumulent et nous songeons à moderniser notre entreprise pour notre business. Nous investissons alors dans de nouvelles technologies onéreuses. Chaque machine coûte 3000€; on en a pour près de 10.000€. En cachette -car l'homosexualité est sévèrement punie au Sénégal- je me suis mis en couple avec mon associé. Malgré ce risque, il n'y a aucune raison que je quitte mon pays, j'y suis heureux et tout semble aller pour le mieux.

Je n'ai jamais souhaité me séparer de mon pays mais c'était devenu une question de vie ou de mort.

À cette époque, je suis déjà en couple avec une femme mais notre relation n'est pas officielle. Au Sénégal, une union sans mariage n'est pas tolérée et l'arrivée imprévue de ma fille crée une rupture familiale et sentimentale. Des rumeurs faisant état de ma liaison avec mon associé viennent aux oreilles de la mère de mon enfant. Alertés, ses trois frères défoncent un soir la porte de mon appart. Les voisins, massés en foule, sont rapidement prévenus: il y a un homo dans le quartier. Ils arrivent de toutes parts, s'ajoutent au tumulte et même le chef de quartier, celui qui est chargé du bien-être de la population, prend part aux violences. Quand on découvre un homosexuel au Sénégal, c'est un événement souvent médiatisé, c'est très grave, bien plus grave qu'un meurtre. Mes assaillants décident de m'enfermer chez moi, avec mon copain, en attendant le pick-up de la police. Quand on nous sort de l'appartement, la foule chante, nous insulte, crie, hurle "à mort!". Dans le camion, la police nous force à nous allonger pour mieux nous humilier en nous piétinant. Nous ne serons plus jamais en sécurité.

Arrivés au commissariat, on nous installe dans une cellule dans laquelle sont déjà enfermés plusieurs malfrats. Ces derniers s'opposent vigoureusement à notre présence; il est hors de question de partager leur espace avec des homos. Face au risque de violence, on nous fait dormir derrière le comptoir. On y passe trois jours. Quand l'inspecteur arrive, je nie en bloc notre homosexualité. Il me répond que ses services connaissent déjà mon compagnon mais, à part quelques rumeurs, il n'ont aucune preuve tangible de notre liaison et nous sommes finalement relâchés. Les autorités m'ordonnent de quitter mon quartier, ce que je fais immédiatement. Dehors, pour nous, c'était le chaos: mon ancien atelier était déjà en partie démoli, la foule s'étant arbitrairement chargée de sa destruction. Pendant quatre ou six mois je vis donc ailleurs. Un soir, par hasard, je croise une personne de mon précédent quartier. Il m'agresse, me brise le pied, me casse une dent, et la foule se joint à lui... elle continue à me tabasser, c'est interminable. Euphorique et rassasiée, elle me laisse au sol, inanimé, baignant dans mon sang, me croyant enfin mort. J'ai passé trois jours à l'hôpital dans le coma. Le jour de ma sortie, un médecin m'avertit que mon nom est cité à la radio, qu'on parle de moi partout dans le pays et que, de nouveau, la foule me traque (Malik me montre à ce moment un article récent de la presse sénégalaise le mentionnant et faisant état de sa probable fuite vers l'Europe). Cette fois-ci elle s'assurera que je ne puisse plus jamais me relever, elle souhaite que ça soit définitif. Elle veut ma mort. Je quitte aussitôt Dakar pour rejoindre mon copain. Ensemble, nous organisons mon départ pour l'Europe; je n'ai jamais souhaité me séparer de mon pays mais c'était devenu une question de vie ou de mort.

