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Afrique

Inculpation de Laurent Gbagbo : L’avocat de Gbagbo dénonce un déni de justice

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Inculpation de Laurent Gbagbo : L’avocat de Gbagbo dénonce un déni de justice

Le 25 juillet 2011, le Greffe de la Cour de Justice de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest a enregistré des plaintes de Sem le Président Laurent Gbagbo, de son épouse Mme Simone Ehivet Gbagbo et de l’Universitaire Michel Gbagbo, lesquelles sont dirigées contre l’Etat de Côte d’ivoire et Sem Alassane Ouattara. Les plaintes ont été officiellement portées à la connaissance de l’Etat de Côte d’ivoire par le Conseil de la famille par voie d’Huissier depuis le 3 août 2011, et par la Haute Juridiction communautaire elle-même le 8 août 2011 conformément à son Règlement.

 L’Etat de Côte d’ivoire étant obligé de produire ses moyens de défense dans le délai imparti par le règlement de procédure de la Juridiction communautaire et de venir justifier devant les juges les raisons de l’enlèvement et de la séquestration du couple Gbagbo auquel il fait subir depuis le 11 avril 2011 un traitement inhumain et dégradant, méprisant tous leurs droits y compris le droit élémentaire de visite de leurs propres enfants, n’a trouvé mieux que de se pré-fabriquer une fausse base légale de détention avec des inculpations en violation des immunités et privilèges consacrés par le droit interne de côte d’ivoire et le droit international. 

Les autorités de Côte d’ivoire se savaient coincées par les plaintes car il n’y a jamais eu un quelconque décret d’assignation à résidence, pour la simple raison que c’était juridiquement impossible Sem Laurent Gbagbo étant le 12 avril 2011 seul investi Président de la République de Côte d’ivoire par le Conseil Constitutionnel, organe ayant compétence exclusive pour la proclamation définitive des résultats. Acculé par la défense et les échéances procédurales devant la Cour de Justice de la Cedeao, l’Etat de Côte d’ivoire a finalement jeté le masque. Les inculpations viennent ainsi prouver que Sem le Président Laurent Gbagbo, sa famille et ses collaborateurs étaient bien détenus sans titre administratif ou judiciaire, et que la mesure d’assignation à résidence que la défense dénonçait comme une grave mesure de séquestration, était un leurre illégal et sans support matériel. Les Nations unies, l’Union européenne, l’Union Africaine, les Organisations des Droits de l’Homme le savaient pertinemment. 

Elles savaient que des personnes étaient maintenues sous la torture parce que arrêtées et détenues sans titre administratif ou judicaire, et en violation manifeste de tous leurs Droits de l’Homme, du principe élémentaire de la présomption d’innocence et du droit à l’exercice d’un recours effectif consacrés par les Conventions, Traités, Accords et normes internationales ratifiés par l’Etat de Côte d’ivoire. Sans les plaintes déposées devant la Juridiction communautaire, cette situation d’une extrême illégalité et de pure barbarie aurait pu encore durer une éternité, sans choquer, et sans dénonciation par ceux-là mêmes qui font croire à l’humanité être investis de la mission divine d’assurer la promotion et la protection des Droits de l’Homme sur terre. Dénoncée par toutes les formes de communications (Transmissions de courriels, communiqués, interviews, lettres ouvertes….), les organisations ou institutions de Droits de l’Homme se sont bouchées les orifices auditifs, même lorsque ce n’était que les enfants qui sollicitaient leur appui pour exercer un tout petit droit de visite à leurs parents.

 Les inculpations ne semblent choquer ni les juristes de ces organisations ou institutions, encore moins les champions de la défense des droits de l’homme prompts à diaboliser les chefs d’Etats africains indexés par l’occident, à savoir qu’un chef d’Etat soit inculpé par absurdité et arrogance pour vol à mains armées, parce que c’est un Africain. Que les médecins du couple présidentiel requis pour simple assistance finissent par être inculpés parce qu’ils avaient au début du mois d’août 2011dénoncé auprès du ministère chargé des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire les violations des droits élémentaires de l’Homme dont ils étaient victimes, notamment le droit de téléphoner à leurs familles et à leur ordre professionnel, ne choquerait aussi personne. Ce qui est inimaginable en Europe est en train de se passer en Afrique. La victime du jour, c’est la famille du Président Laurent Gbagbo. Quelle famille de chef d’Etat africain sera la prochaine victime ? 

