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INQUIÉTUDES DANS LE FRONT SOCIAL : LE TON MONTE, À MESURE QUE LES DÉPENSES DE PRESTIGE GRIMPENT

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INQUIÉTUDES DANS LE FRONT SOCIAL : LE TON MONTE, À MESURE QUE LES DÉPENSES DE PRESTIGE GRIMPENT

La période de grâce passée, le régime de Macky Sall est, aujourd’hui, exposé à la dure réalité du pouvoir. Par ces temps, les populations ne cessent d’exprimer leur inquiétude, face aux contraintes qui les assaillent, au quotidien. Et qui ont noms : cherté de la vie, difficultés liées aux inondations mais aussi, recrudescence des accidents mortels de la circulation, affaissements de bâtiments, auxquels s’ajoute la violence, corolaire du banditisme, avec son lot d’agressions physiques sur les populations. Toutes ces difficultés qui attisent le front social, font le lit de complaintes, de la part des populations qui trouvent donc à redire sur toutes les initiatives posées par le gouvernement. 

 

Tout se passe sous nos cieux comme si les sénégalais, las d’attendre la concrétisation des promesses de campagne du président Macky, ont décidé de dire au gouvernement : « il est possible de faire mieux et nous le souhaitons ». Dans ce contexte particulièrement marqué par les difficultés que vivent les populations, y compris celles des paysans affectés par les inondations de leurs champs, les attitudes de politique politicienne sont mal venues. C’est pourquoi, l’idée d’augmenter les salaires des ministres conseillers, conseillers spéciaux et conseillers du président, telle que relayée par la presse, a suscité l’ire de l’opinion publique. De même, que n’a-t-on pas dit de la nébuleuse qui a entouré le non-retrait des 250 véhicules des sénateurs et députés de l’ancienne législature. Véhicules dont le libellé des cartes grises en fait la propriété exclusive de l’Etat du Sénégal. Et comme si cela ne suffisait pas, les sénégalais qui font des sacrifices pour soutenir un niveau de vie que leur impose la flambée des prix des denrées de tous ordres, dans un contexte de crise, constatent, pour le déplorer, que l’Etat a lancé un appel d’offre, pour l’achat de 150 véhicules type 4x4, pour les députés. Si l’on se fonde sur le faible taux de participation des sénégalais (36%) à la dernière élection législative, l’une des plus faible, dans l’histoire politique du Sénégal, l’on comprend que les populations aient du mal à accepter que des milliards soient dépensés pour des questions de confort, alors qu’à côté, se posent, notamment, pour les sinistrés et les paysans, des problèmes de survie. Mieux, dans le milieu syndical, particulièrement, chez les enseignants du supérieur, comme du moyen secondaire général, les revendications qui nous avaient fait frôler une année blanche, sont restées en l’état. Il y a eu plus de compromission que de compromis, dans la satisfaction des revendications du personnel enseignant. Et ces derniers risquent de se radicaliser, à l’annonce des milliards destinés à l’achat de véhicules de luxe pour les parlementaires. Cette question devant occuper le bas de l’échelle dans le pédigrée des urgences actuelles. Dans ce contexte global, l’opinion s’interroge sur l’opportunité d’augmenter les portefeuilles ministériels. El Hadji Kassé, conseiller spécial du chef de l’Etat, justifie la mesure par l’urgence de redresser la barre, après six mois de pratique gouvernementale. Pourvu qu’il n’en soit pas ainsi, tous les six mois.



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