En 2015 j'arrive en France. Je n'y avais jamais mis les pieds, j'en connais à peine la langue, je balbutie quelques mots et je lis très mal, ce n'est pas suffisant; ici je suis ce qu'on appelle un "illettré". Jusqu'à peu je travaillais illégalement dans une discothèque. J'y étais trois nuits par semaine, pendant dix heures chaque nuit. Je ramassais les verres, nettoyais les déchets, les sols, pour 600€ par mois. Je vivais alors en collocation en banlieue parisienne, nous étions deux dans 10m². Il faut que tu comprennes bien une chose: quand tu arrives en France, quelle que soit ta situation, tu es seul, livré à toi-même. Si tu ne maîtrises pas bien la langue, tu es incapable de remplir un formulaire, sans ressource, tu ne peux même pas te payer un ticket de métro pour honorer un rendez-vous et pour chercher un travail. Tu es complètement déstabilisé, c'est un monde inconnu et complexe. Quand tu es dans ma situation, tu dors mal et tu es constamment angoissé; tu n'es jamais reposé, jamais serein. Dans ces conditions, comment avancer? Aujourd'hui je ne trouve plus de travail, c'est dur, vraiment dur.

J'ai eu la chance de réussir à m'approcher de l'ARDHIS, une association qui s'occupe des homos exilés et qui leur apporte un soutien juridique et moral. Sans elle, je ne sais pas ce que je serais devenu... J'ai fait une demande d'asile mais la situation n'est pas toujours évidente à expliquer et le juge a droit de vie ou de mort sur toi. S'il te croit, tant mieux, tu vas pouvoir respirer et imaginer un avenir paisible. Par contre, s'il ne te croit pas, on te renvoie chez toi et là, que va-t-il m'arriver? Je vais mourir, franchement. Je vis en foyer et passe mes journées à remplir des papiers, à me déplacer pour régler des formalités administratives, j'accumule les amendes dans les transports; je n'ai aucun moyen de payer, je ne possède rien. Je ne parviens pas à me défendre devant le juge. Que répondre quand on me déclare: "Je ne crois pas en ton homosexualité! Pourquoi es-tu devenu homosexuel à ton âge?" J'ai récemment reçu une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Je suis vraiment dans la merde... Je ne demande rien de plus que la permission de vivre en France, enfin je pourrais gagner ma vie honnêtement, vivre librement mes amours, contribuer au pays et m'y intégrer. Je fais de mon mieux, je prends des cours de français, deux heures par semaine, mais je souhaiterais en suivre davantage afin d'être plus autonome et admis dans la société française.

Je suis venu en France pour retrouver ma dignité et je préfère mourir ici que de retourner là-bas.

*Le prénom a été modifié


Auteur: Quentin Houdas - Huffingtonpost.fr






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Commentaire (24)


Anonyme En Janvier, 2018 (05:09 AM) 0 FansN°: 1
il ment il veut juste avoir un papier et ne pas etre rapatrié et vous les gars de seneweb paresseux si vous n'avez pas d'infos à donner fermez la le silence est mieux dans certains cas pauvre types que vous etes
Reply_author En Janvier, 2018 (11:28 AM) 0 FansN°: 1
mort aux homosexuels tuons les tous sans pitié
Reply_author En Janvier, 2018 (19:58 PM) 0 FansN°: 2
c'est bien mon avis . ce malik est un menteur invétéré qui veut simplement rester en france. en réalité, les interventions intempestives de l'ong jamra sur la question de l'homosexualité arrangent bien ce type d'imposteur. car elles leur servent de "preuve " d'une persécution des homos.
Anonyme En Janvier, 2018 (06:05 AM) 0 FansN°: 2
QUEL MENTEUR... ET QUELLE TRISTE CHOSE POUR DEVENIR HOMO A CET ÂGE...