Dakar, le 20 août 2011 Maître Ciré Clédor LY, Avocat du Président Laurent Gbagbo, de L’Honorable, Députée Simone Ehivet Gbagbo et de Michel Gbagbo NB : Le titre est de la rédaction.


liiiiiiiaffaire_de_malade

8 Commentaires

  1. Auteur

    Smokey

    En Août, 2011 (15:16 PM)
     :hun:  :hun:  ah ces presidents africains veulent tjours mourir au pouvoir apres tandian c'est gbagbo demain sera le tour de ce singe de wade pffffffffffff :down:  :down:  :down:  :down: 
    • Auteur

      En Janvier, 2012 (17:03 PM)
      merci mon frère et que la paix du seigneur soit sur toi.connais tu le president gbagbo? parceque dans mon for interieur je sais que tu ne sais pas de qui ,il s'agit
  2. Auteur

    Bambylor

    En Août, 2011 (15:20 PM)
    Abdoulaye Wade,

    Rendez aux populations de BAMBYLOR leurs Terres !!!!

    Vous avez acheté avec l’argent du contribuable à hauteur de 7 milliards ces terres que Bertin avait acquis dans des conditions plus que douteuses. L’administration n’a jusqu’à présent pas montré le TF qui justifie que ces 25 000 km² appartenaient à ce francais.

    Vous aviez promis de les redonner aux populations qui utilisaient ces terres depuis des décennies pour faire baisser la tension, mais rien de cela n’a été fait.

    Abdoulaye Wade respectez votre parole tenue en conseil des ministres du 06 janvier 2011 !!!

    la « jeunesse héritière » de Bambilor et des six autres villages de la localité (Ngendouf, Dény Birame Ndao, Dény Guédj, Mbey, Wayembam et Gorom II se dresseront toujours devant vous pour corriger cet injustice. Sachez que toutes les personnes de ces localités prient chaque jour que Dieu fait afin que vous ne restiez point impuni de ces actes. Que la punition divine s’abatte sur VOUS.



    Auteur

    Une Ivoirienne

    En Août, 2011 (15:57 PM)
    Parlés toujours si ça vous chante ! Il méritait la mort mais il est 1000 fois mieux de le livrer à la CPI comme ça le Monde entier sera ce qu'ils ont fait point après point sinon il ne méritait mm pas de vivre cet évangéliste PUANt, SALE ET DIABOLIQUE !!!! Avant d'être président, Gbagbo sentait à des kilomètres tellement il transpirait et maintenant après tout ce kon sait il faudrait le libérer ???? Plutôt le tuer que de le libérer !!!!!
    Auteur

    Boblaise

    En Août, 2011 (17:05 PM)
    La place de bagbo c'est en prison à vie,le reste on s'en fiche,il n'est pas mort comme les plus 3000 pertes et tant mieux pour lui,qu'il mange et dorme bien mais le reste,on veut rien savoir de ce bonlanger   <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">  
    Auteur

    [email protected]

    En Août, 2011 (17:37 PM)
    Laurent et Alassane sont les memes , tous deux assassins .

    l'unique différence est que l'un est au pouvoir et que l'autre est en prison .

    Trouvez leur un deal au lieu de jeter de lapoudre aux yeux du monde .

    Les politiciens de ce monde se fichent de leur peuple .

    Il n'y a plus que les organisations des Droits de la Personne Humaine pour nous sauver .
    Auteur

    Patisco

    En Août, 2011 (19:08 PM)
    La paix n'est pas un don de Dieu à ses créatures. C'est un don que nous nous faisons les uns aux autres. Heureusement que le président wade la très tôt compris.

    Vive wade et ses alliés 75% au premier tour

      <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">    <img src="https://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/jumpy.gif" alt=":jumpy:">  
    Auteur

    Vigilance

    En Août, 2011 (19:19 PM)
    avez -vous pensé à ces milliers et des milliers d' ames qui ont perdu la vie du fait l' entêtement démentiel de bagbo de quitter le pouvoir Il doit se contenter de situation d'aujourd'hui Ill n'a que ce qu'il mérite
    Auteur

    L'afrique Digne

    En Août, 2011 (20:33 PM)




    Abou Cissé, l’oncle maternel d’Alassane Ouattara (frère de feue Nabintou Cissé, mère d’Alassane) n’est pas du tout tendre avec son neveu. Dans cet entretien, il lui «crache» ses vérités.

