VERS UNE MONNAIE COMMUNE OUEST AFRICAINE

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Le conflit qui oppose Israéliens et Palestinien est au coeur des crises qui secouent le Proche et le Moyen Orient. Considéré comme central par les diplomates.

Le système monétaire africain est constitué d’une diversité de monnaies avec des zones d’interventions très limitées. Certaines sont d’origine coloniale tandis que d’autres résultent d’un élan de sursaut national animé par une quête de souveraineté. Ces monnaies, souvent inconvertibles, sont malheureusement confinées dans des territoires économiques très réduits. Cette situation décrite n’est pas différente en Afrique de l’Ouest.  En effet, le franc CFA y couvre l’espace économique des pays de l’UEMOA constituée initialement en 1994 par d’anciennes colonies de la France. En 1997, une ancienne colonie portugaise, la Guinée Bissau s’est adjointe au groupe par convenance. Le franc CFA, initialement rattaché au franc français, est actuellement arrimé à l’Euro par le biais d’un taux de change fixe. Les huit pays restants de la CEDEAO (Cap Vert, Gambie, Ghana, Guinée, Libéria, Maroc, Nigéria, Sierra Léone) adoptent diverses monnaies.

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Le débat actuel par rapport au franc CFA est mal posé. La stratégie devrait être la mise en place d’une monnaie unique en Afrique de l’Ouest afin d’assurer une cohérence  économique au niveau de la CEDEAO. La démarche n’est pas contre le CFA, mais pour la mise en place d’une monnaie Ouest africaine. Le remplacement du CFA par une monnaie ne règle pas complètement le problème monétaire dans la CEDEAO. D’ailleurs, il y existe une proposition consistant à la mise en place d’une zone monétaire parallèle à celle de l’UEMOA en l’occurrence la zone monétaire de l’Ouest africain (ZMOA). Ces deux zones monétaires de l’UEMOA et de ZMOA devraient converger vers une zone commune partageant une monnaie unique. Pour cette raison, il faudrait encourager cette démarche et veiller à ce qu’elle soit mise en place le plus tôt possible.

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Cette démarche positive et constructive faciliterait, en Afrique de l’Ouest, le remplacement de la monnaie CFA,  mais également l’harmonisation de toutes les monnaies de cette communauté. Elle éviterait une confrontation inutile et épouserait une approche coopérative. Elle serait également plus justifiée. En effet, la création de cette monnaie unique  ouvrirait à l’Afrique de l’Ouest une possibilité de politique économique et monétaire avec un meilleur contrôle. Elle augmenterait les échanges internationaux et faciliterait l’intégration monétaire avec une incidence appréciable au niveau des performances économiques des pays membres tout en  induisant un effet accélérateur au niveau des échanges interafricains.

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 «Les monnaies nationales africaines, fragmentées dans des espaces monétaires parcellaires, deviennent des contraintes à la libre circulation des biens, des services, des hommes et du capital. Une période de transition est nécessaire pour réussir une harmonisation et une convergence des pratiques et des signes monétaires. Cela aura pour avantage d’améliorer la compétitivité des entreprises africaines, de soutenir une meilleure gouvernance des affaires publiques et d’augmenter le commerce interrégional.» - Dr Yves Ekoué Amaizo

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Cette nouvelle monnaie aurait suscité en Afrique de l’Ouest un plus grand flux d’échanges économiques intra-africains avec une réduction de la sollicitation de devises étrangères. Le rapatriement des réserves extérieures placées dans les banques centrales européennes permettant la convertibilité de certaines monnaies serait un important flux financier à prendre en considération. En effet, la communauté économique devrait être soutenue et accompagnée par une monnaie ainsi que de solides institutions financières afin d’assurer un développement harmonieux de son économie. Pour cette raison, le système monétaire ouest-africain devrait évoluer vers une monnaie unique.

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En posant le débat sous cet angle, l’issue d’une monnaie commune ouest-africaine devient non seulement une possibilité, mais également une nécessité. Cette nouvelle monnaie commune devrait susciter une démarche similaire dans les autres régions de l’Afrique et à fortiori vers une convergence monétaire unique africaine.

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Dr  GNINGUE  Youssou, Chair, Mathematics and Computer Science Dep., Laurentian University,  Canada

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À propos de Roman Polyarush

Donc en ouverture pharaonique (écran gigantesque, des stars par douzaines, des spectateurs par milliers. De cette quatrième édition de Lumière. J'avais vu le film de Schatzberg il y a quelques mois et l'avais aimé. Cette fois j'ai vu plus de défauts qui tiennent pour beaucoup.

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4 commentaires à Le blues de Christian Eckert, député socialiste "normal"

Roman Polyarush

Personnellement, si des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 16 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Sara Gordon

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Rio Ferdinand

Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer de telle ou telle région.

le 11 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

Victor Kirkland

Des Bretons ou des Corses voulaient vraiment l'indépendance, je trouverais normal et juste que l'Etat ne fasse pas que les consulter eux, mais nous consulte tous pour savoir si on accepte de se séparer.

le 14 octobre 2012 à 12:50RépondreAlerter

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