Lettre ouverte au président Macky sall : Attention monsieur le Président....nous ne voulons pas d'une France À-fric !!!

International
  • Article ajouté il y a 17 octobre 2012
  • Author: diarra mame

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Monsieur le président, tout d'abord permettez moi de vous adresser mes félicitations suite à votre élection à la tête de la République Laïque du Sénégal, cette nouvelle alternance vient consacrer la maturité démocratique du Sénégal par ailleurs seul pays Africain qui n'a pas connu depuis les indépendances ni une dictature – ni un coup d'état militaire et ou une guerre civile. Cette exception mérite bien d'être saluée d'autant plus qu'elle vient clouer le bec aux afro-pessimistes qui pensent que la démocratie est inadaptée au continent noir.

Toutefois, les premiers actes posés en matière de politique étrangère depuis votre accession à la tête de l’État nous semblent pour le moins troublants. L'ancien et mythique président Français Charles de Gaulle disait ''les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts'', c'est d'ailleurs au nom de ces intérêts très particuliers qu'il avait décidé d'interdire la présence des bases militaires américaines sur son territoire et ce malgré le péril communiste aux frontières.

Si donc, monsieur le Président, ce premier voyage permet de raffermir les liens entre les deux peuples nous disons: tant mieux. Cependant, il ne doit pas être une occasion pour remettre en place ou renforcer l'obscur système de la France À fric.

Quoique l'on dise Maître Abdoulaye Wade a eu le mérite de diversifier les partenaires économiques et financiers du pays, ce serait un grand recul que de revenir à un système de partenariat unipolaire qui par nature est peu stratégique pour un pays aspirant à la souveraineté.

Comprenez donc nos inquiétudes sur la notion d'aide budgétaire d'urgence quand on sait que le Sénégal peut facilement mobiliser le triple de cette somme s'il fait appel aux marchés financiers ou même aux banques et entreprises africaines qui ne demandent qu'à prêter leur argent à des pays stables comme le nôtre pourvu qu'on fasse preuve d'un minimum de sérieux.

Comprenez aussi nos questionnements sur les rumeurs de plus en plus persistantes d'un éventuel retour de Bolloré au port autonome de Dakar, faudrait-il rappeler qu'en 80ans de présence au Sénégal l'entreprise de ce rentier n'a effectué aucun investissement sérieux qui puisse propulser Dakar comme l'un des plus grands hubs portuaires de l'Afrique ?

Ceux qui disent que le Sénégal est un pays pauvre sans ressources donc inintéressant pour la France et les autres grands pays se trompent lourdement ou du moins font preuve d'une analyse superficielle.

Rappelons que chaque année via la SONATEL,dont France telecom est actionnaire, c'est près d'une centaine de millions de dollars qui quittent le Sénégal pour l'hexagone, il en est de même sur l'attribution de chantiers pour les travaux publics, les cabinets de Consulting.........

Si on fait la somme ce sont des centaines de millions d'euros voire quelques milliards de dollars qui, via divers circuits, quittent chaque année le pays de la Téranga à destination de la France. Alors, le Sénégal pays sans enjeux ? Pays inintéressant ? Pas si sûr !! Il suffit de prendre cette somme multipliée par la cinquantaine de pays que compte le continent noir pour se rendre compte de la saignée annuelle.

Après le ''les pays n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts'' de Charles de Gaulle nous avons eu droit à ''la France n'a pas besoin de l'Afrique'' de Nicolas Sarkozy puis du tristement célèbre ''les Africains ne sont pas entrés dans l'histoire''.

Qui a tort ? Qui a raison ? nous ne jugeons pas ! Toutefois reconnaissez aux citoyens africains en général et aux sénégalais en particulier le droit de privilégier leurs intérêts, ceux de leur pays et tout porte à croire que ceux ci résident dans la multiplication de leurs partenaires économiques et financiers.

Ainsi donc, monsieur le président, libre à vous de croire à l'amitié sincère de votre frère Sarkozy (comme vous l'avez répété ''N'' fois lors de la conférence de presse) mais permettez nous de vous rappeler que les intérêts du pays doivent primer sur les relations copain-copain.

La primeur des intérêts nationaux nous fait dire qu'à l'état actuel des choses :

     1- l'attribution de l'exploitation du terminal à conteneurs à Dubaï port world ne devrait jamais être remise en cause car en l'espace de 2ans d'importants investissements productifs y ont été réalisés à l'opposé de Bolloré le rentier qui en 80 ans n'a donné au port aucune vocation internationale

 

     2- une augmentation du capital de la SONATEL devrait être envisagé afin de permettre à la classe moyenne que nous représentons d'acquérir des parts et de tirer profit de la croissance de cette entreprise nationale. L'intérêt de cette démarche sera d'alimenter les caisses de l’État et de faire bénéficier les citoyens Sénégalais de ce succès.

 

     3- l'attribution de marchés publics et la coopération doivent se faire en dehors de toute relation privilégiée....

 

Le peuple Français tout comme le peuple Sénégalais dans son écrasante majorité n'est ni raciste ni xénophobe mais plutôt ouvert, tout comme nous leur reconnaissons le droit et le devoir de défendre leurs intérêts, nous nous réservons aussi le droit de défendre les nôtres sans être taxés de nationalistes-racistes-xénophobes.....

 

En vous souhaitant une bonne chance dans l'accomplissement de votre mission à la tête de la République Laïque du Sénégal, nous vous rappelons et persistons sur le fait que nous ne voulons plus d'une France À fric.


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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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