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Senelec/Akilee : Surtension et claquage en vue

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Senelec/Akilee : Surtension et claquage en vue
Affaire SENELEC-Akilee : surtension et claquage en vue entre la société d'électricité et sa filiale qu'elle détient pourtant à hauteur de 34%. Leur différend semble droit les mener au mur de l'arbitrage tant les positions sont tranchées et chaque partie négocie le couteau entre les dents. Après les premières salves venues de la maison-mère, du côté d'Akilee on reproche à la direction générale de SENELEC "son irresponsabilité et son manque de loyauté au regard de la teneur aigre-douce de leurs correspondances". La start-up se plaignant aussi et surtout de "retrouver systématiquement dans les médias des informations confidentielles sur le contrat, sur la teneur des réunions, etc.", selon nos interlocuteurs en interne qui pensent que "Papa Mademba Bitèye (ndlr : Dg de SENELEC) a jugé bon de créer un faux scandale autour du contrat, qu'il a pourtant approuvé en 2018 en qualité d'administrateur et que SENELEC a signé avec sa filiale Akilee, selon ses propres mots dans le Jury Du Dimanche de iTv du 1er décembre 2019". Un constat cependant : après avoir annoncé publiquement qu'il dénonçait un contrat léonin - qui cependant ne le dérangeait pas toujours dans le même JDD de iTv - et qui serait en défaveur de SENELEC dans la parution du 9 avril du journal Le Quotidien, l'on ne connaît toujours pas le fin mot de l'histoire. Et plus les jours passent, plus cela semble être une cabale montée de toute pièce pour servir des intérêts à déterminer au détriment de l'intérêt général. Dans ce contexte, si les discussions n'aboutissent pas et que SENELEC n'abat pas d'arguments solides, le pire est à craindre en termes financiers mais également d'image pour le Sénégal vis-à-vis de sa diaspora et des investisseurs.

Ambiance tendue et enregistrements en réunion du COPIL

En effet, bien au fait du dossier des sources à Akilee nous indiquent que "les deux sociétés se dirigent tout droit dans une impasse parce que les arguments de la direction générale de SENELEC, à l'origine de tout ce charivari, ne semblent pas résister à la moindre argumentation de la start-up dont elle est propriétaire à 34%". Un véritable dialogue de sourds sur fond de surtension palpable. Nos sources nous apprennent que dès la première réunion du COPIL (Comité de pilotage) qui s'est tenue le 14 avril, la tension était montée d'un certain cran entre les deux camps. "Et ce dès la désignation du secrétaire de séance qui a vu le Directeur général de SENELEC refuser la désignation de son Directeur des Affaires Juridiques (DAJ), qui assure pourtant le secrétariat des Conseils d'administration de SENELEC et d'Akilee, comme secrétaire de séance. Invraisemblable !" Toujours selon nos informateurs, "voilà comment près d'un mois après les parties n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le PV de leur première rencontre. Le Dg de SENELEC ne souhaite pas que certains événements comme son refus de désigner son Directeur des Affaires Juridiques comme secrétaire de séance apparaître alors qu'Akilee exige la mention de cet événement". Mais le plus cocasse, selon eux, c'est qu'"il en est de même pour l'enregistrement de la Direction générale d'Akilee à son insu". Nos sources révèlent qu'"après une heure et demie de réunion, le Dg d'Akilee s'est rendu compte que le Secrétaire général de SENELEC les enregistrait à leur insu. Après des échanges houleux entre les deux parties, le Sg s'est résolu à supprimer le fichier après que l'avocat de SENELEC, Me Felix Sow, interpellé par Akilee, ait rappelé SENELEC à l'ordre en matière d'exigence d'avoir le consentement d'Akilee pour un enregistrement. Le Dg d'Akilee aurait signalé pendant la réunion toute son indignation quant à l'utilisation de telles méthodes qui n'honorent pas le Dg et le Sg de SENELEC au regard de leurs rangs". Pourrait-il dès lors y avoir de solutions amiables dans une telle ambiance, où la confiance ne règne pas ?

La tournure des choses semble montrer que non. Car d'après nos informations, la seconde réunion du COPIL a vu Akilee présenter dans le détail ses réponses avec deux rapports d'une trentaine de pages chacun finalisés en l'espace d'une semaine. Mais la Direction générale de SENELEC a alors décidé de s'accrocher à l'argumentaire de "non validité du contrat". En effet, du côté de SENELEC, on argumente que le contrat avec Akilee n'est pas valide parce qu'il aurait dû passer par les procédures du code des marchés publics. Akilee, elle, rétorque que le contrat est valide parce qu'il a été signé en toute liberté entre deux sociétés commerciales, rappelant que SENELEC est une société anonyme, à participation publique majoritaire certes mais anonyme d'abord. Certains acteurs côté SENELEC s'interrogent sur la stratégie de la direction générale parce que disent-ils, SENELEC ne peut nier que le contrat a commencé à être exécuté avec le paiement d'un acompte de 15% pour la première livraison de compteurs et la participation à des voyages en Chine pour réceptionner les premiers compteurs qui ont été livrés dans les magasins de Hann.

L'impasse !

"C'est à ne rien y comprendre, à l'image de ce que disaient les syndicalistes du SYNTES et du SATEL. On signe un contrat en toute connaissance de cause, après près de deux ans de discussions, on le fait approuver unanimement par notre Conseil d'administration et on prétend vouloir le dénoncer avec les mêmes acteurs hier comme aujourd'hui ; SENELEC n'est pas cohérente", se désole un cadre de SENELEC.

Devant donc la persistance du principal différend qui porte sur la validité du contrat, les deux parties sont convenues, lors de leur réunion du COPIL du 24 avril dernier, de laisser leurs avocats discuter de la validité du contrat. "Cette réunion est également restée vaine, parce que les conseils de SENELEC avaient pour stratégie de faire parler les avocats d'Akilee. Les avocats de SENELEC ont demandé à ceux d'Akilee de leur expliquer en quoi le contrat était valide. Naturellement les conseils d'Akilee ont refusé cette inversion des rôles, rappelant à SENELEC qu'elle a la charge de la preuve après son revirement spectaculaire survenu en avril pour arguer la non validité du contrat ", disent nos informateurs selon qui, "c'est insensé et sidérant". Dans ce climat tendu entre les deux DG, SENELEC a même manqué, sans avoir la courtoisie de prévenir Akilee, le rendez-vous du 3ème COPIL qui était prévu le 5 mai 2020. Autant dire que l'impasse est confirmée dès lors que les comportements de l'une des parties ne permettent pas à l'autre d'évoluer en toute confiance.


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