    La Côte d’Ivoire a un nouveau pouvoir depuis le 11 avril dernier, suite à l’arrestation du Président Gbagbo par l’armée française…

    Nous avons assisté à l’avènement d’un nouveau pouvoir. Nous subissons, en ce moment, ce pouvoir. Nous savons comment ce pouvoir a été installé. Nous constatons, avec beaucoup d’inquiétudes, la mise en place d’un système de jugement qui ne fait qu’éterniser la crise.



    Quelles sont vos inquiétudes?

    C’est l’arrestation de certains Ivoiriens, qui à un moment donné, ont eu à diriger ce pays. Notamment le Président Laurent Gbagbo, son épouse, les autres cadres et les militants de la majorité présidentielle. En assignant Gbagbo en résidence surveillée, on ne fait qu’emprisonner celui qui est au pouvoir actuellement. Parce que Laurent Gbagbo en prison pose plus d’inquiétudes que d’apaisement.



    Soyez plus explicite…

    Le Président Laurent Gbagbo est une personnalité. Cette personnalité a régné pendant dix ans. Plus longtemps, il sera en prison, plus son aura va s’affirmer contre les erreurs du pouvoir actuel. Ce pouvoir n’a pas la dimension de résoudre tous les problèmes des Ivoiriens. Vous allez voir que les gens, sans distinction politique, religieuse, ethnique et régionale, vont se retrouver de plus en plus dans les idées du Président Laurent Gbagbo. A travers cette situation, il a de fortes chances de devenir une icône, un symbole. Il va atteindre une telle dimension que le pouvoir en place ne pourra pas diriger ce pays.



    Comment ?

    Bon nombre d’Ivoiriens vont se sentir, compte tenu qu’il a mis pratiquement tout le monde en prison, dans l’idéal du Président Laurent Gbagbo. Prenons l’exemple de Mandela lorsqu’ il était en prison. Ce n’était pas lui qui faisait,la révolte en Afrique du Sud. C’est le fait qu’on l’ait mis en prison. Cela a donné une autre valeur à Mandela. Aujourd’hui, Gbagbo va atteindre une dimension telle que la Côte d’Ivoire ne pourra pas être gérée par ceux qui sont là. Il ne va pas utiliser, comme les autres l’ont fait, les armes ou la rébellion. Sa présence en prison va susciter, plutôt, une chaîne de mouvements au niveau de la classe sociale. On n’aura pas besoin des armes ou d’une révolution par la guérilla. C’est le peuple lui-même qui va se soulever. Parce que le pouvoir actuel ne pourra pas répondre à l’attente des préoccupations des Ivoiriens. Ce n’est pas en faisant de grands coups de peinture sur certaines places, qu’on peut dire que ça va, le pays est en train de partir, tout va bien… Le pouvoir actuel doit se dire que les grandes puissances sont en crise. Ce ne sont pas ces pays qui pourront apporter de l’aide à la Côte d’Ivoire.



    On parle de plus en plus de réconciliation nationale avec la mise en place d’une commission…

    Tout ce qu’on décide, il faut croire. Si c’est une croyance à Dieu, nous pouvons dire oui. Ce sont des gestes et des volontés humaines. Nous ne croyons pas à ce processus tant que le pouvoir ne prend pas sur lui-même de libérer tous les prisonniers politiques. Il faut libérer le Président Gbagbo et ses camarades. Tant que ceux-ci seront en prison, tant qu’on ne fera pas une politique de réconciliation en acceptant les conditions, il n’y aura pas de paix. Tout le monde a été fautif de cette situation. On ne peut pas juger un côté et laisser l’autre.



    Alassane Ouattara, dans son discours à la Nation, tend la main aux cadres de la majorité présidentielle…

    Nous avons souri de cette main tendue. Au même moment, il continue de mettre les cadres et militants de la majorité présidentielle en prison. Certains viennent d’être inculpés. La réconciliation ne pourra jamais se faire tant que le Président Gbagbo sera en prison. Il faut le libérer. C’est à partir de ce moment que nous pourrons parler de réconciliation. Afin que la Côte d’Ivoire puisse se retrouver. En clair, la réconciliation ne sera possible, si nous ne trouvons pas une solution sur la réconciliation elle-même.



