
Du nouveau dans l’affaire du double meurtre de Medinatoul Salam ! La reconstitution des faits avant-hier, lundi, a permis de savoir où était cachée l’arme. En effet, lors de cette épreuve, Serigne Khadim Seck, qui a tiré les coups de fusil, s’est dirigé à un endroit derrière la cuisine. Le membre de la sécurité du guide des Thiantakounes, Cheikh Béthio Thioune, a, selon L’As, expliqué qu’il avait caché l’arme à cet endroit pour qu’elle ne tombe pas entre d’autres mains.
« Le Cheikh m’avait remis ce fusil de chasse bien avant l’élection présidentielle de février 2012, pour sa sécurité », a-t-il confié. Serigne Khadim Seck de faire savoir qu'« après avoir été éconduit par le Cheikh, qui avait refusé de les recevoir, les victimes Bara Sow et Ababacar Diagne ont provoqué une bagarre contre les autres Thiantakounes. Il y a eu des coups de machettes et de gourdins ». Ce qui fait, dit-il, qu’en dehors des traces de coups de feu, des blessures portées par des armes contondantes ont été constatées sur le corps de Bara Sow. Selon lui, s’il a tiré, c’était pour obliger tout le monde à cesser la bagarre.
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GRAVE !!
Monsieur Béthio Thioune, avant d’être arrêté, a participé à une campagne électorale en tant que citoyen mais avec une option politique claire. Le procureur de Thiès a violé le principe de la présomption d’innocence en faisant une conférence de presse où il a mis en cause Béthio alors que ce dernier n’avait pas encore été entendu. Et le ministre de la Justice n’est pas étranger à cette conférence de presse parce que le procureur de la République ne peut pas faire une telle sortie sans l’autorisation du ministère. Le refus de la mise en liberté provisoire de Béthio malgré sa maladie et malgré ses garanties de représentation ne repose pas sur le droit. Mais nous allons faire rétablir la justice parce que c’est notre droit en tant qu’avocats. Nous allons chasser la politique de la justice.
Vivement que le droit soit dit en dehors de toute politique!
Le procureur rentre avec le Cheikh dans sa chambre, accompagné du Juge d’instruction. Au bout de 20minutes, il sort se rend dans la cour et dit aux militaires :
Allez-y, tirez !
Ils lui répondirent :
C’est la troisième fois qu’on tire !
Il retourne bredouille et hagard à l’intérieur des appartements du Cheikh en rouspétant :
-- C’est impossible, c’est impossible.
cheikh bi moo yabaaté rek!
kmen peut on pretendre eduquer ses thakhagounes et kils te cachent kils ont commis un crime?
Cheikh bi boul gnou fontoo waay!
Depuis le debut de l'enquete tu mens sur tous les plans!
Ta