REPENSER LE BACCALAUREAT AU SENEGAL

Blogs

Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Les rumeurs de fraudes sont très récurrentes dans le déroulement de l’examen de baccalauréat au Sénégal. Cependant elles ont été évidentes en 2017.  Un système bien établi a été démantelé avec l’emprisonnement d’une cinquantaine d’acteurs impliqués. Le jugement dans cette affaire de fraudes vient d’être rendu. Un proviseur d'un lycée du lycée de Kahone  a été condamné à cinq ans de prison ferme et 500.000 FCFA d'amende. Un enseignant à Dakar a écopé  deux ans fermes, d'une amende de 18 millions FCFA, en plus d'une confiscation de ses biens. D'autres peines prononcées, notamment à l'encontre d'élèves et d'un autre enseignant, vont de deux mois avec sursis à un an ferme. Des prévenus en détention préventive depuis plusieurs mois sont libres.

\r\n\r\n

Notons que l’organisation de l’examen du baccalauréat a toujours été une source de troubles. En effet, son organisation implique des couts d’opération non négligeables. Certains professeurs impliqués dans les corrections et impayés menacent souvent de grèves et rétention de copies.  

\r\n\r\n

Notons que cet accomplissent éducatif n’assure plus un avenir certain. Au contraire, certaines heureuses réussites se sont transformées souvent en cartouches au niveau de nos universités et en pertes d’orientations individuelles.

\r\n\r\n

Notons que l’examen du baccalauréat implique une organisation hybride. En effet, il est organisé par l’office du baccalauréat qui dépend du ministère de l’Enseignement Supérieur alors qu’une grande partie des acteurs impliqués dépend du ministère de l’Education Nationale.

\r\n\r\n

Tous ces dysfonctionnements devraient nous amener à repenser l’esprit ainsi que le  déroulement de l’examen du baccalauréat. Il faudrait optimiser sa forme et son déroulement afin d’en déduire un examen de meilleure qualité tout en  réduisant son coût d’opération.

\r\n\r\n

Première modification. Confier l’organisation au ministère de l’Education Nationale. Le diplôme obtenu est délivré par l’office du baccalauréat qui devient institution dépendant de l’Education Nationale. Les universitaires n’ont plus besoin d’y intervenir en tant que Président de Jury. Ils pourront ainsi s’occuper de manière plus optimale de leurs taches purement universitaires. Cette modification permet de corriger l’aspect hybride de l’organisation du baccalauréat. Ceci permet d’éviter ces déplacements inutiles qui ont causé les pertes accidentelles de brillants universitaires. Notre pensée va particulièrement au brillant chimiste, Professeur Wade,  de Cambarène. Que Dieu, le tout-puissant, lui permette d’accéder à son Paradis.

\r\n\r\n

Deuxième modification. Rendre le déroulement de l’examen régional.  Ceci permet de réduire les couts de transport et de décentraliser le déroulement de l’examen. Les sujets d’une région donnée sont choisis dans les banques des autres régions. Ceci rend l’examen plus démocrate. En effet, il réduit les chances que des élèves aient déjà  effectué les mêmes sujets parce que choisis par leurs professeurs. Cette orientation devrait également réduire les rumeurs récurrentes de fraudes découlant de ce processus. 

\r\n\r\n

Une telle décentralisation devrait réduire la complexité organisationnelle du Baccalauréat et ainsi réduire les risques de perturbation d’une session de l’examen.

\r\n\r\n

Troisième modification. Cette modification concerne la forme. Les évaluations du troisième trimestre de toutes les classes de Terminale doivent être effectuées sur les mêmes sujets, en même temps sur le plan régional et dans des centres bien définis. Les élèves qui obtiennent plus 12 de moyenne reçoivent le baccalauréat d’office avec la mention correspondante. Par contre, les élèves avec une moyenne inférieure à 7 ne pourraient pas effectuer l'examen de  baccalauréat  cette année. Les notes des deux premiers trimestres peuvent être sollicitées pour repêcher les élèves avec une moyenne supérieure à 6. Les élèves devant effectuer l’examen final de baccalauréat ont le choix de ne pas reprendre les tests concernant les matières ou ils ont une note supérieure ou égale à 12.

\r\n\r\n

Quatrième modification. La suppression des épreuves orales pourrait être effectuée. Les décisions de repêchage se baseraient beaucoup sur le contrôle continu des deux premiers trimestres. Le nombre des épreuves à entreprendre pourrait également être réduit afin d’optimiser le déroulement de l’examen.

\r\n\r\n

Le coût de cette évaluation serait minimal, car chaque enseignant devrait corriger le même nombre de copies correspondant approximativement au nombre d’élèves de sa classe. Ceci réduirait considérablement le coût d’opération sans altérer le niveau du diplôme. Les gains résultants pourraient servir à améliorer la qualité de l’enseignement surtout au niveau de cette classe de Terminale.

\r\n\r\n

Ceci n’est pas une recette miracle et devrait nécessiter une étude plus approfondie de la situation et de plus larges concertations avant son application. Des nostalgiques de cet ex-valorisant examen vont opposer de la résistance. Cependant, que feront ils quand les initiateurs français vont rénover complètement leur fameux mais désuet examen ?

\r\n\r\n

Professeur  Gningue  Youssou, Mathematics and Computer Science Dep.,

\r\n\r\n

Laurentian University, Ontario, Canada

\r\n
Cette entrée a été publiée dans Politique. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. Alerter

À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

Voir tous les articles de Roman Polyarush

4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Commentez cet article

Nom *

Adresse de contact *

Site web

Commentaire :