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Economie

Ibra Ndiaye, Dg de l’ APDA : " L’artisanat reçoit moins d’un millième du budget national"

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Ibra Ndiaye, Dg de l’ APDA : " L’artisanat reçoit moins d’un millième du budget national"
A la faveur des deux ans qu’il vient d’effectuer à la tête de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (APDA) et de l’engagement du régime actuel à revaloriser le secteur artisanal, Gouvernance a sollicité et obtenu cet entretien exclusif avec M. Ibra Ndiaye. Non sans défendre ses actions pour la promotion de l’artisanat, l’appui de son ministre, M. Mamadou Talla et la volonté affichée par le président Macky Sall pour le développement de ce secteur, il nous en fait ici un diagnostic complet et sans complaisance marqué par un mauvais cadrage institutionnel et une faiblesse des ressources destinées à sa promotion. D’ores et déjà, l’on note avec le Dg de l’APDA que la part de l’artisanat dans le Produit Intérieur Brut (PIB)du Sénégal a chuté de moitié (de 18% à 9%) en l’espace de vingt ans.

Gouvernance : Le Président de la République a annoncé son intention de relancer le secteur de l’Artisanat lors du Conseil des ministres décentralisé tenu à Tambacounda, le 25 avril 2013. Plus d’un an après, on a l’impression que rien n’a été fait depuis lors. Qu’en est-il exactement ? 

Ibra NDIAYE : Oui, c’est vrai que comme vous le dites, on a l’impression que rien n’a été fait depuis le 25 Avril 2013 car le Président avait demandé une modification des missions de l’APDA et une réforme des Chambres de Métiers dans le cadre d’une nouvelle Stratégie Nationale de Développement de l’Artisanat (SNDA). En ce qui nous concerne nous APDA, on a engagé et payé un Consultant pour nous faire cette étude et un document de base a été produit avec une proposition de modification des missions de l’Agence. C’est à dire repositionner l’Agence dans ses missions originelles de promotion. Un décret d’harmonisation a été élaboré et soumis aux autorités. Donc nous avons fait ce que l’on devrait faire et ceciavant le mois de septembre 2013. Vous voyez depuis un an ce document est disponible mais n’est pas validé par l’autorité. On ne peut imaginer qu’il y aitune agence chargée de la promotion et qu’au sein de la Direction de l’Artisanat une division promotion opère parallèlement.Il y a des gens qui sont à l’aise dans cette situation. Mais il est temps pour que cela cesse car depuis 1994 le secteur est plombé par cette façon de faire. 

Quels sont les problèmes de ce secteur ? 

Jepréfère parler moins de problèmes que de contraintes qui se déclinent en cinq grands axes. La première des contraintes est d’ordre financier, marquée par une part de financement infime de l’artisanat qui reçoit moins d’un millième du budget national ; une mauvaise répartition des ressources entre les structures d’encadrement ; des difficultés d’accès au crédit des artisans ; et l’implication insuffisante des Partenaires techniques et financiers dans le secteur de l’artisanat. 

La deuxième des contraintes est d’ordre institutionnel et juridique. A ce propos, je vous informe que le décret d’harmonisation de l’APDA n’est toujours pas adopté ; des chevauchements et empiètements de compétences sont notés entre la Direction de l’Artisanat et l’APDA. Il y a également une insuffisance de la décentralisation des organismes de représentation des artisans; et le code de l’artisanat de l’UEMOA n’est pas encore ratifié par le Sénégal. 

Troisièmement, nous avons des contraintes d’ordre organisationnel, marquées par l’absence de cadre de concertation et d’harmonisation des structures d’encadrement ; un processus d’auto organisation inachevé (absence de structure faîtière des OPA) ; l’absence de benchmarking entre les Chambres de Métiers ; et l’insuffisante structuration des entreprises artisanales. 

La quatrième des contraintes quant à elle, est d’ordre infrastructurel : déficit de zones d’installation dédiées aux entreprises artisanales de production et de service ; vétusté et manque de fonctionnalité des villages artisanaux; inexistence d’un site national de référence d’exposition des meilleurs produits de l’artisanat;et insuffisance des centres de formation et de perfectionnement des artisans dont les équipements sont obsolètes. 

