La Chine en Afrique

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Les acteurs, instruments, doctrines et modalités de financement de développement déployés par la chine dans les pays en développement.

 

La chine propose une formule de développement fondé sur le secteur des infrastructures avec des visées commerciales de long terme (notamment minières) Vircoulon (2008). C’est une stratégie qui est en contradictions des philosophies de développement humain et de la sécurité humaine actuelle en vogue au PNUD.

En effet, la Chine exploite d’une part les failles dans les relations paternalistes entre les occidentaux et les pays en développement, et d’autre part les Chinois ont développé une politique de coopération économique avec l’étranger qui se situe aux antipodes de celle pendant longtemps pratiquée par les Occidentaux. Dès lors qu’elle eut vite appréhendé les similitudes entre sa culture et celle des Africains, la Chine resta fidèle à une politique de flexibilité dans sa politique de coopération économique avec notamment les États du continent. Ses aides financières aux pays africains ne sont en rien liées au respect des valeurs démocratiques, des droits humains et d’un contrôle rigoureux de l’usage des fonds. En effet, la diplomatie chinoise met en avant le « modèle chinoise de développement » et de la notion de relation « gagnant-gagnant » qui décrit un partenariat qui ressemble beaucoup au « traide, not aid ».

La chine poursuit deux objectifs de financement : la politique étrangère et le développement économique. Pour le premier, la chine voit les pays en développement (notamment africains) comme indispensables en ce qu’ils constituent une puissance politique au sein de l’ONU et leurs rôles significatifs sur la scène mondiale. Pour ce qui de l’objectif du développement économique, la Chine veut subvenir à ses besoins grands en énergie afin d’assurer la durabilité et da croissance économique, notamment dans l’industrialisation.

Le mode d’investissement qu’il soit directe, en capital ou en infrastructure repose sur trois modèles : le modèle « Angola », le modèle de la Joint-venture (JV), et le modèle « Multinationale à capital chinois », Wang (2014). Il faut noter par ailleurs que ce mode de financement fait intervenir toujours les mêmes acteurs publics (banques publiques, assurance d’Etat, et instances du gouvernement central ou local)

Modèle « Angola » qui consiste en un prêt à taux préférentiel entre la Chine et le gouvernement du PED, en contrepartie ce dernier exporte des produits miniers (surtout énergétiques).

Par l’intermédiaire de l’Exim Bank (China Export-Import Bank), le Groupe de pétrochimie chinois vire la somme due sur le compte ouvert par le ministère du PED (Angola), ainsi l’achat du pétrole est effectué sans passer par le marché international. De même, toute exportation qui s’effectuera entre les deux pays donne lieu à l’octroi de crédit acheteur par la même banque.

La Joint-Venture (exemple : Anhua Mining Investment, Titan Minin, Covec et Seiza Mining) dans le cas du Congo. Ces entreprises créent avec des entreprises locales des joint-ventures pour s’assurer une partie des d’exploration et d’exploitation.

En fait, la partie chinoise amène les capitaux, les machines et équipements, les technologies, l’assistance technique et de la gestion, pendant que celle africaine se charge de fournir les murs et terrains, l’infrastructure et la main d’œuvre. Il faut noter que les salariés locaux doivent représenter plus de 60% de l’effectif total.

Le modèle « multinationale à capital chinois » consiste en une implantation d’entreprise chinoise sur le sol du PED, et a pour objectif de moderniser les activités sectorielles locales à travers le transfert de technologies et de gestion.

L’investissement public de l’Etat chinois repose sur trois types de prêt à taux d’intérêt préférentiel : les prêts préférentiels du gouvernement, les crédits acheteur à l’exportation préférentiels, et les prêts spéciaux au développement de PME africaines, Wang et You (2014).

Les prêts préférentiels du gouvernement, est un crédit à moyen ou à long terme avec un taux d’intérêt de l’ordre de 3% à destination de l’entreprise chinoise dont la totalité est assurée par l’Etat chinois et dont la durée est vingt ans. Les crédits acheteur à l’exportation préférentiel, s’agit d’un crédit à moyen ou à long terme avec un taux d’intérêt de l’ordre de 3% à destination de l’entreprise du pays en développement (africaine), dont 85% du prêt est assurée par l’Etat chinois et les 15% sont à négocier par l’entreprise demandeuse avec une institution financière qui complète le prêt et a pour durée vingt ans aussi. Pour les prêts spéciaux au développement de PME africaines, l’Etat chinois se focalise cette fois-ci sur les petites et moyennes entreprises africaines en collaboration avec les partenaires chinois. Il s’agit d’un crédit à court terme d’une durée de cinq ans maximum.

De nombreux acteurs sont impliqués dans les prêts préférentiels de l’Etat chinois. On peut citer : la Banque d’Import-Export de Chine et la Banque du Développement de Chine ; du prestataire qu’est SINOSURE pour cautionner les crédits octroyés, et des quatre instances que sont le Comité de Gestion et de Contrôle des Actifs d’Etat de la République Populaire de Chine, la Commission Nationale du Développement et de la Réforme de la Chine, le ministère du Commerce, et l’Administration Nationale des Changes.

 

 

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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