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Economie

Un chercheur préconise la diminution de l'effort de pêche sénégalais pour la reproduction des stocks

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Un chercheur préconise la diminution de l'effort de pêche sénégalais pour la reproduction des stocks

Pauly Daniel, professeur de l'halieutique (science des ressources vivantes aquatiques), a préconisé mardi à Dakar, la diminution au Sénégal de l'effort de pêche afin de perpétuer la reproduction des stocks disponibles qui sont en constante baisse.

 

"Quelles que soient les politiques mises en place, l'avenir de la pêche durable au Sénégal passe par la diminution de l'effort de pêche nationale. On parle souvent des bateaux étrangers, mais il faut aussi que les pêcheurs locaux diminuent bleurs efforts de pêche pour assurer la régénération des stocks", a dit le professeur Pauly, enseignant au centre de pêche de l'université of British Columbia de Vancouver au Canada.

 

Il s'exprimait dans un entretien exclusif avec APA en marge du 7-éme forum (25-29 novembre) du partenariat régional pour la conservation de la zone marine et côtière (PRCM) qui regroupe le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Sénégal et la Sierra-Léone.

 

Les captures de pêche nationale au Sénégal sont estimées à 29, 4 millions de tonnes pour la période 1950-2010, dont seulement 14, 4 millions de tonnes ont été reportées par la FAO, alors que les captures des navires étrangers sont estimées à 15, 4 millions de tonnes dont 30% proviennent de la pêche illégale, selon une étude de Pauly et de son équipe. 

 

Les données officielles estiment que la pêche artisanale est la plus importante du Sénégal en représentant 80 à 90% des captures. 

 

"Pour assurer la préservation des stocks, il faut aussi créer des aires marines protégées qui aident à freiner la surpêche", a poursuivi le professeur Pauly, plaidant du même coup pour la prise en charge sérieuse des changements climatiques qui entraînent une migration des poissons des zones froides vers celles chaudes, et vice versa.


liiiiiiiaffaire_de_malade

8 Commentaires

  1. Auteur

    Girl Leboue

    En Novembre, 2013 (22:37 PM)
    Prof bi aka Mo Khan guej ai dieux... Probalem bi keny mou Ryan données leu youz. Surtout si on sait le massacre des navires russes venant de Mauritanie
  2. Auteur

    Fonk Sa Rew

    En Novembre, 2013 (00:00 AM)
    les pecheurs senegalais pourront-ils accepter cette realité de vie qui pourra sauver les poissons et permettre aux pecheurs de se relancer......? Je ne le crois pas , à cause de la cupidité et l'absence de vision nationale du senegalais
    Auteur

    Passant2

    En Novembre, 2013 (00:02 AM)
    Je pense qu'il y a des préalables à mettre en place avant de parler de la réduction d l'effort de pèche. Il faut avoir un bon système de collecte des données statistiques et un bon système de surveillance. Il ne sert a rien de dépenser de l'argent sur des mesures de gestion si on n'a pas la capacité de contrôler l'activité de la pêche. Le vrai problème ce ne sont pas les pêcheurs mais c'est l'état du Sénégal. Il y a des personnes tapis au palais qui ont un effort de pêche (accords secrets avec les russes, les chinois, les coréens) plus important que toute la pêche artisanale réunie.....
    Auteur

    Makowakh 1

    En Novembre, 2013 (09:30 AM)
    je pense que l'effort exercé par la pêche artisanale ne constitue pas le véritable problème. Il faut d'abord s'assurer de la fiabilité e nos statistiques qui sont à un niveau presque stationnaire malgré "la raréfaction" des stocks. Il faut surtout oser faire appliquer la réglementation en vigueur car ce sont les mauvaises pratiques de pêche qui détruisent les écosystèmes et dégradent les stocks (pêche des immatures: yoss, chalutage des fonds, non respect du maillage, pêche en zone interdite: ZPP de Ngaparou, etc), la liste est de loin d'être exhaustive.

    Il faut des mesures fortes pour la durabilité de 'activité pêche au Sénégal:

    - Soutien des pouvoirs politiques pouur plus de motivation des agents chargés du contrôle;

    - Eliminer la licence de pêche demersale côtière pour tous les chalutiers (poissons et crevettes);

    - Reviser la réglementation (decret 69-132 et code la pêche) avec des sanctions pénales fortes pour la pêche artisanale;

    - Faire appliquer la réglementation (mailage, permis,zones de pêche,tailles des espèces, etc);

    - Mettre en oeuvre toutes les mesures de gestion issues des ateliers , séminaires et autres;

    ETC, ETC, ETC...............