Enfin, la toute dernière des contraintes est d’ordre humain, avec une dominante de la formation sur le tas des artisans ; un déficit quantitatif et qualitatif de personnel dans les chambres de métiers ; une insuffisance de créativité et d’innovation des artisans ;et une absence de protection sociale dans le milieu artisanal. 

Face à cette situation, les réformes à envisager à notre sens le plus immédiatement possible concernent la validation de la Stratégie nationale de développement de l’artisanat par le chef de l’Etat (avec une révision des missions de l’APDA et la réforme des Chambres de Métiers) conformément aux directives du Président de la République ; l’adoption en procédure d’urgence du décret d’harmonisation de l’APDA ; l’arbitrage pour une répartition harmonieuse des missions et attributions des différentes structures d’encadrement de l’artisanat (APDAet DA) ; l’amélioration notable des ressources financières allouées à l’artisanat ; la dotation à l’agence d’un fonds de promotion et de développement de l’artisanat comme l’ASPT (pour le Tourisme) et l’ASEPEX (pour le commerce). 

Il faudrait aussi augmenter lefonds de garantie des projets artisanaux ; faire migrer intégralement le fonds de promotion de l’artisanat et le fonds d’appui d’un montant global de 410 millions de la Direction de l’Artisanat à l’APDA ; et enfin procéder à la révision catégorielle de l’APDA qui est actuellement à la 4ème catégorie et qui devrait passer à la deuxième catégorie du classement des agences d’exécution au regard de l’importance du secteur qui est placé à la deuxième position des pôles sectoriels de développement. 

Comment le cadrage institutionnel actuel du secteur, écartelé comme vous dites entre la Direction de l’Artisanat et l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (APDA) contribue-t-il au rabotage de ce secteur ? 

La structuration, l’organisation et le fonctionnement des organismes d’encadrement constituent des leviers importants dans le dispositif de promotion et de développement du secteur en ce qu’ils conditionnent dans une très large mesure le devenir de l’artisanat sénégalais. 

Il est cependant pertinent de s’interroger sur le positionnement des structures d’encadrement dans le dispositif global, le cadrage de leurs missions et attributions, le niveau, et la répartition des ressources publiques dédiées à la promotion et au développement de l’artisanat, et le cadre juridique et réglementaire des organismes comme la DA et l’APDA et les Chambres de Métiers. 

Pour rappel, la Direction de l’Artisanat et l’APDA relèvent du ministère chargé de l’artisanat avec des statuts, un mode de fonctionnement et une structuration différents. 

La Direction de l’Artisanat fait partie intégrante du ministère dont elle dépend entièrement aussi bien dans son fonctionnement que dans son organisation. A ce titre, elle est placée sous l’autorité hiérarchique directe du Ministre chargé de l’artisanat. Elle n’a pas de ressources propres en dehors de celles du ministère (pas d’autonomie financière). Contrairement aux autres Directions nationales de l’Administration centrale, la Direction de l’Artisanat a été créée par un arrêté du ministère de l’Artisanat qui date de 1978 et qui est toujours en vigueur. A la lecture de l’arrêté, il apparait nettement que les missions assignées à la DA sont presque identiques à celles dédiées à l’APDA. Le contexte historique de la prise de l’arrêté se situe après la création des Chambres de Métiers et bien avant celle de l’APDA.L’autorité devrait normalement modifier les missions de la DA.Ce qui n’a jamais eu lieu. 

Le constat qui résulte de ce diagnostic est que la DA, en exerçant des missions de promotion et de développement de l’artisanat, entre en concurrence avec les autres structures d’encadrement en particulier avec l’APDA et les Chambres de Métiers. Elle délaisse ainsi ce qui devrait être sa véritable vocation d’inspirer les pouvoirs publics dans la formulation des politiques en matière d’artisanat, de veille et de suivi de la bonne exécution de la politique définie, d’études de toutes questions relatives au développement du secteur, etc. Elle devrait se situer à un niveau stratégique et céder le pas au niveau de l’opérationnalisation des politiques publiques aux entités créées pour la circonstance. C’est le rapport qu’on a entre l’ADPME etla DPME ou entre la Direction du commerce extérieur et l’ASEPEX. 

