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Sur la route de la Maison Blanche, Joe Biden trébuche sur Emily Murphy

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Emily Murphy, patronne de l'Administration des services généraux, refuse de signer le document permettant à la transition entre Donald Trump et Joe Biden de commencer. © Susan Walsh, AP
La patronne de l’Administration des services généraux, Emily Murphy, est l'obstacle inattendu qui empêche la transition entre Donald Trump et Joe Biden de démarrer. Elle illustre à quel point un rouage de l'administration peut faire dérailler le processus démocratique américain.

Une obscure fonctionnaire d'une administration de seconde zone est devenue le nouveau visage du chaos politique post-électoral aux États-Unis. La cheffe de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, se serait bien passée d'être critiquée par la quasi-totalité des experts en droit américain, de s'être attirée les foudres de quatre anciens ministres américains de la Sécurité nationale ou encore de se faire appelée le larbin de Donald Trump qui "ignore son devoir envers le peuple américain", par Walter Shaub, l'ex-directeur de l'Office of Government Ethics.

Cette femme, dont le rôle principal est de gérer tout l'immobilier de l'État, est accusée de bloquer, à elle seule, la transition entre l'administration de Donald Trump et l'équipe du président élu, Joe Biden. Quel rapport entre les bâtiments publics ou les bureaux des diverses administrations et la passation de pouvoir ?

Obstination "dangereuse"

Le patron de cette agence signe, traditionnellement, le document qui donne le coup d'envoi au processus de transition. Il s'agit de "l'ascertainment" qui ouvre, en substance, les portes des différentes administrations aux hommes du président élu avant même son entrée officielle en fonction en janvier. Il autorise les fonctionnaires des autres services à coopérer avec l'équipe de transition, donne accès à des bureaux sécurisés pour consulter les documents confidentiels, passer des coups de fils à des dirigeants étrangers et pour être briefé sur les dossiers sensibles relevant de la sécurité nationale.

Cerise sur le gâteau, la signature de ce document débloque aussi environ 6 millions de dollars mis à disposition du président élu afin de lui permettre de commencer à organiser sa future administration. Des fonds qui pourraient, par exemple, permettre à Joe Biden de pourvoir une partie des 4 000 postes de fonctionnaires vacants, souligne Walter Shaub dans un article au vitriol publié, jeudi 19 novembre, dans le magazine New York Review.

Il en va aussi de la sécurité du pays

Et Emily Murphy refuse obstinément d'apposer sa signature en bas de ce document essentiel depuis plus de dix jours. Elle jouerait "un jeu dangereux", affirme Walter Shaub. En pleine pandémie de Covid-19, qui a déjà coûté la vie à 250 000 Américains, ce refus de reconnaître l'issue du vote empêche le président élu et son équipe d'avoir accès à des informations qui pourraient s'avérer essentielles pour mettre en place une stratégie sanitaire. "La crise que Joe Biden va devoir affronter en arrivant au pouvoir est massive et il est impératif qu'il puisse commencer à se préparer au plus vite", regrette CNN.

Il en va aussi de la sécurité du pays, ont assuré quatre anciens ministres de la Sécurité nationale – deux républicains et deux démocrates –, dans une lettre ouverte publiée le 11 novembre. "La Commission d'enquête sur [les attentats du] 11 septembre a conclu qu'une transition rapide et en douceur est essentielle", écrivent-ils. La dernière passation de pouvoir qui a traîné en longueur remonte, en effet, à l'élection de 2000, lorsqu'il avait fallu recompter les votes en Floride pour pouvoir déclarer George W. Bush vainqueur. Ce délai avait retardé l'organisation du département de la Sécurité nationale "d'environ six mois" ce qui avait pu empêcher la nouvelle administration d'avoir une vision d'ensemble de tous les signaux annonciateurs des attentats à venir, avait estimé la Commission d'enquête en 2004.