TIEY LE RÊVE D'EUROPE, TOUS LES MOYENS SONT BONS.. CHIMMMM



Aux Maliks Senegalais En Janvier, 2018 (07:49 AM) 0 FansN°: 3
ON NE DEVIENT PAS HOMO PAR CHOIX ON L EST ON LE VIT

JE SUIS HETERO MAIS LES HOMOS ONT LE DROIT DE VIVRE

LEUR VIE DANS LA LIMITE DES LOIS QU IL FAUDRA CHANGER

CAR L HOMOSEXUALITÉ N EST PAS UN CRIME MAIS UNE ORIENTATION

SEXUELLE CONTRE LAQUELLE LA SOCIÉTÉ NE PEUT RIEN

Reply_author En Janvier, 2018 (09:52 AM) 0 FansN°: 1
eh doule way
Anonyme En Janvier, 2018 (08:06 AM) 0 FansN°: 4
des pères de famille le vivent et ça les empêche pas d'aller à la Mecque et de le 'condamné' hypocritement alors vis ta vie tant que ça te rend heureux et dieu l'unique décideur décidera le moment venu pour le reste ils n'ont qu'à insulter et s'énerver autant qu'ils veulent ça n'empêchera pas la vie de continuer. Wasalam
Anonyme En Janvier, 2018 (08:44 AM) 0 FansN°: 5
homosexualité est condamné par toutes les religions relevées il n'y a pas autre commentaire. dans l'islam le prophète loth avait prévenu son peuple de cette déviance immonde sans sucre dieu a retourne la terre sur eux
Anonyme En Janvier, 2018 (09:15 AM) 0 FansN°: 6
C'est une anomalie mais pas un crime car la polygamie et le mariage des jeunes filles de 12 ans, le viol des enfants de 4 ans 8 ans etc...est plus criminel que deux hommes qui s'attouchent avec joie et consentement. Suis pas homo, suis juste un etre juste
Anonyme En Janvier, 2018 (09:50 AM) 0 FansN°: 7
il faut mourir la bas ... si ce que tu ra-contes est vrai..

Pauvre type!

cet article est, à mon avis, une des multiples stratégies de promotion de l'homosexualité.



mais reposez-vous. le peuple sénégalais ne sera jamais d'accord.

Ety force restera aux bonnes moeurs.
Anonyme En Janvier, 2018 (09:53 AM) 0 FansN°: 8
negn dokhane ndeyam goordjiguen bou bone bi
Anonyme En Janvier, 2018 (10:00 AM) 0 FansN°: 9
Tigal fofou yage fa senegal sokhlawoula
Reply_author En Janvier, 2018 (10:23 AM) 0 FansN°: 1
c'est un crime banni par tous les religions ayez la foi le monde c'est juste un passage qui ne dure pas 100 ans alors que l 'au delà est éternel personne ne peut justifier cette déviance satanique
Reply_author En Janvier, 2018 (12:23 PM) 0 FansN°: 1
tu parles de l'au-delà, lan moo lacci woor? juste des x a dit.
Fabu En Janvier, 2018 (10:01 AM) 0 FansN°: 10
Sa datape ndéye domerame
Fabu En Janvier, 2018 (10:01 AM) 0 FansN°: 11
Sa datape ndéye domerame
Reply_author En Janvier, 2018 (10:47 AM) 0 FansN°: 1
tous les pd sont identifies comme les peuple du loth l 'envoyé de dieu qui a prévenu son peuple de déviances satanique mais dieu a rasé ses déviants
Bouba En Janvier, 2018 (11:39 AM) 0 FansN°: 1
"dieu" n'existe pas. il a été créé par l'homme pour vous controler.
Anonyme En Janvier, 2018 (10:48 AM) 0 FansN°: 12
si tu n'est pas condamne en france u sera condamne dans ta tombe.
Anonyme En Janvier, 2018 (12:18 PM) 0 FansN°: 13
En france chez la pute d'Israel, ce pays de pedes juifs?
Anonyme En Janvier, 2018 (12:27 PM) 0 FansN°: 14
si tu homo reste chez les mécreants revien au senegal et nick ta race de malheur domo kharam
Anonyme En Janvier, 2018 (12:43 PM) 0 FansN°: 15


Ceux qui cautionnent l’hommosexualité sont certainement issus de ce genre d’union



Maname sont issus dans le cu de leur père
Anonyme En Janvier, 2018 (12:43 PM) 0 FansN°: 16
Anonyme En Janvier, 2018 (12:43 PM) 0 FansN°: 17


