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Abidjan, la capitale économique ivoirienne, sous les eaux

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Abidjan, la capitale économique ivoirienne, sous les eaux

Une pluie diluvienne s’est encore abattue, mardi matin, sur Abidjan, cinq jours après celle qui a causé la mort de six personnes le jeudi dernier, faisant d’importants dégâts matériels allant jusqu’à paralyser de nombreuses voies et perturber les services, a constaté, à la mi-journée, un journaliste de APA.

 

Scène insolite à Yopougon (ouest d'Abidjan), dans le sous-quartier « Cité Mamie Adjoua ». A l'aide de sceaux et autres ustensiles de cuisine, la famille Gooré Bi évacue, tant bien que mal, les eauxqui ont « rempli salon, chambres et cuisine » de l'immeuble R+1 qui sert d'habitation à la famille.

 

«Nous avons été surpris dans notre sommeil par la forte pluie et à notre réveil le constat est amer avec les chambres inondées » raconte, triste M. Gooré Bi, fonctionnaire de Police, regardant impuissant, quelques objets entraînés par les eaux de ruissellement, avec un fort débit.

 

A la sortie Est de ce quartier, trois véhicules « noyés » par les eaux sont contraints à s'immobiliser en pleine chaussée. 

 

Les occupants, parmi lesquels des candidats au BEPC dont les épreuves écrites débutaient, ce mardi matin, ont dû recourir à leur force athlétique pour se soustraire de « ce danger » et regagner leur centre d'examen tout « trempés ».

 

« C'est mieux que rester dans la voiture et être emporté par cette pluie qui tombe de plus en plus des cordes » lâche un candidat dans sa course.

 

Au centre de Yopougon, les différentes gares de transport en commun, desservant la commune et les autres cités d'Abidjan, sont désespérément, vides. 

 

Ces lieux, d'ordinaire, grouillants de monde dans un concert de klaxons des conducteurs de taxis, ressemblent à un cimetière. Aucune âme n'ose défier cette avalanche de gouttes de pluie qui se déversent sur la commune.

 

Le boulevard menant à l'ex- célèbre Rue Princesse est inaccessible. « L'eau a rempli la voie au niveau de la Pharmacie de la mairie » lance un conducteur à l'équipe de APA, contrainte de rebrousser chemin.

 

Mêmes les grands mastodontes de la Société des transports abidjanais (SOTRA, compagnie étatique) ont, momentanément, garé, laissant les passagers (travailleurs, fonctionnaires…) à la merci des fortes averses aux arrêts des bus.

 

« Pas sûr que les administrations publiques et privés fassent leur plein d'effectif aujourd'hui » analyse Emmanuel Touré, infirmier d'Etat qui s'est finalement résolu à regagner son domicile, en prenant soin d'informer son médecin-chef qui lui aussi répond qu'il est « coincé entre les eaux à Cocody Angré ».

 

A notre passage à 9h 12 (heure locale et GMT) dans un centre d'examen du BEPC au sous-quartier Toits rouges de la commune de Yopougon, des officiels s'inquiétaient du « sort des candidats absents pour cause de cette pluie ».

 

Quelques coups de fils à certains collègues dans diverses communes d'Abidjan indiquent que la « pluie n'a épargné aucune commune ». 

 

« C'est le déluge à Port-Bouët, travailleurs, chômeurs, parents et enfants, tout le monde est cloîtré chez soi », s'alarme un confrère habitant cette commune au sud d'Abidjan.

 

La ville d'Abidjan a commencé à reprendre vie aux alentours de 14h (heure locale et GMT) quand les quelques timides rayons du soleil ont déchiré le ciel de la capitale économique ivoirienne, en attendant le bilan de cette forte pluie un peu plus tard

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1 Commentaires

  1. Auteur

    Mounos

    En Juin, 2014 (10:26 AM)
    CE N 'EST PAS pas une rivière ni un fleuve qui sont sorties de leurs lits, ce sont des pluies diluviennes qui ont inondé cette Ville , comme c'est le cas dans toutes les villes de l'Afrique de l'Ouest. A dire vrai, il y a moins de 150 ans, plus de 98% des populations d'Afrique noire, vivaient dans des villages , en brousse diraient les Colons de l'époque et les néocolonialistes d'aujourd'hui ! Nous avons constaté que les colons aménageaient un centre ville qu'ils appelaient partout plateau, où tout était aménagé comme chez eux ou presque : ordre, propreté et sécurité, pour le plus souvent un nombre assez limité d'habitants. Depuis 1960, date des indépendances des pays d'Afrique noire, les autochtones et leurs dirigeants en particulier n'ont pas chercher comment ils pouvaient creuser à au moins six à 7 mètre sous terre pour y installer des canalisations d'au moins 3 mètres de large et des centres de traitement des eaux pluviales et usées. En ce qui concerne le Sénégal, entre 1950 et 1970, une ville comme PIKINE a été créée sans réellement y prévoir un vaste système de canalisation comme ce qui a été fait à Londres, Paris il ya des siècles, , Lyon, et Marseille plus tard ! Les mêmes erreurs sont en train d'être fait dans les nouvelles cités : Tivaouane Peul, Keur Massar, Bambilor et partout au Sénégal ! Dans cinquante ans, il y aura partout des inondations, et on se rendra compte qu'on avait pas fait ce qu'il fallait !

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