    Quelle est cette solution ?

    Dans cette situation, il appartient à Alassane lui-même de trouver la solution. Pour qu’il y ait réconciliation, il faut qu’il se libère de la tutelle des Français. Il est emprisonné par les liens qui le lient à la France. C’est l’armée française qui assure, en ce moment, sa sécurité. En plus, il est emprisonné par le fait que le Président Laurent Gbagbo soit en prison. Il est également en prison par rapport à l’ex-rébellion qui l’a aidé. Il arrive que ceux qui vous ont aidé à prendre le pouvoir, trouvent les voies et moyens pour se débarrasser de vous. Parce qu’ils vont trouver que vous êtes gênant. On le voit, aujourd’hui, les dernières sorties des Nations unies. Elles sont en train de se rebiffer en parlant d’injustice. Alassane doit chercher à avoir une victoire intérieure. Cette victoire c’est libérer tous les dirigeants de la majorité présidentielle.



    Quelles explications donnez- vous à ce revirement des Nations unies qui ont aidé Alassane à prendre le pouvoir ?

    Lorsqu’ on convoite une belle femme, on utilise tous les mots doux. Lorsque vous l’avez, les conditions dans lesquelles vous mettez la femme finissent par montrer votre vrai visage. Tant qu’Alassane ne prouvera pas aux Ivoiriens qu’il n’est pas attaché à la France, qu’il n’est pas gardé par des troupes françaises, l’Ivoirien dans sa dimension actuelle ne croira pas à tout ce qu’il va faire.



    A-t-il vraiment le choix ?

    C’est lui qui doit choisir. Avoir l’aval de la population ou être prisonnier de la France. Avec la présence des militaires partout dans les rues, l’Ivoirien va finir par s’habituer. Il ne va plus les respecter. C’est ce qui entraîne les guérillas. Il faut qu’Alassane se ressaisisse. La Côte d’Ivoire n’a pas besoin de prisonniers politiques.





    Depuis l’arrivée d’Alassane au pouvoir rien n’a changé. La situation ne fait qu’empirer…

    Il y a des parasites dans l’entourage d’Alassane pour satisfaire leurs poches. Et non pour l’intérêt de la population. Il ne pourra jamais travailler tant qu’il ne permettra pas à l’opposition réelle d’exister. Nous disons que la réconciliation ne sera possible tant qu’il y aura des prisonniers politiques. Dans ce mois de jeûne un mois de pardon et de réconciliation avec soi même. Il faut que les Imams lui disent que la pérennisation de la Côte d’Ivoire ne se trouve pas dans les crises. Encore moins avec l’emprisonnement du Président Gbagbo, son épouse et les autres membres de la majorité présidentielle. Ainsi que les inculpations qu’on voit ici et là.



    Que dites-vous du panier de la ménagère ?

    Nous vivons une situation dramatique. La vie est devenue très chère. Il y a aussi le marché de l’emploi qui est devenu catastrophique. Parce que la confiance n’est pas encore là. La peur de l’Ivoirien pour faire quelque chose est devenue plus frappante. Alassane a promis beaucoup d’argent en tenant compte de ses relations. On ne dirige pas un pays à coups de dollars ou d’argent. On dirige un pays avec un certain humanisme. Cet humanisme manque aujourd’hui à Alassane. La Côte d’Ivoire n’est pas seulement l’économie. C’est une histoire d’humanisme. Ceux qui s’asseyent dans leur bureau pour compter sur l’aide de l’extérieur en auront pour leur compte. Parce que ces pays qui devraient donner de l’argent à la Côte d’Ivoire sont en pleine crise. Ce ne sont pas eux qui vont nous donner de l’argent. Lorsque la population aura faim, elle se soulevera. La destruction des emplois n’arrange pas les choses.



    Un commentaire sur les démolitions en cours…

    On se rappelle que ceux qui sont au pouvoir actuellement avaient accusé l’ancien pouvoir de tous les maux. Lorsqu’il avait décidé de le faire. Il faut dire que c’était la haine contre le pouvoir de Gbagbo. Nous comprenons mal qu’on aille détruire la rue princesse. Cette Rue n’a pas été créée par un pouvoir. Elle a été créée par des jeunes. Nous ne comprenons pas. Et l’Ivoirien moyen ne comprendra jamais. C’est comme si on allait casser Pigalle en France.