Ceux qui cautionnent l’hommosexualité sont certainement issus de ce genre d’union







Maname sont issus dans le cu de leur père

Reply_author En Janvier, 2018 (13:15 PM) 0 FansN°: 1
si dieu n'existe pas qui t'a créer ca c'est un autre débat on parle de l'homosexuel qui est a bannir on a des enfants et on les éduques en couple homme femme tu sais en france ou ailleurs un jour tu vas être devant ton créateur qui est dieu qui à qualifie vos pratiques de sataniques en illustre le peuple de loth qu'il a rasé de la terre
Other En Janvier, 2018 (10:01 AM) 0 FansN°: 2
la structure de ton cerveau d'humain ne te permettra jamais de savoir d'ou vient dieu
Reply_author En Janvier, 2018 (12:28 PM) 0 FansN°: 1
tu es vraiment un idiot toi avec ta réponse à deux balles la,si dieu a crée l'homme,qui a crée dieu lui méme,d'ou vient dieu?tell me
Anonyme En Janvier, 2018 (20:49 PM) 0 FansN°: 18
Retrouver la dignité de pouvoir se faire enculer...????

Reste là-bas et ne reviens surtout jamais.
Anonyme En Janvier, 2018 (21:38 PM) 0 FansN°: 19
Si on compttait tous ces faux homos qui veulent passer pour de tels pour la paperasse ! On devrait les faire sodomiser par des Chimpanzés pour que ce soit parfait ! Ces salauds, sans dignités ! Pires que les vrais homos salaces !
Anonyme En Janvier, 2018 (04:20 AM) 0 FansN°: 20
President Trump grew frustrated with lawmakers Thursday in the Oval Office when they floated restoring protections for immigrants from Haiti, El Salvador and African countries as part of a bipartisan immigration deal, according to two people briefed on the meeting.

“Why are we having all these people from shithole countries come here?” Trump said, according to these people, referring to African countries and Haiti. He then suggested that the United States should instead bring more people from countries like Norway, whose prime minister he met Wednesday.
Anonyme En Janvier, 2018 (04:40 AM) 0 FansN°: 21
Le président Trump a été frustré par les législateurs jeudi dans le bureau ovale lorsqu'ils ont remis en place des protections pour les immigrants d'Haïti, du Salvador et des pays africains dans le cadre d'un accord d'immigration bipartite, selon deux personnes informées de la réunion. "Pourquoi avons-nous tous ces gens de pays de trou de merde venir ici?" Trump a déclaré, selon ces personnes, se référant aux pays africains et Haïti. Il a ensuite suggéré que les États-Unis devraient plutôt amener plus de gens de pays comme la Norvège, dont il a rencontré le premier ministre mercredi

Reply_author En Janvier, 2018 (08:07 AM) 0 FansN°: 1
la vie est courte et un jour viendra on sera face à notre créateur .
l'homosexualité et les lesbiennes seront que leurs déviances sataniques seront châtiées par l le createur
ou est le peuple de loth? les pogroms décrit dans la religion chrétienne ?
Lébou En Janvier, 2018 (08:24 AM) 0 FansN°: 22
Dieu merci comme tu es partis , nous ne voulons de vos genres au Sénégal .
Anonyme En Janvier, 2018 (08:53 AM) 0 FansN°: 23
Le gars est persécuté au Galsen comme HOMO et persécuté en France comme Nègre Clandestin,mais il préfère dénoncer la persécution au SENEGAL!!
Anonyme En Janvier, 2018 (09:25 AM) 0 FansN°: 24
Ce n'est pas notre affaire.

La France n'a qu'à lui accorder l'asile puisqu'ils aiment bien défendre les droits des homosexuels.

C'est plus facile de lui accorder l'asile que de donner aux homos le droit d'adopter des enfants.

Qu'ils soient conséquents avec leurs choix.

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