Vision d'une villageoise depuis le Canada - Partage de gâteau sénégalais - Réformes attendues :

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  • Article ajouté le : 18 Mercredi, 2012 à 15h30
  • Author: eca fiad

Vision d'une villageoise depuis le Canada - Partage de gâteau sénégalais - Réformes attendues :

Notre conception d'une initiative de la diaspora théorisée depuis 2008, vise l'optimisation de nos dépenses afin d'obtenir plus d'impactes, de réalisations auprès de nos couches sociales les plus vulnérables. Et non de tout faire pour être élu(e) (s) forcément dans nos institutions.

Car d'emblée, nos institutions sont engorgées et dépensent beaucoup de ressources au détriment de nos populations abusées, comme décrit dans mon précédent article.

Au fil des ans, on se rend compte que l'engagement vrai demande beaucoup de sacrifices et unit les citoyens réellement impliqués sans attente en retour, sans attente de promotion personnelle ou d'une entreprise... Et on trouve souvent dans différents chantiers, les mêmes personnes engagées qui aiment se retrouver ensemble, car ils savent ce qui les unit ; qui est différent de la recherche d'un poste dans une institution nationale, et/ou du gaspillage.

Dès que nous voyons par exemple une rencontre ou une soirée de Gala ... qui a occasionné des dépenses de milliers de dollars, nous nous disons subitement que cet argent pouvait servir à créer un robinet dans un village du Sine, de Louga, de Kédougou ... ou les femmes fournissent beaucoup d'énergie et de temps pour puiser de l'eau.... Hélas, nous n’avons aucun pouvoir de décision, nous apportons juste notre humble contribution avec la FIAD.

Quand nous voyons une institution comme l'Assemblée Nationale Sénégalaise dépenser discrètement 40 millions de Fcfa par mois, en fonds politiques alors qu'il ya tellement de priorités, nous nous sentons génés. Mais que pouvons-nous faire, à part dénoncer dans le blog ci-dessus ou notre site web?

Voilà ce qui motive, notre dynamique d’engagement qui ne soutient à date, aucun politique, ni ne combat aucun coalition, mais vise tout simplement l'équité, la justice sociale et la défense des droits et libertés citoyens sous plusieurs formes.

Au jour d'aujourd'hui, le Sénégal, l’Afrique, le monde, ont besoin de personnes qui se soucient du bien des couches sociales vulnérables, abusées ; et qui ne peuvent pas se défendre. Le Sénégal n'a plus besoin d'un partage de gâteau ou chacun cherche à gagner sa part et laisser le bas peuple dans sa souffrance chronique qui a duré des siècles.

Nous sommes pour une diaspora qui va peser à travers ses avis objectifs, pour une optimisation de la gestion de nos ressources afin d'investir le résidu de l'argent dans des projets de développement qui vont servir le bas peuple, les paysans, les étudiants, les enfants, les femmes vulnérables, les artisans… Bref ceux qui ne gagnent pas bien leur vie et qui ont besoin de justice sociale, de compassion, de soutien et de solidarité.

Combien de femmes meurent sur les routes tumultueuses de certains villages quand des sénateurs, des députés, des DG, des ministres se partagent des millions, parfois non mérités. Nous dénonçons certaines de ces pratiques non réglementées avec la plus grande énergie. Sénégal, ‘’gnenn gni, sunu jekkee rek, fatte seeni morom’’.

Le moment est venu, pour que des citoyens se sacrifient et luttent pour d'autres moins nantis, pour une équité dans le partage de nos ressources, qui a davantage, basculé avec le régime de Monsieur Abdoulaye Wade ; qui a fabriqué plus de milliardaires, au détriment du bas peuple.

Une partie du rôle de la diaspora sénégalaise aujourd'hui pourrait constituer à cotiser et/ou déposer de l’argent dans un fond d’investissement … pour réaliser des projets qui généreraient de l'emploi pour nos jeunes qui prennent les pirogues. C'est ainsi que le font les diasporas asiatique et brésilienne. L’effet masse peut surement aider dans ce sens.