Surtout, les observateurs ne comprennent pas de quel droit Emily Murphy refuse de signer le précieux document. "C'est généralement l'un des premiers actes qui intervient après le scrutin", rappelle le New York Times. La patronne de la GSA s'est référée "au précédent de 2000" pour attendre que l'un des candidats "reconnaissent officiellement sa défaite". Mais l'argument ne tient pas, d'après Kate Shaw, enseignante à l'École de droit Benjamin N. Cardozo de New York. Elle rappelle, dans une tribune publiée par le site Just Security, que le directeur de cette agence avait déjà été critiquée à l'époque pour sa lenteur et que la possibilité de se retrancher derrière le refus d'un candidat de reconnaître sa défaite avait été abandonnée après cet épisode.

Bosseuse ou "loyaliste" jusqu'au-boutiste ?

Cette obstination révèlerait, en fait, le vrai visage d'Emily Murphy, estime CNN. Elle s'est toujours présentée comme un simple rouage de l'administration, contente de rester au second plan. Lors de son audition devant le Sénat pour valider sa nomination, en 2017, elle s'était décrite comme "une bosseuse" qui préfère faire "profil bas" et travailler dans l'intérêt général. Les politiciens, y compris dans le camp démocrate, qui ont eu affaire à cette ancienne avocate ayant fait une partie de sa carrière au sein de l'Administration des services généraux sous George W. Bush, l'avaient tous trouvée "sérieuse et professionnelle", rappelle le Washington Post.

Mais la crise actuelle démontrerait qu'elle est, avant tout, une "loyaliste" jusqu'au-boutiste prête à bloquer le processus démocratique pour plaire à son patron de président qui continue à affirmer être le véritable vainqueur de l'élection, juge Walter Shaub. Ce dernier souligne qu'il y avait eu des signes annonciateurs. En 2018, c'est elle qui avait bloqué le déménagement du FBI de ses locaux en plein cœur de Washington. Un changement d'adresse qui déplaisait à Donald Trump, car il libérait un immeuble qui pouvait, potentiellement, être transformé en un hôtel de luxe concurrent à côté de son célèbre Trump International Hotel, l'un des joyaux de son empire immobilier, avait conclu une commission d'enquête de la Chambre des représentants.

Au-delà du simple cas d'Emily Murphy, cette situation démontrerait qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de la démocratie américaine, estime l'ancien sénateur républicain Jim Talent. "Il est quand même insensé que, dans les faits, la responsabilité de valider le résultat de l'élection présidentielle repose sur les épaules de la personne qui s'occupe de gérer l'immobilier du gouvernement, c'est-à-dire celui qui, dans les faits, décide des fournitures à acheter pour les bureaux de l'administration !", a déclaré ce politicien à CNN. Un résumé peut-être un brin condescendant, mais il est sûr que le processus électoral américain ne ressort pas grandi de cette affaire.


14 Commentaires

  1. Auteur

    il y a 1 semaine (07:58 AM)
    N’écoutez pas ces médias partisans. Il faut toujours avoir du recul dans la vie. C’est après l’élection de Maky en 2012 que je l’ai compris. Lorsque j’ai vu tous les journalistes et rats d’égout de la société civile grand pourfendeurs de Wade allés souper à la table du nouveau président j’ai compris qu’ils nous avaient cachés leur véritable agenda. Je ne regrette pas le départ de Wade mais j’ai compris sur le tard qu’on a été manipulé voire orienté pour désigner son successeur.

    C’est ça le rôle des loges maconniques avec leurs dérivés tels que la France-Afrique, le FMI, la Banque mondiale. Aujourd’hui il n’utilise presque plus les coups d’Etar mais la manipulation de masse à travers le levier médiatique détenu par leurs suppôts. Au Sénégal ces patrons de presse sont connus de tous. Fort heureusement la percée des forums sociaux tels que Facebook, Twitter est entrain de déjouer tout leur plan...



