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Meurtre barbare du détenu Maleyni Sané : Un témoin décharge les matons

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Meurtre barbare du détenu Maleyni Sané : Un témoin décharge les matons

En voilà un témoignage à décharge qui risque d'accabler encore plus les détenus Pape Diokhane (en prison pour association de malfaiteurs, vol en réunion la nuit avec violence), Boubacar Bangoura (arrêté pour viol) et Ngouda Cisse (incarcéré pour meurtre), les trois (3) détenus soupçonnés d'avoir tué leur co-détenu, Maleyni Sane. 

Nos confrères de L'Observateur révèlent en effet que Boissy, un ancien commando de l'armée sénégalaise et fils du célèbre colonel Boissy, qui purge une peine de quatre (4) mois, dont il ne reste que cinq (5) petits jours, aurait confié à une source les détails du meurtre barbare. Celui-ci se serait déroulé, selon Boissy, dans la nuit du samedi 14 décembre. 

Cette nuit-là, vers trois (3) heures du matin, Maleyni aurait sauté de sa place, la deuxième dalle construite en hauteur, pour atterrir sur les côtes de Boissy. Il se serait alors dirigé vers la porte, ne manquant pas de marcher sur certains détenus couchés par terre. Ces derniers ont alors commencé à lui donner des coups de poings. Le chef de chambre, Pape Diokhane, se serait alors réveillé et aurait intimé l'ordre à Maleyni de rejoindre sa place. Ce que ce dernier aurait refusé. 

Diokhane aurait alors demandé à ses deux (2) hommes de main, Bangoura et Cisse, de faire monter Sane et de l'attacher à l'aide de filets de toilette en nylon. Très agité, il aurait demandé à un moment qu'on le détache pour qu'il aille uriner. Croyant que ce dernier bluffait, les détenus ont refusé. Sane aurait alors uriné dans ses habits, éclaboussant Boissy qui se trouvait juste en dessous de lui. Diokhane a alors fait descendre Maleyni Sane et l'aurait tabassé, avant d'appeler les gardes pénitentiaires. 

Les matons Thomas Faye et Pape Mor Diame se sont alors présentés, mais ne portaient ni Rangers ni ceinturons. Dix (10) minutes plus tard, Maleyni Sane était revenu en cellule et, de l'avis de Boissy, qui lui aurait posé la question, les matons l'avaient amené à l'infirmerie, mais l'infirmier lui a demandé d'attendre le lendemain pour qu'il lui donne des médicaments. 

De retour dans la cellule, Maleyni continuait à crier et c'est alors que Pape Diokhane et ses deux acolytes lui ont attaché les pieds et les mains, et le chef de chambre lui aurait enfoncé son sous-vêtement dans la gorge pour l'empêcher de crier. Maleyni, selon Boissy, étouffait au point que les autres détenus ont exigé qu'on lui enlevé le sous-vêtement de la bouche. Mais il était déjà trop tard, selon la source, Maleyni était mourant, si on se fie au son de sa respiration. 

Le lendemain, dimanche,  à l'heure de l'appel, Pape Diokhane a dit aux gardes qu'il y avait un malade dans la chambre. Mais, selon Boissy qui a aidé à transporter le corps de Sane, ce dernier était déjà mort. Une thèse qui décharge complètement les deux matons mis en cause et incarcérés. 

Boissy, lui, qui termine sa peine dans quelques jours, dit ne pouvoir garder dans sa conscience un tel crime, d'autant plus, argue-t-il, la victime est originaire de la Casamance, comme lui. Le seul hic, c'est que la police n'a pas encore auditionné Boissy...



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