    Le pouvoir soutient que c’est un lieu de dépravation…

    Il y a des lieux de dépravation dans toutes les villes. La Rue princesse avait sa dimension. Nous pensons que dans chaque ville du monde entier, il y a des zones qui se fabriquent d’elles-mêmes. Ce n’est pas un gouvernement ou un homme politique qui les crée. C’est une situation voulue, fabriquée et acceptée par les populations. C’est ça aussi la liberté. La Rue princesse existait avant l’arrivée de Gbagbo au pouvoir. La Rue princesse est symbole de Yopougon, voire de la ville d’Abidjan. C’est une erreur d’avoir donné l’ordre de casser cette rue. Ce sont des cultures de la jeunesse. L’homme doit se débarrasser de la haine pour embrasser l’amour pour la patrie. Qu’il arrive à aimer les Ivoiriens. S’ils sont venus pour détruire ce qui est construit, on ne finira pas de reconstruire la Côte d’Ivoire.



    Et l’insécurité ?

    C’est inquiétant. Alassane luimême n’est pas en sécurité. Raison pour laquelle il est surveillé par l’armée française et les Forces onusiennes. Il se met en sécurité et met les Ivoiriens dans l’insécurité. Il faut donner la sécurité aux Ivoiriens. Notamment aux policiers et gendarmes. Nous ne pouvons pas comprendre qu’on puisse les désarmer. Nous devons apprendre à faire confiance à nos Forces de l’ordre. Il faut débarrasser les rues de tous ceux qui n’ont pas droit aux armes. Aujourd’hui, partout, les gens soutiennent que le temps du Président Gbagbo était le meilleur. Ça veut dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas. L’insécurité, la cherté de la vie, la débâcle de nos institutions sont très graves. Diriger,un peuple ce n’est pas seulement avec le talent d’un économiste. Pour diriger un pays, il faut être investi d’un humanisme. Nous prenons l’exemple du Président Gbagbo.

    Il est d’un humanisme incroyable. La politique du Président Laurent Gbagbo prenait en compte tout le monde sans distinction d’ethnie, de religion et de région. Contrairement à Alassane dont l’entourage est composé uniquement de gens de leur ethnie et leur région. Ce n’est pas construire une Nation. C’est en tenant compte de ces facteurs que Gbagbo a mené une politique de rassemblement des Ivoiriens. Pour lui, il ne faut pas juger les gens sur la base ethnique ou religieuse. Mais sur la base des valeurs et de la compétence. C’est un humain. Et il est reconnaissant. Il n’oublie jamais ses amis. Lorsque j’étais en prison, il est le seul qui m’a rendu visite. Alors que celui pour qui j’ai été en prison n’est même pas venu me voir. Sans oublier que j’ai vendu deux de mes villas pour le défendre. Afin qu’il soit candidat. Laurent Gbagbo m’adressait régulièrement des courriers pour me demander de ne pas me suicider. Puisqu’on doit continuer la lutte. Au sortir de la prison, il m’a rendu visite à Treichville. La dimension de Gbagbo a dépassé les frontières. Il n’appartient pas à la seule Côte d’Ivoire. Encore moins au Fpi. C’est l’arc-en ciel. Dieu ne dort pas. Il ne permet pas l’injustice. Laurent Gbagbo a fait beaucoup pour les musulmans. Il a envoyé des milliers de musulmans à la Mecque pour accomplir le cinquième pilier de l’Islam. Et pourtant, il y a des gens qui se targuent d’être musulmans. Alors que leur front ne touche pas le sol. En leur temps, ils n’ont pas pu obtenir une Ambassade en Arabie Saoudite. Laurent Gbagbo n’a jamais mis un journaliste en prison. Malgré que tout ce que les journaux racontaient sur lui. Il y avait une liberté totale de la presse. Il était ouvert à toutes les critiques.