    Retenez Jussie que Trump et Biden c’est kif kif. Cette dame est dans son rôle. Du moment qu’un des candidats conteste le résultat des élections elle ne peut passer outre et est obligé d’attendre l’organe habilité à désigner le vainqueur. Sauf si le gentleman agreement jusque-là en vigueur aux USA et consistant pour un candidat à reconnaître sa défaite soit reconnu
    • Auteur

      Reply_author

      il y a 1 semaine (08:33 AM)
      ce n'est pas vrai ce que tu dis là. cette dame a aidé trump dans ses affaire face à un concurrent. elle a empêché le demenagement d'une administration d'un local simplement parce que celui-ci devrait être transformé en hôtel qui allait concurrencé celui de trump.
      emily murphy est dans les bottes de trump comme une chienne face à son maître. c'est une raciste de pure espèce dont les parents étaient membre de kukluxklan.
      avant l'élection trump a dit qu'il ne reconnaitrait pas sa défaite et il avait preparé cette chienne à cela.
    • Auteur

      Reply_author

      il y a 1 semaine (09:33 AM)
      n'importe quoi ! comparaison n'est pas raisons et ici c'est comme comparer angleterre (usa) et ... pomme de terre (ndumbélàn) !
    • Auteur

      Reply_author

      il y a 1 semaine (17:14 PM)
      vous etes con.nous qui vivons aux us savons que vous dires des betises.seuls les complotistes ici pensent comme vous.la plupart de ces complotistes sont d'ailleurs des supporters de trump.
  2. Auteur

    il y a 1 semaine (10:22 AM)
    Il n'y a pas DE PROCESSUS DEMOCRATIQUE AMERICAIN !

    Ce terme est inapproprié et ne s'applique qu'aux nouveaux Etats du Tiers monde, aux anciennes dictatures, aux royaumes théocratiques etc. Bref des pays de merde, où un homme et sa famille règne sur tout le Peuple à travers la religion, les croyances, les us et coutumes ! Exceptions faites pour la Grande Bretagne, le Canada (La Reine Elisabeth II "régnant" symboliquement sur l'Angleterre, le Canada, etc sans aucun pouvoir de décision sur les affaires des Etats, lesquels Etats sont administrés par un Premier Ministre qui a les mêmes rangs que les Chefs d'Etats des autres nations).

    LES ETATS UNIS SONT DEJA UNE DEMOCRATIE ET LA PLUS GRANDE DEMOCRATIE DU MONDE AVEC UNE CONSTITUTION QUI N A PAS VARIE D UNE VIRGULE DEPUIS 1865 ! ALORS QUE LE SNEGAL EN 50 ANS A CHANGE DE PLUS DE 4 FOIS SA CONSTITUTION, CHAQUE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE NOUVELLEMENT ELU PROPOSE UNE NOUVELLE CONSTITUTION !!!!
    • Auteur

      Reply_author

      il y a 1 semaine (15:37 PM)
      ne faisons pas d’amalgames ! « comparaison n’est pas raison“, comme le rappelle l’autre, plus haut.
      la constitution fédérale américaine n’a pas besoin d’être retouchée à tout-va pour la bonne et simple raison que chaque État fédéral a aussi sa propre « constitution » (et ses propres institutions), d’où, avec les révisions et amendements occasionnels, au plan local, les énormes disparités juridiques (peine de mort, avortement, etc.), politiques et socio-économiques de l’un à l’autre….
      de l’autre côté : que veut dire, chez nous, une constitution copiée du colonisateur presque mot à mot et imposée / plaquée sur une société pas encore nationale (ethnies, « tribus », castes, confréries, ) et qui, pour l’essentiel, ne sait même pas lire ? pour une société qui ne sait même pas ce qu’elle veut, coincée qu’elle est entre ses obédiences (africaines, orientales, occidentales) antinomiques, en tout cas n’ayant pas les armes et moyens de ses projections extraverties ?

      p.s. - il ne suffit ps de parler plus fort ni d'écrire en majuscules pour avoir raison, tout est tellement relatif, bassement humain et éphémère ...
    • Auteur

