CORPS MUTILES, DROITS BAFOUES : Ces voix qui se lèvent pour briser la tradition de l'excision
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CORPS MUTILES, DROITS BAFOUES : Ces voix qui se lèvent pour briser la tradition de l'excision
À l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines ce 6 février, le regard clinique vient confirmer les témoignages de terrain. Hémorragies, infections, troubles urinaires, infertilité, fistules obstétricales ou souffrance psychologique durable : loin d’être un simple rite, l’excision constitue une mutilation aux conséquences lourdes, parfois mortelles.
Corps mutilés, droits bafoués : Ces voix qui se lèvent pour briser la tradition de l'excision (1/3)
Corps mutilés, droits bafoués : Ces voix qui se lèvent pour briser la tradition de l'excision (1/3)
Dans la région de Tambacounda, les cas de fistules obstétricales étaient autrefois fréquents. Ces lésions sont principalement causées par des accouchements non assistés par du personnel qualifié.
Dans l’ombre discrète des villages reculés du Sénégal, certaines souffrances restent silencieuses, ensevelies sous le poids des traditions et du manque de soins. Hawa Diaw, mariée à l’âge de 13 ans, en est une illustration parfaite.
Sa vie, marquée par la fistule obstétricale, est un parcours parsemé de douleurs physiques intenses, d’abandon conjugal et de précarité économique. Pourtant, Ramata Niang, c’est son nom, au cœur de ces épreuves, a puisé sa force dans l’amour indéfectible de sa famille et l’espoir tenace d’une guérison qui lui redonnera la dignité et la sérénité. Mère de quatre enfants, elle incarne le visage poignant de cette réalité trop souvent oubliée.
À Koumpentoum, localité de la région de Tambacounda, le district sanitaire du département, qui polarise 24 postes de santé, ne compte qu’un seul bloc opératoire pour toutes les urgences.