Désigner une personne, un peuple par les termes ''Nare'' – ''Toubab'' – ''Gnak (Ñak)'' est – ce du racisme ?

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: diarra mame

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Elles sont de plus en plus nombreuses les personnes de divers horizons qui visitent quotidiennement seneweb, le portail n'est plus un site exclusivement ''Sénégalais'', il est de plus en plus consulté par nos frères Mauritaniens – Maliens – Ivoiriens – Congolais, par nos lointains cousins Marocains – Algériens – Français – Belges....... et tant mieux !

Face à un tel succès des éclaircissements s'imposent pour mieux permettre à certains ''étrangers'' avec qui on débat dans le virtuel ou tout simplement qui vivent parmi nous de mieux comprendre certaines expressions que des Sénégalais emploient régulièrement.

Si vous venez au pays de la Téranga il n'est pas rare d'entendre des mots comme ''Toubab'' – ''Nare'' – ''Gnak'', faut-il se vexer ? le prendre mal ? le considérer comme du mépris ? de l'arrogance ? du racisme ?

Voyons d'abord la définition et l'origine de ces expressions :

''Toubab'' en langue wolof désigne l'ensemble des peuples occidentaux qu'ils soient Français – Américains ou Allemands, c'est une expression employée pour nommer les peuples dits ''blancs'', c'est un mot wolof qui s'est répandu par la suite pour être adopté par les peuples Maliens, Gambiens, Guinéens, Ivoiriens, Mauritaniens....

''Nare'' est une expression utilisée pour désigner l'ensemble des groupes arabes-berbères et maures, à l'origine ce mot est arabe et dans cette langue il désigne littéralement le ''feu''. L'entrée de cette expression dans le vocabulaire wolof remonterait vraisemblablement à l'époque des razzias et au début de l'islamisation, selon la tradition orale les maures et les arabes, lorsqu'ils venaient se ravitailler en esclaves ou pour islamiser les noirs, avaient l'habitude de mener leurs raids sur des villages et incendiaient tout sur leur passage aux cris de «nare – nare -nare» (feu – feu – feu) c'est de là que vient le terme ''Nare'' en wolof comme pour désigner littéralement ''ceux qui mettent le feu''.

''Gnakk ou Ñak'' signifie frontière ou limite (à ne pas confondre avec ''Aleu'' qui désigne la forêt), au Sénégal cette expression est employée pour désigner des peuples noirs africains avec qui on a pas eu à partager historiquement le même pays, ainsi donc le Malien – le Guinéen – le gambien – le Mauritanien – le Nigérien avec qui on a partagé le même pays (empire du Mali, empire du Ghana, empire Songhai...) n'est pas nommé ''Gnakk'' en revanche congolais – Nigérians - Ivoiriens le sont dans l'expression populaire.

Faut – il y voir du racisme ou de l'arrogance ? Ça dépend de qui le dit et sur quel ton. C'est comme le mot noir, il n'est pas une insulte en soi même, il le devient si on y ajoute le terme ''sale''. L'usage du mot ''Toubab'' n'est pas raciste, l'emploi du mot ''Gnakk'' non plus, la preuve il est fréquent d'entendre l'expression ''sounou mbokk gnakk yi'' (littéralement nos amis ou nos frères gnakk), quant au terme ''Nare'' il a perdu sa signification d'origine la preuve les sénégalais vous diront ''sounou yonenté bi nare la wone'' (notre prophète était un arabe) et non notre prophète était ''un feu ou le feu''.

L'humain par nature à l'habitude de nommer tout ce qu'il voit, on ne peut donc pas reprocher à nos ancêtres qui n'avaient pas cette notion de nationalité (toute récente) et à une population analphabète pour l'écrasante majorité de maintenir sa façon de nommer des peuples.

D'ailleurs n'est ce pas là la preuve que nos ancêtres, considérés pourtant comme naïfs et primitifs, avaient bel et bien le sens de l'existence de grands ensembles culturellement proches ou homogènes qui transcendent les frontières tracées par le colon ? Ah si l'union africaine s'en inspirer peut être qu'il n y aurait eu que 4 à 5 pays maximum en Afrique. Rêvons ! Il est toujours permis de rêver non ?

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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