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Sante

Dépôts clandestins de médicaments à Touba: une aubaine pour les petites bourses, un business pour pharmaciens

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Dépôts clandestins de médicaments à Touba: une aubaine pour les petites bourses, un business pour pharmaciens

C’est un problème de santé publique qu’évoquent dans leurs colonnes, ce mardi, nos confrères du quotidien EnQuête qui s’intéressent à la floraison, à côté des pharmacies légales, des dépôts clandestins de médicaments, de produits contrefaits et de leur commercialisation dans la cité religieuse de Touba.

Des médicaments bon marché, souvent cédés à crédit

« Un tour à la gare routière, au marché ‘Occas’, devant les structures sanitaires et les différents édifices publics donne une idée de leur implantation tous azimuts. Ces dépôts, à première vue, rien ne les distingue des pharmacies classiques », fait d'emblée constater le journal qui établit une similitude dans le fonctionnement, avec les pharmacies classiques.


Une anomalie en apparence, les dépôts clandestins constituent pour les patients et leurs proches une aubaine, une alternative face à la cherté des médicaments dont l’accès est beaucoup plus facile dans ces types d’établissements, avec, aussi, une possibilité de crédit.


Une vingtaine de pharmacies, pour une ville de près d’un million d’habitants

Egalement pourvoyeurs d’emplois, ces dépôts, très prisés pour leurs tarifs concurrentiels, parviennent à briser le monopole des pharmacies classiques, une vingtaine dans la ville, s’ils ne leur ravissent pas la vedette. « Les dépôts, en plus de faire du social en diminuant les prix, cèdent parfois les médicaments à crédit ». C’est du moins l’explication qu’en donne un dépositaire, non sans admettre qu’il arrive souvent que des professionnels de la santé s’approvisionnent dans ces dépôts, en cas de rupture de stock par exemple.

Des dépositaires très puissants et très bien organisés

Dans ces établissements, « les médicaments sont bien rangés suivant les normes » ; « le mobilier (...) est le même que celui des pharmacies avec des étagères bien faites. Mais malgré leur bonne organisation et leur ressemblance, ils demeurent néanmoins clandestins », soulignent nos confrères. Une clandestinité qui ne dérange aucunement les usagers de ces dépôts, toutes catégories socioprofessionnelles confondues. Soit. Les pharmaciens, trouveraient-ils à redire, ce sont eux-mêmes, du moins certains de leurs collègues « qui font fi des règles de leur profession, en entretenant le marché noir de vente illicite de médicaments », un business qui profite à tous.


Donc peu importent les risques en termes de préservation de la santé des habitants d’une cité religieuse où l’autorité, elle aussi, ferme les yeux sur un phénomène où chacun semble y trouver son compte.

« Après tout, les médicaments qu’ils vendent sont les mêmes que ceux que ceux que le patient trouve dans les pharmacies légales », relativise un dépositaire.



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