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Cent dix-huitième anniversaire de la naissance de Serigne Fallou Mbacké - Le deuxième khalife de Serigne Touba de plus en plus rayonnant

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Cent dix-huitième anniversaire de la naissance de Serigne Fallou Mbacké - Le deuxième khalife de Serigne Touba de plus en plus rayonnant

Le souvenir de la plupart des défunts s'estompe avec le temps. Mais il y a des hommes que les années qui passent fortifient davantage dans les cœurs de leurs semblables. Serigne Fallou Mbacké, de son nom arabe Mouhamadou Fadel, est indéniablement du premier lot de cette catégorie de privilégiés d'Allah. La preuve : trente huit années après sa disparition, les foules affluent de plus en plus vers son mausolée. Déjà, elles ont commencé à remplir la ville sainte de Touba, pour y célébrer, lundi prochain, le cent dix-huitième anniversaire de sa naissance. Une trente-septième commémoration, inaugurée par son fils aîné et premier Khalife, Serigne Modou Bousso Dieng, dont l'œuvre est perpétuée depuis l'an 2000 par son frère cade et successeur : Serigne Bara Mbacké. Flash back sur les hauts faits d'un homme de Dieu et point de convergence de ses semblables, qui a modernisé la ville de Khadimou Rassoul, dont il fut de 1945 à 1968 à la fois le Khalife et l'Imam.

Quand son père et guide, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, fut informé de sa venue au monde le 27 éme jour du mois lunaire appelé « Rajab », au cours duquel l'Envoyé d'Allah, Mouhamad (Psl), fit, avec l'Ange Gabriel, l'Ascension nocturne, le fondateur du Mouridisme eut des mots qui fascinèrent ceux qui les avaient entendus : s'il n'était pas venu dans ma concession, j'irais le chercher partout où il se trouve, dit-il en substance ; tant Mouhamadal Fadal, dont le prénom signifie Mouhamad du Meilleur, était indispensable à sa mission. La postérité le démontrera dès le plus jeune âge de celui qui est aussi appelé Serigne Fallou, ou encore Galass.

« La cité idéale engendre le meilleur homme »
D'abord il confirmera l'enseignement selon lequel, « la cité idéale engendre le meilleur homme ». En effet, hormis le fait d'être le fils du Khadimou Rassoul (Le Serviteur du Prophète Mouhamad-Psl), Serigne Fallou est du côté de sa mère, Sokhna Awa Bousso, le petit-fils de Sokhna Mame Diarra Bousso : l'enviée mère du fondateur du Mouridisme, qui consacra ses trente-trois sur ce bas monde à adorer son Créateur, à se consacrer à son Ménage et au service de ses semblables.
Son entourage ne fut donc pas surpris de voir Galass très à l'aise en face du Coran, à l'âge de huit ans ! Ses premières humanités seront dirigées par un érudit basé à cinq kilomètres de Touba : Serigne Ndame Abdourahmane Lô, qui avait en charge le centre d'éducation et d'études Coraniques dénommé Aalima Kabiir.
Par la suite, Galass sera confié à son oncle paternel, Mame Mor Diarra, unique frère aîné du fondateur du Mouridisme. Celui-ci l'initiera aux secrets de la Théologie , qu'il va approfondir aux côtés de son autre oncle Mame Thierno Birahim Mbacké, frère cadet du Khadimou Rassoul.
Mais, Fallou ne pouvait pas ne pas bénéficier de l'inégalable érudition de son père. Ainsi, sera-t-il appelé aux côtés de ce dernier, avec son frère aîné de six mois, Mouhamadou Moustapha Mbacké, et de son cousin Serigne Mor Rokhaya Bousso. Ils retrouveront le Saint homme à Saout El Maa, en Mauritanie, où le guide du Mouridisme fut exilé de 1902 à 1907 par l'administration coloniale auprès d'un illustre guide de la secte musulmane Khadrya : Cheikh Sidya Baba.
En Mauritanie, Serigne Fallou confirmera les attentes de Serigne de Touba, autre nom du fondateur du Mouridisme, à l'égard de sa personne. En effet, un jour celui-ci s'adressera à son entourage par ces termes : « Je ne suis ni le père, ni le frère, ni l'oncle d'aucun d'entre vous. Je suis une Créature vouée au service exclusif de Dieu. Ceux d'entre vous qui auront choisi de m'accompagner sur ce chemin, que j'ai réhabilité, ceux-là sont mes fils, neveux, frères et taalibés » (disciples). Serigne Fallou, comme bien d'autres, feront séance tenante allégeance au Saint homme. Mais Galass témoignera poétiquement devant la Postérité. En effet, répondra-t-il : « Notre espoir est en Toi. Toi qui nous as ouvert les portes de la félicité. Je Te vends mon rang de fils, pour acquérir la gloire d'être Ton talibé. Et quand Tu m'auras donné cette gloire, je Te demanderais de vouloir l'accepter comme don pieux ».
Et cet engagement, Fallou le confirmera dans les faits. Car, il offrira en guise de cadeaux au nom d'Allah (Adya), au Serigne Touba, les 28 copies du texte sacré, sur les quarante qu'il a rédigées.
En 1926 aussi, au moment où le Khadimou Rassoul n'avait comme perspective immédiate que la réalisation de la Grande mosquée de Touba, c'est encore Galass qui, après des recherches, lui rapportera les échantillons des matériaux nécessaires au projet. Il les avait trouvés dans la carrière de Ndock, à la grande satisfaction de son père et guide.