Notre rôle aujourd'hui est d'empêcher cette partie de l'immigration où des hommes restent 8 ans, 15 ans … sans voir leurs femmes et leurs enfants nés derrière eux ; qui demandent souvent : ‘’Maman quand est-ce que Papa va revenir?’’. En ce moment, certains de ces immigrants jouent au cache-cache avec les policiers italiens ou autres pour survivre et faire vivre leur famille lointaine. Et certaines de leurs femmes esseulées, puis acculées par le besoin naturel biologique malgré la forte pression sociale et religieuse finissent dès fois, par faire dans des cas d’homicide, en cas de grossesse non désirée. 

Notre rôle serait de nous organiser en visant des projets consistants afin d'éviter que certains de nos compatriotes immigrent illégalement et soient rappatriés de façon inhumaine dans certains aéroports occidentaux ; ou soient obligés de vivre dans une solitude et/ou une forme de marginalisation plus ou moins prononcée selon les pays d’accueil, qui ne disent plus leurs noms.

Tout ceci ne veut pas dire que la représentativité des sénégalais de la diaspora ne pourrait pas être appliquée si elle est requise et utile pour le peuple(en terme de qualité des ressources humaines visées), mais elle n’est pas la priorité primaire, ni altruiste. 

Après le 23 juin, on se rend compte que beaucoup d’acteurs qui se disaient lutter pour le peuple ont trouvé leur grasse part du gâteau sénégalais. Et le vrai peuple est resté encore dans les mêmes conditions ou des conditions similaires. Tel ne devra pas être le cas. Il faudrait peut être une continuité dans l’action et les objectifs, une conviction désintéressée. Lou gneuw fek laci nak, muy nonu. Le peuple sénégalais veut de profondes réformes qui auront des impactes majeurs dans sa vie de tous les jours. Et nous attendons impatiemment ces réformes du régime actuel.

Si les gens de Benno n’avaient pas refusé entre eux ; ce qu’ils ont accepté aujourd’hui(en se rangeant derrière M. Macky Sall), on aurait probablement un régime Benno qui appliquerait la charte de bonne gouvernance des Assises Nationales issues du Géni créateur sénégalais, au grand bénéfice du peuple sénégalais.

Mais ils ont refusé, niet, ‘’jiital seen beug beug ak seeni guis guis. Animu tey, gnoongui buuxanté ci ganaw’’ M. Macky Sall(qui aurait mis à disposition, une partie de notre patrimoine selon les accords signés avec la France). D’autres auraient tout simplement sacrifié la représentativité plurielle de leurs partis politiques pour mieux prendre leur part du Gâteau sénégalais.

Les oiseaux qui nous cassaient les oreilles régulièrement, auraient-ils discrètement pris leur part du gâteau sénégalais pour ensuite se taire? Nous demandent moult citoyens. Va savoir.

Alors diaspora sénégalaise, citoyens, dirigeants et élu(e)s, souvenons-nous que l’affaire ne devrait pas être principalement ce partage de gâteau mais plus, et encore plus.

Bien cordialement
Mme Khady Faye Diop
ECA - FIAD 
www.fiad.ca

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Anonyme - #1

Felicitations Madame Diop. Depuis 3 Mois Je Me Sentais Seul Dans Ma Perception De Ce Nouveau Pouvoir Meme Si Au Depart Je Me Suis Battu Pour Le Depart De Wade.mais Je Savais Que L Enjeu Nen Valait Pas La Chandelle.heureusement Qu Il Y A Des Intellectuels Comme Toi Qui Comprennent Les Enjeux Et Les Apprehendent Avec Courage Et Lucidite.

le Jeudi 19 Juillet, 2012 à 00:43:39RépondreAlerter

Eca_fiad - #2

Merci Bien Anonyme. Dommage, Nous Avons Actuellement Un Long Code Bizarre Au Début De Tous Nos Articles, Visible à Tous. Nous L'avons Signalé à Seneweb Et Espérons Qu'il Sera Résolu Bientôt.

le Jeudi 19 Juillet, 2012 à 05:40:05RépondreAlerter

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