Sédhiou : Des jeunes de Tanaff dans la rue pour des infrastructures

  • Par : Seneweb News | Le 07 avril, 2013 à 10:04:23 | Lu 4970 fois | 3 Commentaires
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Sédhiou : Des jeunes de Tanaff dans la rue pour des infrastructures

« Tanaff dort, se réveille et s’active depuis belle lurette dans tous les maux. Il est temps qu’on se fasse entendre », a martelé Mamadou Lamine Dramé, le porte-parole des jeunes de Tanaff.Des jeunes qui étaient ce samedi dans la rue pour des réclamer des infrastructures socio-économiques de base. En effet, soutiennent-ils, la jeune commune de Tanaff, la quatrième du département de Goudomp, manque du nécessaire. 

« L’état de nos routes pose un véritable problème de mobilité », a dit Mamadou Lamine Dramé qui fait allusion aux routes ciselées par les eaux de ruissellement. Sur l’éducation, il dira que « c’est seulement à Tanaff, qu’on voit un lycée dont 24 de ses salles de cours sont en abris provisoires et ce, depuis sa création il y a quatre ans. Nous voulons un lycée moderne digne d’une commune », ont-ils réclamé.Déroulant toujours leur tapis de doléances, les jeunes ont également réclamé l’érection du poste de santé communal en centre de santé. 

Ils exigent aussi la reprise des travaux de l’hôtel de ville suspendus par la seule faute de l’entrepreneur qui a pris la clef des champs sans crier gare et sans raison. Le maire Ibrahima Gomis, qui a parfaitement adhéré à la plateforme revendicative des jeunes, leur a promis pour sa part un soutien de taille. Et le sous-préfet de Simbandi Brassou qui réside à Tanaff, a rassuré les jeunes en ces termes : « vos doléances seront transmises à qui de droit ».


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Commentaire (3)


Ndiayde En Avril, 2013 (12:55 PM) 0 FansN°: 1
il fallait demander des infrastructures avant de demander une statut de Région qui n'a pas de sens !!
@ndiayede En Avril, 2013 (14:47 PM) 0 FansN°: 2
ils avaient rien demandé avant non plus!!!!!
Mane Moussa En Avril, 2013 (19:59 PM) 0 FansN°: 3
Il est dommage d'avoir attendu si longtemps pour poser des doléances qui ne donnent pas la priorité à l'essentiel qui aurait dû être l'accélération des travaux de la route du sud. En effet, cette construction aurait pu créer des milliers d'emplois pour ce nouveau département. Ainsi, par la création de richesses, les populations seraient invitées à payer des impôts qui permettraient de terminer la construction des infrastructures. Franchement, je répète la même chose depuis cinq ans pour Simbandi Brassou qui est un arrondissement; une entité administrative ne peut se développer avec les seules subventions de l'état; il est impératif et important que les populations payent les impôts. D'ailleurs, d'où viennent ces supposées subventions? De la sueur d'autres personnes bien sûr! Et alors, il faudrait continuer à entretenir un semblant de mine de trésor intarissable? De grâce, payons les impôts, privons les navétanes des subventions des communes et achevons la construction de nos infrastructures. De notre temps, les subventions aux navétanes n'existaient pas. Que faisions nous? Simple comme un bonjour, nous nous organisions en associations qui organisaient des soirées dansantes, du théâtre et des groupes de travaux champêtres qui aidaient ceux qui avaient des moyens financiers dans les champs de nos propres parents. A cette époque, il n ' y avaient jamais de filles enceintes car toutes étaient nos sœurs. D'ailleurs, j'ai eu l'occasion d'assister à un conseil communal en décembre 2012 à Simbandi Brassou; de quoi parlait le Chef d'Arrondissement? De l'acquittement des impôts dont je parlais depuis cinq ans, car enfant, j'ai vu mon propre père les collecter pour l'état et nos parents de cette époque ne disposaient pas de champs d'anacardiers. Les présidents des communautés rurales et celui de Simbandi Brassou n'a que son représentant sur le terrain avec quelques délégations de signature et nous voulons que tout marche!!!! Enfin, élisons nos représentants en dehors des sacs de riz déposés la veille des élections aux portes des conseillers qui engagent la vie de leurs enfants pendant cinq ans pour un simple sac de riz.

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