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Logiciel espion Pegasus : Des experts demandent un moratoire sur la vente de technologies de surveillance

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Logiciel espion Pegasus : Des experts demandent un moratoire sur la vente de technologies de surveillance
Suite au scandale causé par le logiciel espion Pegasus, qui a visé une centaine de journalistes, de militants et d'hommes politiques, un groupe d'experts nommés par l'Onu a plaidé pour un moratoire sur la vente de technologies de surveillance.

Il met en garde contre le danger de permettre à ce secteur de fonctionner comme "une zone sans droits de l'homme".

"Nous sommes profondément préoccupés par le fait que des outils intrusifs hautement sophistiqués soient utilisés pour surveiller, intimider et réduire au silence les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les opposants politiques", ont dénoncé les experts.

Pour eux, "de telles pratiques violent les droits à la liberté d'expression, à la vie privée et à la liberté, mettent éventuellement en danger la vie de centaines de personnes et mettent en péril la liberté des médias".

Un rapport de mai 2019 de l'Onu sur la liberté d'opinion et d'expression avait une fois sonné l'alerte. Mais ils précisent que la communauté internationale n'avait pas prêté trop d'attention sur ce rapport.

En effet, l'organisation à but non lucratif Forbidden Stories et Amnesty International avait révélé la surveillance généralisée des appareils mobiles de centaines de journalistes, de défenseurs des droits humains et de dirigeants politiques.
La surveillance a été effectuée à l'aide du logiciel espion Pegasus, développé par le groupe Nso, une entreprise israélienne, qui a nié, sans convaincre, toute implication.

"Compte tenu de l'audace et du mépris extraordinaires pour les droits de l'homme dont témoigne cette surveillance à grande échelle, si l'on veut que le déni de collusion du groupe Nso ait la moindre crédibilité, l'entreprise doit révéler si elle a ou non mené une véritable enquête préalable sur les droits de l'homme, conformément aux principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme, et publier intégralement les conclusions de toute enquête interne qu'elle a pu mener sur cette question", ont indiqué les experts.

Ils ajoutent : "qu'il est du devoir des États de vérifier que des entreprises comme le groupe Nso ne vendent ou ne transfèrent pas de technologies à des États et des entités susceptibles de les utiliser pour violer les droits de l'homme, ou ne passent pas de contrats avec eux. Une fois de plus, nous exhortons la communauté internationale à élaborer un cadre réglementaire robuste pour prévenir, atténuer et réparer l'impact négatif des technologies de surveillance sur les droits de l'homme et, en attendant, à adopter un moratoire sur leur vente et leur transfert".


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