    -
    Auteur

    Sam

    En Novembre, 2013 (09:35 AM)
    Monsieur Le professeur ne comprend pas que nous sommes en Afrique, ici ce sont les politiques qui décident de tout et se fichent pas mal des conseils des techniciens.

    Au Sénégal depuis 2006, on a instauré le Permis de Pêche Artisanale pour limiter l'accès à la ressource et l'Immatriculation Informatisée des pirogues artisanales mais tout le monde sait que l'Etat du Sénégal n'a pas les moyens de sa politique en matière de surveillance des pêches avec des Stations Côtières qui fonctionnent à peu prés( tout le matériel est en panne: Radar, BLU, VHF ...) et j'en passe.

    Ce sont les pêcheurs en premier qui doivent initier des mesures de gestion en s'apercevant les stocks s'épuisent considérablement et tout ça est la faute des inconscients qui pêchent les espèces juvéniles pour les brader à de viles prix.
    Auteur

    Moubarak

    En Novembre, 2013 (10:21 AM)
    bonjour professeur. je suis d accord avec vous que pour préserver la ressource il fait diminuer l'effort de pêche, et au Sénégal, même si l'Etat joue " sa partition" en tâtonnant avec des politiques de pêches bidon et très mal conçues, la nature elle est en train de faire sa régulation de l'effort de pêche, la pêche industrielle du Sénégal n'existe plus, la pêche artisanale commence a faire de "l importation de produits" car beaucoup de ces pirogues ne pêchent plus au Sénégal (Mauritanie pour le Yaboy, Guinée pour les espèces dites nobles. alors partant de la on vois l'effort de pêche chuter et se muter vers d'autres espèces très vulnérable comme les immatures. La pêche au Sénégal ne souffre pas de ses acteurs artisans mais de ses mauvaises politiques et de son Administration. il est temps de faire les ETATS GNERAUX de la pêches afin de corriger les lacunes et aberrances surtout institutionnelles.

    dafa doy!!!!!!!!!
    Auteur

    Moubarak

    En Novembre, 2013 (10:49 AM)
    Bonjour professeur.

    Je suis d accord avec vous que pour préserver la ressource il fait diminuer l'effort de pêche, et au Sénégal, même si l'Etat joue " sa partition " en tâtonnant avec des politiques de pêches bidon et très mal conçues, la nature elle est en train de faire sa régulation de l'effort de pêche, la pêche industrielle du Sénégal n'existe plus, la pêche artisanale commence à faire de " l’importation de produits " car beaucoup de ces pirogues ne pêchent plus au Sénégal (Mauritanie pour le Yaboy, Guinée pour les espèces dites nobles). Alors partant de la on voir l'effort de pêche chuter et se muter vers d'autres espèces très vulnérable comme les immatures. La pêche au Sénégal ne souffre pas de ses acteurs artisans mais de ses mauvaises politiques et de son Administration. Il est temps de faire les ETATS GENERAUX de la pêche afin de corriger les lacunes et aberrances surtout institutionnelles.

    dafa doy!!!!!!!!!

    Auteur

    Atypico

    En Novembre, 2013 (12:23 PM)
    SUITE ET FIN Pour cela le gouvernement doit 1) veiller à réduire la pêche industrielle en la limitant à quelques navires sénégalais 2) décider avec les fédérations de pêche d'une interdiction de la pêche des petits poissons et son séchage anarchique , en permettant avec l'aide des municipalités riveraines et l'état ( dont le ministère de l'écologie, du tourisme, de la santé, des affaires familiales....) de leur verser durant les période de non - pêche des allocations de compensations en échange de travaux de nettoyage et de réhabilitation des plages 3) de lancer un programme de sensibilisation dans les écoles sur l'importance de la mer, de la pêche, de l'écologie et du tourisme pour l'ensemble des populations du Sénégal, 4) créer une police spécifique dotée du matériel adéquat et travaillant en lien avec la police de la route qui contrôle les chargements des camion en route vers le Mali, chargée non pas seulement de la sécurité des touristes mais de surveiller d'abord et surtout que chaque navire et pêcheurs artisanaux respectent les interdits et défendent les "bonnes pratiques.

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