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ASTUCE POUR LA DEPENSE QUOTIDIENNE : Les mères célibataires peinent à satisfaire les besoins des enfants

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ASTUCE POUR LA DEPENSE QUOTIDIENNE : Les mères célibataires peinent à satisfaire les besoins des enfants

Quand la vie est chère, celles qui la ressentent le plus sont probablement les mères célibataires, également chefs de famille. Elles n’ont pas de ressources financières et beaucoup de dépenses les attendent. Les trois repas du jour ou la dépense quotidienne sont un véritable casse-tête pour elles. Ainsi, si certaines travaillent pour s’en sortir, d’autres se rabattent sur les aides des compagnons.

 

Les mères célibataires, pour cause de perte du mari ou d’abandon du partenaire, ont du mal à trouver la fameuse dépense quotidienne (Dq) afin de nourrir comme il faut leurs enfants. Du côté des veuves, la situation semble moins difficile. D’habitude, elles ont la chance d’avoir le soutien de leur entourage, sensible au décès du mari. Celles abandonnées par leur partenaire sont plus exposées à la cherté de la vie. Ayant un ou des enfants en dehors du mariage et qui sont rejetées par le partenaire ou la famille, elles voient leur vie comme un cauchemar.

 

En plus des dépenses quotidiennes, il y a des frais d’hôpitaux en cas de maladie, la scolarité des enfants, mais aussi les dépenses pour l’habillement et autres. Souvent, ces mères célibataires, sont non seulement jeunes et sans emploi. Elles n’ont aucun revenu. Pour avoir cru à un homme, avec qui un enfant est conçu, elles sont ensuite laissées en rade.

 

Et même si, le partenaire reconnaît l’enfant, les difficultés persistent. C’est le cas de Sophie Diop, une jeune fille âgée de 21 ans. Rencontrée à Colobane, elle est avec son enfant qu’elle porte sur le dos. Du fait que Sophie n’arrivait pas à comprendre la moindre des cours à l’école, et étant consciente de sa «nullité», souligne-t-elle, les études sont ainsi abandonnées à l’âge de 12 ans.

 

Son partenaire ne l’a pas délaissée, affirme-t-elle, mais, si elle est seule, c’est parce que le père de son enfant, tout comme elle, est très jeune. «J’ai eu mon enfant à l’âge de 18 ans. Son père est toujours nourri et habillé par ses parents. Il lui est impossible de subvenir aux besoins de donner son enfant. Dans ces conditions, le mariage était impossible», se désole-t-elle.

 

 Mlle Lô, mère célibataire, vit difficilement la situation : «J’ai tantôt l’aide de mes parents et parfois celle des grands parents paternels. C’est très difficile, personne ne pense à moi. Depuis la naissance de Ibou, je n’ai pas acheté d’habit pour moi».

 

Astou Faye, la trentaine, a trouvé un moyen pour s’en sortir. C’est une jeune veuve, habitante de Fass, qui a perdu son mari à l’âge de 26 ans. Mère de deux enfants, un garçon de six ans et une fille de trois ans, Astou Faye, vend des bijoux en perles qu’elle façonne elle-même et de l’encens. «Vous savez, les femmes célibataires sont très exposées. Il y a de nombreuses tentations, mais quand on sait qui on est et qu’on a des enfants appelés à grandir, il est préférable de garder sa dignité. Travailler est une nécessité pour une mère célibataire», explique-t- elle.

 

 Quant à Jolie Tall, jeune fille de 20 ans, sa vie a «complètement changé» depuis qu’elle est devenue mère célibataire. Cette habitante de Niarry Tally a failli abandonner son enfant, de peur d’être rejetée par la famille. Elle raconte : «Quand je suis tombée enceinte, mon partenaire a refusé catégoriquement d’assumer la paternité de l’enfant. J’ai failli devenir folle. Et mon père, un fervent musulman, apprenant que j’étais enceinte, a voulu me tuer. Il m’a renvoyée de la maison. Un moment, j’ai pensé à tuer l’enfant à la naissance, mais ma conscience ne me permettait pas de commettre cet acte».

 

Etant actuellement avec sa tante paternelle, Jolie Tall commence à retrouver le sourire. Mais pour nourrir son enfant, Mlle Tall bénéficie d’un autre soutien : «J’ai un gars. C’est un commerçant. On sort ensemble. Pour le moment, c’est lui qui m’aide. D’ailleurs, il compte me marier». Mais la proposition attendra. «Je veux attendre. Je n’ai que 20 ans», lâche Jolie Tall.



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