    Des personnes ne comprendront pas que l’oncle maternel d’Alassane soit du côté de Gbagbo au détriment de son neveu…

    Nous sommes libres de nos idées. La politique ce n’est pas du tribalisme, du régionalisme. Ce sont des idées. Nous disons haut et fort que Laurent Gbagbo ne mérite pas ce qu’on lui fait aujourd’hui. Alassane lui doit beaucoup. Notamment son retour d’exil et sa candidature. Il a fait beaucoup pour la communauté musulmane. A savoir la facilitation du pèlerinage, l’ouverture d’Ambassade en Arabie saoudite. Lorsqu’ il était au pouvoir, il était à leurs petits soins… La réconciliation ne bute pas sur les mots. Mais sur les conditions dans lesquelles, l’on veut organiser cette réconciliation. On risque de dépenser des milliards pour rien. Nous persistons et signons, il n’y aura pas de paix dans ce pays, tant qu’il y aura des prisonniers politiques. Le pouvoir d’Alassane est composé de personnes venues pour se venger. Nous pensons que l’on doit apprendre à faire la distinction entre les valeurs familiales et les valeurs républicaines. Personne ne peut nous empêcher d’avoir une opinion contraire à notre neveu. Nous ne sommes pas des béni-oui-oui. C’est une grave erreur qu’il commet en décidant de vouloir juger son bienfaiteur d’hier.



    Le pouvoir soutient que la réconciliation ne doit pas se faire sans justice…

    Les gens le poussent à la faute. Il lui appartient de dire aux puissances qui l’ont aidé à prendre le pouvoir qu’en Côte d’Ivoire, nous n’avons besoin de jugement, mais d’une réconciliation. Il faut qu’il arrête de mettre des peintures blanches partout. Ce n’est pas du développement. Ne semons pas les graines de la haine. Libérons tous les prisonniers politiques. Tant que le Président Gbagbo ne sera pas libre, Alassane ne pourra pas dormir sur la surveillance d’un Ivoirien. A la condition que les soldats français et les forces onusiennes restent en permanence. Tant qu’il ne libérera pas les prisonniers, les Ivoiriens à l’extérieur seront un danger. Non pas parce qu’ils ont des armes. Mais par leur aura sur la Côte d’Ivoire, ils auront une emprise sur l’ensemble des Ivoiriens. Au moindre faux pas, on risque de tomber dans une guerre civile. Pour qu’il puisse avoir la paix intérieure et dormir tranquille, Alassane doit chercher les voies et moyens pour libérer le Président Gbagbo et les autres avant d’entamer le processus de réconciliation. Comme ce qui s’est passé en Afrique du Sud et en Zambie. On a libéré tout le monde. Envoyer l’affaire devant le Tpi, c’est détruire la Côte d’Ivoire à petit feu. Alassane ne pourra pas construire la Côte d’Ivoire. C’est dans la paix des coeurs que l’économie marche. S’il refuse, il ne dirigera pas la Côte d’Ivoire.



    Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que le tour des gens du Nord est arrivé?

    La Côte d’Ivoire n’est pas fait de Dioula. Cette communauté représente 11% de la population. Lorsque nous entendons nos frères dire qu’ils sont au pouvoir, et qu’ils n’ont pas besoin de travailler, cela m’écoeure. Ces propos entraînent des brimades des autres ethnies. Que l’on arrête les exactions à l’encontre de certains de nos compatriotes. Il y a 60 ethnies en Côte d’Ivoire. Elles vivaient en harmonie. On voit des nominations à base ethnique. Ce n’est pas bon.



    Quelles explications donnez-vous aux différents drames que vit la Côte d’Ivoire ? Notamment des accidents sur les routes, le bus qui a plongé dans la lagune ? Sans oublier plusieurs collisions de véhicules qui ont entraîné de nombreux morts ?

    C’est un message que Dieu lance au pouvoir. Selon les divins Dieu est en train de parler à Alassane qui a le coeur endurci. Que si le pouvoir n’y prend garde, la Côte d’Ivoire va connaître des lendemains plus atroces. Ce n’est pas de bon augure. Ce sont des signes que les nouveaux tenants du pouvoir doivent prendre au sérieux. Raison pour laquelle, nous lui demandons de libérer le Président Gbagbo et ses camarades.

    • Auteur

      Lago

      En Septembre, 2011 (01:01 AM)
      ça mon frère tu as raison. si on l'avais liquidé le 11, le chapitre serait fermé. malheureusement les blancs ont les yeux nous malheureusement

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