Cette posture serait de nature à éviter les conflits, les empiétements et les chevauchements de compétences et une plus grande lisibilité de l’action gouvernementale en matière d’artisanat. 

L’Agence pour la Promotion et le Développement de l’Artisanat (APDA) quant à elle dispose comme toutes les agences, d’une autonomie financière même si ses ressources proviennent entièrement de l’Etat. Elle a pour mission de prendre en charge l’opérationnalisation des politiques de promotion et de développement de l’artisanat en relation avec les Chambres de Métiers et les OPA dont les représentants siègent au Conseil de Surveillance. 

Elle tire d’un décret, le fondement juridique de son action conformément à la réglementation en vigueur. Cependant, les motivations des pouvoirs publics qui avaient conduit à la création de l’APDA répondaient à une impérieuse nécessité de créer les conditions d’une prise en charge efficace de la promotion de l’artisanat par une entité souple et efficiente. Comme souligné plus haut, la DA n’a pas d’autonomie financière, elle émarge au budget du ministère dont elle relève. Mais le constat est que l’essentiel des Projets de Promotion et de Développement de l’Artisanat y sont logés. Ce qui place le Directeur de l’Artisanat dans un rôle à la fois d’ordonnateur de dépenses et d’administrateur de crédit qui paradoxalement n’est pas soumis au contrôle des corps habiletés de l’Etat. Alors que les ressources manipulées sont d’origine publique. 

L’exemple le plus patent reste le Fonds d’appui et le Fonds de Promotion de l’Artisanat dotés d’une enveloppe globale de 410 millions F CFA par an logée à la Direction de l’Artisanat. Comme ce fut le cas avec le ministère du tourisme et l’Agence pour la promotion du tourisme avant que le président Macky SALL ne rectifie cette irrégularité à Mbour. 

Pourtant, à l’origine, ces deux fonds devraient servir de moyens d’intervention pour l’APDA qui a multiplié les démarches tendant à demander la restitution de ces fonds par un arbitrage des autorités. Une avancée significative a été notée avec la promesse faite par le ministre Mamadou Talla de transférer 200 millions dans le budget de l’APDA au titre de l’exercice 2015. Cependant il faut noter que pour réussir ses missions et répondre efficacement aux attentes placées en elle, l’APDA a besoin de s’appuyer sur deux leviers essentiels qui sont : le Fonds de Garantie des Projets Artisanaux (FGPA) pour le financement des projets productifs et le Fonds d’Appui et de Promotion de l’Artisanat (FPA) pour la prise en charge des programmes de promotion, de la stratégie marketing, du renforcement de la compétitivité et du positionnement des produits artisanaux sénégalais dans le marché domestique et à l’international. 

Dans une situation marasmique de départ, l’APDA se trouve aujourd’hui sur les rampes de l’émergence. Elle compte sur l’accompagnement des pouvoirs publics pour conforter et consolider son management en vue de répondre aux attentes placées en elle par les acteurs. 

Avant qu’il ne connaisse la crise actuelle, quelle était la part de l’artisanat dans notre PIB et quelle est-elle actuellement ? 

Juste aptrès la dévaluation du franc CFA, le secteur apportait environ 18% au PIB. Aujourd’hui ce chiffre est divisé par deux. L’artisanat contribue à concurrence de 9 à 10% au PIB depuis le début des années 2000. 

Quelles sont les actions que mène le gouvernement pour remettre ce secteur sur les rails ? 

Je note qu’il y a un très fort engagement du Président de la République envers l’artisanat. Si on lit avec constance les communiqués du Conseil des ministres, on voit bien que la prise en charge du secteur revient de manière périodique. Maintenant c’est la mise en œuvre qui reste et il y a des préalables pour cela ; c’est la mise en cohérence des structures d’encadrement et un relèvement du budget du secteur avec une orientation des moyens en fonction des missions des uns et des autres. 