      Reply_author

      il y a 1 semaine (15:37 PM)
      ne faisons pas d’amalgames ! « comparaison n’est pas raison“, comme le rappelle l’autre, plus haut.
      la constitution fédérale américaine n’a pas besoin d’être retouchée à tout-va pour la bonne et simple raison que chaque État fédéral a aussi sa propre « constitution » (et ses propres institutions), d’où, avec les révisions et amendements occasionnels, au plan local, les énormes disparités juridiques (peine de mort, avortement, etc.), politiques et socio-économiques de l’un à l’autre….
      de l’autre côté : que veut dire, chez nous, une constitution copiée du colonisateur presque mot à mot et imposée / plaquée sur une société pas encore nationale (ethnies, « tribus », castes, confréries, ) et qui, pour l’essentiel, ne sait même pas lire ? pour une société qui ne sait même pas ce qu’elle veut, coincée qu’elle est entre ses obédiences (africaines, orientales, occidentales) antinomiques, en tout cas n’ayant pas les armes et moyens de ses projections extraverties ?

      p.s. - il ne suffit ps de parler plus fort ni d'écrire en majuscules pour avoir raison, tout est tellement relatif, bassement humain et éphémère ...
    Auteur

    il y a 1 semaine (10:46 AM)
    Est-il imaginable que Trump confisque le pouvoir ? Comme en Afrique ? Lol
    Auteur

    il y a 1 semaine (10:53 AM)
    On a d’autres chats à fouetté au Sénégal, tallu ngnu lire ve long article. Wa amerique yeu na kham
    Auteur

    Virus De Thiaroye

    il y a 1 semaine (10:54 AM)
    Vraiment, c’est qui Emily MURPHY, on s’en tamponne, au moins Eddy MURPHY nous faisait rigoler. Mon problème c’est les jeunes quoi se noient dans la mer et le virus de. tHIAROYE. TRUMP ou BIDEN , peu importe.
    Auteur

    Diop

    il y a 1 semaine (12:10 PM)
    Dégoûté par l'attitude de cette idiote plus bornée que son patron
    Auteur

    il y a 1 semaine (12:31 PM)
    France 24...lol..
    Auteur

    il y a 1 semaine (12:41 PM)
    Copier -coller article france 24. C triste.... Il faut citer les sources. Et surtout ne reviens pas me dire que pour informer juste
    Auteur

    Toto

    il y a 1 semaine (12:59 PM)
    Aussi longtemps que cette Murphy n'enfreigne pas les lois américaines, elle est dans son droit! Tout le reste est commentaires et points de vue!
    Auteur

    Luc

    il y a 1 semaine (14:57 PM)
    Le fait de retarder le processus de cette transition pourrait constituer un blocage dans la préparation de mise en oeuvre de certaines politiques aussi bien sécuritaires que sanitaires.

    Cette "employée" subalterne n'a peut-être pas conscience de son attitude stupide qui risquerait d'engendrer de grâces conséquences dans son pays et pour lesquelles elle porterait de lourdes responsabilités. Les juristes devraient dès à présent s'intéresser à son cas et étudier la possibilité de la faire traduire en justice si jamais il y avait une faille dans son attitude de refus de débloquer la situation et qui pourrait être assimilée à un manquement à certaines obligations impérieuses.

    .
    Auteur

    il y a 1 semaine (15:08 PM)
    On s’en fout!! Qu’est ce que cela va changer dana notre quotidien?
    Auteur

    il y a 1 semaine (15:31 PM)


    La plainte d’une ville italienne contre « Charlie Hebdo » jugée irrecevable



    Le journal satirique était poursuivi pour injure et diffamation à cause de la publication de deux dessins se moquant du séisme qui avait fait près de 300 morts en Italie en 2016.

    Auteur

    il y a 1 semaine (17:38 PM)
    En tous cas le monde entier est entrain de rire des usa a cause de son président sortant
    Auteur

    il y a 1 semaine (09:00 AM)
    Nous les africains sénégalais en particulier on d'etripe pour des américains qui sont incapables de situer le Sénégal sur une carte.

    Même le président Trump ne sais pas situer certains pays du continent africain !

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