[Profil] Allan Petre, le Sénégalais qui a rejoint la NASA à seulement 24 ans
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[Profil] Allan Petre, le Sénégalais qui a rejoint la NASA à seulement 24 ans
« Bâtir un avenir culturel solide, inclusif et créatif pour la Guinée : la vision du programme Simandou 2040 », M. Moussa Moïse Sylla, Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat
Primes des Lions : onze éléments type d’une analyse économique pour un impact multigénérationnel (Par Pr Thierno Thioune, économiste)
Une cérémonie de passation de service s'est tenue au commissariat du premier arrondissement de Thiès, en présence du sous-préfet de Thiès-Sud
Le complexe du « décomplexé » (Par Adama Ndiaye)
C’est officiel ! Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a lancé les travaux du projet de construction d’un immeuble waqf public au profit des Daara
Ndioum : quand la fin des projets menace l'assiette des écoliers
[Lumières de la Foi] Serigne Khadim Lô Gaydel : L'âme de Touba Bakhdad et le gardien du « Foulkou »
Le lait en poudre : Enquête sur un « faux lait » qui menace la santé publique
Au lendemain des heurts qui ont secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé un plan d'action musclé.
Depuis le weekend du 7 au 8 février 2006, l’actualité nationale au Sénégal est fortement
Rêve brisé, innocence volée : La face sombre du business des centres de formation au Sénégal
Avec un taux d’accès à l’eau potable qui frôle les 96%, la région de Kaffrine pourrait apparaître comme un modèle en milieu rural
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KFC Sénégal passe à la vitesse supérieure et frappe encore fort en ouvrant ses portes dans le quartier huppé des Almadies à Dakar
L’Etat-major général des armées veut créer une véritable synergie entre les chercheurs, les investisseurs et l’ensemble des acteurs publics et...
Décès du sous-lieutenant Ndour à Sédhiou : Thiès attend dans la tristesse la dépouille de son fils
A Abidjan, un centre d'accueil pour sortir de la drogue et des "fumoirs"
A Abidjan, un centre d'accueil pour sortir de la drogue et des "fumoirs" Dans un quartier cossu d'Abidjan, il faut emprunter une petite porte discrète pour accéder au Centre d'accueil, de soins et d'accompagnement (CASA), où se retrouvent des usagers de drogues, particulièrement vulnérables et marginalisés en Côte d'Ivoire. Ce pays côtier de l'Afrique de l'Ouest est devenu ces dernières années un pays de transit du trafic international d'héroïne, de cocaïne ou de médicaments dont l'usage est détourné. Et s'il existe peu de données officielles sur la consommation, le docteur Fériole Zahoui, addictologue au CASA estime "entre 30.000 et 40.000 le nombre d'usagers de drogue à Abidjan", trois à quatre fois plus qu'il y a dix ans. Grâce au bouche à oreille, le centre, ouvert en 2018, s'est fait peu à peu connaître et accueille maintenant quotidiennement une vingtaine d'usagers qui viennent se reposer, se laver, mais aussi bénéficier d'un accompagnement social, médical et psychologique adapté, gratuit. Car la Côte d'Ivoire n'a pas choisi la voie du tout répressif contre les usagers de drogue: une loi de 2022 a réduit les peines pour les consommateurs, de 1 à 3 mois de prison au lieu de 1 à 5 ans auparavant. En fin de matinée, le calme règne dans la salle de repos du CASA: certains somnolent, d’autres bavardent ou regardent la télévision. En poussant les portes, on trouve une pharmacie, un laboratoire dédié au dépistage, des salles de consultation, une infirmerie… Un véritable centre médical en circuit fermé aux allures de foyer chaleureux, discret pour ne pas déranger les riverains. Pour beaucoup, le CASA est avant tout une maison, et sa communauté une famille sur laquelle compter quand l’addiction a tout emporté. Auprès de sa compagne endormie au sol, Hassan Mohana raconte à l'AFP qu'il vient tous les jours prendre son traitement de méthadone, substitut de l'héroïne, mais également se reposer et se doucher avant de commencer son travail de nuit. "Ça m'a permis de me retrouver, de garder un travail, de me réinsérer dans la société", explique l'homme de 40 ans, qui fréquente le CASA depuis son ouverture. L'héroïne et le "Kadhafi", mélange de tramadol et d'alcool, populaire par son prix bas (moins d'un euro la dose), sont les principales drogues consommées par les usagers qui fréquentent le centre. Le CASA distribue de la méthadone, un substitut qui a permis à Mamadou Touré de connaître "une deuxième naissance", en arrêtant l'héroïne consommée depuis l'adolescence. "Pendant des années, j'alternais entre le fumoir et la prison", témoigne l'homme de 47 ans. Aujourd'hui, il dit avoir trouvé un sens à sa vie: il est devenu éducateur pair au centre, un référent qui aide les usagers à s'en sortir à leur tour. - "Comme des chiens" - Sa fille de neuf mois endormie contre sa poitrine, Massita Konaté se rappelle l'enfer des fumoirs, où elle a vécu pendant des années. "Les gens y meurent comme des chiens, personne ne vient les chercher", témoigne la jeune maman, dont les avant-bras portent les stigmates des injections d'héroïne. A 35 ans, Massita aussi est sous méthadone. Si elle a retrouvé un appartement, elle continue de passer ses journées au CASA pour "être avec des gens qui (la) comprennent". Le CASA ne peut accueillir tous les consommateurs: alors, des maraudes sont menées dans des fumoirs, aussi appelés ghettos. Dans ces abris de fortune, les usagers fument du crack, du cannabis, s'injectent de l'héroïne, et essayent de survivre. Un bon accueil est réservé aux visages familiers des bénévoles et employés de CASA, venus faire de la prévention, distribuer des préservatifs ou des seringues à usage unique. "On n'a pas la force, on est faibles. Mais avec de l'aide, on peut changer, et travailler", assure David Junior, 34 ans. "Beaucoup de personnes malades au fumoir n'osent pas venir au CASA", explique Anicet Tagnon, responsable des activités communautaires. "C'est donc le centre qui se déplace vers eux", poursuit-il. "Il y a un fort enjeu d'information. Certains ne savent même pas qu'ils pourraient avoir accès à de la méthadone", appuie le Dr Fériole Zahoui. Depuis son ouverture, sous l'impulsion de Médecins du Monde et géré par l'ONG Espace Confiance, le CASA estime avoir accompagné plus de 3.000 personnes. Son fonctionnement annuel coûte environ 218.000 euros, financés en grande partie par l'agence de coopération Expertise France.
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