Les intentions affichées semblent bonnes pour le secteur, mais dans les faits, comme par exemple avec la part réservée à l’artisanat dans le PSE, vous convenez avec les acteurs que celle-ci est faible. N’est-ce pas ? 

Faible oui. Mais quasi inexistante pour nous qui faisons la promotion du secteur. Rien n’a été prévu pour la promotion de l’artisanat dans l’enveloppe de57 196 000000du PSEaffectée à notreministère. L’Artisanat est le parent pauvre de ce département. 

Parlons précisément du sous-secteur de la menuiserie bois. Récemment, le chef de l’Etat a donné des instructions pour qu’une partie de la commande publique en mobilier soit confiée aux menuisiers locaux. D’aucuns disent que sadirective ne peut être opérationnelle vu les règles de concurrences définies dans le Code des marchés publics. Qu’en dites-vous ? 

Jene suis pas d’accord avec ceux qui soutiennent cela.Nous avons des capacités pour interpréter le Code des marchés publics. Je suis persuadé qu’en se fondant sur l’Article28 (loi portant code des obligations de l’Administration) du code des marchés publics et la préférence nationale qui a été cautionnée par le code, on peut bel et bien commander avec DRP (Demande de renseignement et de prix) à hauteur de 30 millions pour les mobiliers de bureau (fourniture courante) et jusqu'à 50 millions pour les travaux en ce qui concerne les agences et les sociétés nationales qui ont plus de souplesse car pour les mêmes rubriques cela descend respectivement à 15millions et 30 millions pour les ministères, collectivités locales et établissement publics. Alors encadrons nos entreprises et invitons les à soumissionner aux marchés de l’Administration. 

Y a-t-il lieu de croire à l’existence de lobbies tapis au sein de l’administration, notamment les responsables des commandes, en complicité avec les équipementiers importateurs de meubles pour barrer la route aux artisans locaux comme l’affirme l’ONP Bois ? 

Vraiment je n’en sais rien. Je ne dis que des choses que je maitrise. Cependant il y a une concurrence déloyale que le Projet Mobilier National a vocation d’équilibrer pour le compte des artisans de la menuiserie/bois, métal, et aluminium. 

Vous en tant qu’agence dédiée à l’artisanat, est-ce que vous équipez vos services en mobilier local pour donner le bon exemple ? 

Tout le mobilier de l’Agence est made in Sénégal. Nous avons d’ailleurs entamé une tournée dans les directions et agences et même les ministères pour que les DRP de 2015, 2016, 2017 en ce qui concerne les Mobiliers de bureau soient faites chez nos artisans. Nous avons fait passer une DRP de 15 millions dans notre PPM (Plan de passation de marchés) de 2014 pour nos équipements auprès de 3 entreprises artisanales Sénégalaises. 

Le 5 novembre 2014, vous avez bouclé deux ans de services à la tête de l’APDA. Quel a été votre apport dans cette structure et plus particulièrement dans le secteur artisanal ? 

J’ai hérité d’une Agence en faillite. Sans ressources financières, sans véhicules ni moyens logistiques. Je me suis battu pour doter l’Agence de trois véhicules dont deux 4X4 flambant neuf.J’ai repris entièrement l’immeuble et doté les agents de moyens de travail dès ma première année de service. Pour conférer davantage de visibilité à l’agence,tout en améliorant les conditions de travail du personnel, je viens de passer un contrat de location d’un immeuble R+3 ; bien situé en bordure de la VDN. Nous nous installerons incessamment. 

Nous avons élaboré un décret de réforme et d’harmonisation du fonctionnement de l’Agence ; Le Conseil de Surveillance (CS) est renouvelé avec la nomination du président et des autres membres ; et trois conseils se sont tenus en janvier, août et octobre 2014. 

Un consultant commis, pour la révision de l’organigramme et du manuel de procédures de l’Agence, a déposé son rapport d’étude. 