Serigne Fallou, premier « lieutenant de son frère aîné
Après la disparition de celui-ci en 1927, il se mettra au service exclusif de son frère aîné, Mouhamadou Moustapha Mbacké, qui sera le premier khalife général de Serigne Touba. C'est celui-ci qui lui donnera en 1928 l'ordre et l'autorisation (Ndiguël) de se rendre en pèlerinage aux Lieux Saints de l'Islam. Un projet que nourrissait Serigne Touba, qui était même allé jusqu'à désigner ceux qui devaient l'accompagner à La Mecque. Serigne Fallou amènera avec lui toute la délégation mentionnée par son guide. Parmi celle-ci, Mame Cheikh Anta Mbacké, argentier de la communauté mouride et frère cadet de Serigne Touba, Serigne Mbacké Bousso, à la légendaire erédution, Elhadj Mayoro Fall et un maure du nom de Serigne Moulaye Bou, qui avait suivi, comme bien de ses compatriotes, le guide du mouridisme après son exil mauritanien. Le premier nommé prendra sur lui d'assurer toutes les finances du périple, le deuxième de signifier toute écriture. Galas assurera à tous de revenir sains et saufs. Il en fut ainsi. Pourtant sur place, bien des tentatives eurent lieu pour que Serigne Fallou reste à La Mecque  ; tant les autorités arabes étaient émerveillées par sa dévotion et ses dons divins. Galass succédera à son frère en 1945. Dans un contexte marqué par une épidémie de peste, une famine de fin de guerre et une ville sainte à achever et moderniser.

Serigne Fallou développeur et baume pour les affligés
Sous son mandat, fléaux et difficultés seront de mauvais souvenirs.Il misera sur l'agriculture, en mettant en place des villages de production arachidière et céréalière, où le nom d'Allah est loué quotidiennement. Parmi ceux-ci, Ndindy, Médinatoul Salam, Alia Mbeupp et Touba Boggo. Par leurs productions, il assurera la sécurité alimentaire et les fonds nécessaires à la continuité des travaux de la mosquée de Touba, à l'entraide des nécessiteux et à la vocation de la ville.Il réalisera également le lotissement de la ville, son électrification, le bitumage de ses principales routes et bien d'autres infrastructures de base ; dont un premier forage réalisé à Darou Marnane.Serigne Fallou soulagera parallèlement ses hôtes inquiets, et comblera ses nombreux visiteurs de tous bords. Les sages mourides résument que, si c'est Mouhamadou Moustapha qui a appelé les taalibés, c'est Serigne Fallou qui a rassuré ceux-ci.Sa relation avec le premier chef de l'Etat du Sénégal, auquel son soutien a indiscutablement profité, est légendaire.Il mettait tous ses visiteurs à l'aise. Il enseignait par anecdotes et paraboles. Ses miracles au profit des hommes et à l'égard des êtres se racontent aujourd'hui, comme s'ils dataient d'hier.

 Serigne Fallou : Un trésor toujours là
Trente-huit ans également après sa disparition, ils sont légion ceux qui lui attribuent de continuer à les secourir, à la seule évocation de son nom. C'est dire combien ses dons thaumaturgiques sont bien attestés et incontestés. Il les tiendrait du fait de s'être privé, au moment où la concession de son père ne désemplissait pas de demandeurs de toutes sortes. Mais, lui demandera au Khadimou Rassoul de lui gratifier uniquement de la Science des choses cachées ou « battine ». Pour confirmer le mysticisme de Serigne Fallou, on confirme que juste à l'annonce de sa naissance, le premier « lieutenant » de son père, Mame Cheikh Ibra Fall, est venu à se pencher à son oreille pour y chuchoter : « Ne m'oublie pas demain ». Soixante-cinq ans après, il donnera au minaret le plus long de la mosquée de Touba (plus de 80 mètres ) qu'il a inaugurée en 1963, le nom de Lamp Fall, un nom par lequel on désigne le guide des Baye Fall.Des célébrités, dont Senghor, Pompidou, Mamadou Dia, etc. ont fait des témoignages historiques et poignants sur lui.
Suite à sa disparition en 1968, son fils aîné, Serigne Modou Bousso Dieng, perpétuera son œuvre. Il fut le premier à organiser l'anniversaire que les mourides et musulmans célèbrent chaque année que Dieu Fait ; cette année-ci, le lundi prochain. Le sacerdoce est revenu à Serigne Bara Mbacké, suite à la disparition de son frère aîné, Serigne Modou Bousso Dieng, en 2000.



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