Un Plan de Travail Annuel (PTA) et un Plan de Travail Annuel Budgétisé (PTAB) pour 2013 et 2014 ont été validés par le Conseil de Surveillance. Sans compter la suspension et la remise en cause de tous les contrats léonins dans l’agence, plus un processus d’assainissement et de régularisation de la dette sociale, fiscale et de l’assurance/maladie. 

En outre, des caravanes nationales de l’artisanat ont été déroulées dans le pays et une communication, pour que l’agence soit mieux connue par les artisans. 

Nous avons également réactualisé tous les projets et programmes de l’Agence et décroché deux volontaires américaines et une volontaire française qui ont séjourné à l’APDA en 2013 et 2014. Nous sommes en train de rechercher des financements à hauteur d’un milliard cinq cent millions pour le Centre National de Promotion et d’Exposition Artisanale Permanente (CNPEAP). 

Enfin, 4 grandes missions internationales de promotion de l’artisanat sénégalais ont été réalisées : la semaine sénégalaise de Casablanca au Maroc, le Marché Ivoirien de l’Artisanat (MIVA) à Abidjan, la Foire Internationale de Paris et le Magic Show de Las-Vegas aux Etats Unis. 

Tout le personnel a bénéficié de sessions de formation en ingénierie de la formation et en Techniques d’accueil, de communication et de rédaction administrative avec le FONDEF. Nous appuyons les chambres de métiers, les organisations professionnelles et les artisans pour la réalisation d’activités de promotion au niveau national et international. Nous avons animé un atelier technique de créativité et d’innovation en vannerie et en maroquinerie à Sine Kane. 

Au 1erjanvier 2014, nous avons souscrit à une assurance maladie qui prend en charge à 90% le personnel alors que, depuis plus de cinq ans, les agents ont été laissés à eux-mêmes. Au 1erjanvier 2014 également, pour la première fois depuis sa création, l’agence dispose d’un comptable des matières, d’une commission des marchés et d’une cellule des marchés. Toutes ces mesures, sans être exhaustives, contribuent à configurer un environnement favorable au redéploiement de l’APDA fondé sur la remobilisation et la motivation du personnel toutes catégories confondues. 

Des mesures sont d’ores et déjà appliquées en faveur d’une gestion transparente des ressources et des moyens de l’Agence. Un Plan annuel de Passation des Marchés (PPM) est régulièrement élaboré et déposé auprès de la DCMP. L’avis général des marchés est publié dans la presse nationale à bonne date. 

L’APDA s’est attachée les services d’un nouveau Commissaire aux comptes dont le rapport sur les états financiers 2013 a été soumis à l’approbation du Conseil de surveillance à l’occasion de sa dernière réunion.Tous ces instruments et services, que je viens de citer, étaient absents à ma prise de service le 05 décembre 2012. 

L’étude sur la révision des missions de l’APDA a suggéré dans ses recommandations, l’idée d’un reclassement catégoriel de l’APDA pour mieux tenir en compte le rôle stratégique conféré à l’artisanat par les plus Hautes Autorités de l’Etat, en matière de création d’emplois, de richesses et de contribution au développement économique et social du Sénégal. 

Plus fondamentalement, l’action que je déroule dans le secteur de l’artisanat s’inspire de la volonté du chef de l’Etat de faire jouer en particulier à l’artisanat, son rôle dans la création d’emplois viables et durables, pour les jeunes et les femmes en milieu rural et urbain. 

A ce sujet, nous avons été la cheville ouvrière de la relance du Projet Mobilier National qui doit servir de rampe de lancement des artisans majeurs, du bois, du textile et du métal dans le cadre de l’améliorationde la commande de l’Etat en produits artisanaux conformément aux instructions de Monsieur le Président de la République. 

Du point de vue de la promotion des produits artisanaux, nous entendons tirer parti des opportunités de l’AGOA. Mais aussi et surtout créer à l’instar, de certains pays de l’UEMOA, comme le Burkina Faso avec le SIAO, et la Côte d’Ivoire avec le MIVA ; un évènement international de mise à l’épreuve de la créativité et de la compétitivité de nos artisans qui ne sont plus à démontrer. 


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